jeudi 24 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301424 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2023, Mme D E, représenté par Me Pialou, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2023 par lequel le préfet de la Guyane a rejeté sa demande de titre de séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et, a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, dans l'attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et, dans l'attente de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Pialou sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme E soutient que :
- l'arrêté est entaché d'une incompétence de son auteure ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen de sa demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle était dispensée de produite une autorisation de travail en application du 16° de l'article R. 5221-2 du code du travail ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2025, le préfet de la Guyane conclut à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête ainsi qu'au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 21 août 2023, Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Topsi, conseillère.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D E, ressortissante haïtienne, déclare être entrée sur le territoire français le 4 août 2016. Elle a sollicité son admission au séjour sans préciser le fondement juridique de sa demande. Par un arrêté du 1er juin 2023, le préfet de la Guyane a opposé un refus à sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et, a fixé le pays de destination. Par sa requête, elle demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'étendue du litige
2. Il ressort de la fiche de Mme E au fichier national des étrangers (FNE) produite par le préfet de la Guyane le 13 mars 2025, que la requérante s'est vue délivrer, postérieurement à la date d'introduction de la requête, une attestation de demande d'asile valable du 15 janvier 2025 au 14 juillet 2025. Ainsi, le préfet de la Guyane a implicitement mais nécessairement abrogé les décisions du 1er juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer. En revanche, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du même jour portant refus de titre de séjour conservent leur objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation
Sur la légalité externe
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. La signataire de l'arrêté contesté, Mme C, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux par intérim, disposait, en vertu de l'article 2 de l'arrêté n° R03-2023-03-23-00001 du 23 mars 2023 publié le même jour, d'une subdélégation de M. B, directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles, à l'effet de signer notamment les refus d'admission au séjour en cas d'absence ou d'empêchement de Mme A. Il n'est pas établi que cette dernière n'était pas absente ou empêchée. En outre, M. B disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-09-16-00004 du 16 septembre 2022 publié le 19 septembre suivant. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire doit être écarté comme manquant en fait.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. Il ressort des termes de l'arrêté que le préfet de la Guyane a visé l'article L. 421-1 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur les fondements desquels il a examiné sa demande de titre de séjour ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, l'arrêté mentionne des éléments relatifs à la situation personnelle de Mme E notamment qu'elle ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire, qu'elle est employée de maison depuis 2018 et qu'elle ne produit pas l'autorisation de travail ni même une demande souscrite par son employeur. Dans ces conditions, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
Sur la légalité interne
6. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté que le préfet a examiné la demande de titre de séjour de Mme E sur le fondement des articles L. 421-1 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de " salarié sous contrat de travail à durée indéterminée ". Dans sa demande adressée au préfet, Mme E s'est bornée à solliciter un titre de séjour lui permettant de reprendre ses études et de travailler, sans préciser de fondement légal et elle s'est prévalue d'attaches personnelles et familiales et d'une insertion dans la société française. Toutefois, si l'intéressée fait valoir que sa demande était fondée sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aucune pièce du dossier n'établit en l'espèce que Mme E aurait invoqué des motifs exceptionnels à l'appui de sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet n'a pas entaché la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour d'un défaut d'examen. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". L'article L. 421-1 du même code dispose que : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / () ". De plus, aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ". Aux termes de l'article L. 5221-5 du même code : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2. / () ". Aux termes du II de l'article R. 5221-1 du même code : " La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur. () ". Aux termes de l'article R. 5221-2 du même code : " Sont dispensés de l'autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-1 : / () 16° Le titulaire d'une autorisation provisoire de séjour ou d'un document provisoire de séjour portant la mention " autorise son titulaire à travailler " ; / () ".
8. Pour refuser de délivrer à Mme E un titre de séjour en qualité de salariée, le préfet s'est fondé sur deux motifs. D'une part, il a retenu que l'intéressée ne présente pas une entrée régulière sur le territoire, ce qui n'est pas contesté. D'autre part, le préfet a relevé que Mme E n'a produit d'autorisation de travail prévue à l'article L. 5221-2 du code du travail et qu'elle ne justifie pas qu'une demande d'autorisation aurait été souscrite par son employeur. La requérante fait valoir qu'elle était titulaire d'un récépissé l'autorisant à travailler valable du 3 avril 2023 au 2 octobre 2023, qui lui a été délivré le préfet de la Guyane consécutivement à sa demande de titre de séjour. Toutefois, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que ce document provisoire valable le temps de l'instruction de la demande de titre de séjour, ne constitue pas une autorisation ou un document provisoire de séjour autorisant son titulaire à travailler au sens des dispositions du code du travail précitées. En tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction que le préfet aurait pris une décision différente s'il ne s'était pas fondé sur ce second motif. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance des dispositions du 16° de l'article R. 5221-2 du code travail doivent être écartés.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Mme D E, ressortissante haïtienne, déclare être entrée sur le territoire français le 4 août 2016 alors âgée de vingt-huit ans. Il n'est pas contesté qu'elle est célibataire et mère d'un enfant né le 10 avril 2015 resté en Haïti. Elle se prévaut de la présence sur le territoire français de sa sœur, titulaire d'une carte de résident, et de son frère dont la régularité du séjour n'est pas précisée. Il n'est ni allégué ni établi qu'elle ne dispose pas d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de sa vie. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que Mme E a travaillé à compter du mois d'octobre 2018 en qualité d'employée de maison pour une rémunération mensuelle comprise entre 130 à 150 euros. La circonstance que le 8 juin 2023, soit postérieurement à l'édiction de l'arrêté attaqué, elle ait conclu un contrat à durée indéterminée en tant qu'agente de nettoyage avec un nouvel employeur, est sans incidence sur la légalité de la décision. Compte tenu de ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français, Mme E n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Guyane aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle, doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des conclusions de la requête doivent être rejetées y compris les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à Me Pialou et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 27 mars 2025 à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Topsi, conseillère,
Mme Lebel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2025.
La rapporteure,
Signé
M. TOPSILe président,
Signé
O. GUISERIXLa greffière,
Signé
S. PROSPER
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026