jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301542 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MORAGA ROJEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 31 juillet 2023 et 23 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Moraga Rojel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.500 euros au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. A soutient que :
- l'arrêté dans son ensemble est entaché d'incompétence ; il est signé par un tampon encreur ;
- l'obligation de quitter le territoire, la décision refusant un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sont insuffisamment motivées ;
- l'obligation de quitter le territoire est prise en méconnaissance des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont porté atteinte à son droit d'être entendu ; elles ont été prises en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire est prise en méconnaissance des dispositions de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction de retour est fondée sur une décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire illégale, prise en méconnaissance des dispositions de l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puis entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée le 31 juillet 2023 au préfet de la Guyane, qui n'a pas produit d'observations. Le préfet a produit une pièce le 15 mai 2024.
Par un courrier du 23 septembre 2024, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de ce que la situation de M. A n'entrant pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision lui refusant un délai de départ volontaire est privée de base légale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lacau ;
- et les observations de Me Moraga Rojel pour M. A,
- le préfet de la Guyane n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant haïtien, conteste l'arrêté du 1er avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'une durée d'un an.
Sur la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
2. Le 3° de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire s'il existe un risque que l'étranger se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dont il fait l'objet. En vertu de l'article L.612-3 du même code, ce risque peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : " 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
3. Le préfet a reproduit les dispositions de l'article L.612-2 et s'est référé sans autres précisions à l'article L.612-3. Toutefois, en mentionnant l'entrée irrégulière en France de l'intéressé et son maintien sur le territoire en dépit du rejet de sa demande d'asile, il a entendu se fonder sur les dispositions précitées du 1° de l'article L.612-13. Toutefois, autorisé à se maintenir en France le temps de l'instruction de sa demande d'asile, M. A ne peut être regardé comme s'étant abstenu de solliciter la délivrance d'un titre de séjour au sens de ces dispositions. Par ailleurs, le défendeur ne sollicite pas de substitution de base légale et le juge de l'excès de pouvoir n'est pas tenu d'y procéder d'office. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas allégué par le préfet que la situation du requérant entrait dans le champ d'application des autres dispositions des 2° à 8° de l'article L.612-3 qui caractérisent un risque de fuite. Il en résulte que la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est privée de base légale. Dès lors, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens, M. A est fondé à demander l'annulation de cette décision.
4. L'interdiction de retour, fondée sur les dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoyant, sous réserve de considérations humanitaires, que toute obligation de quitter sans délai le territoire français est assortie d'une telle mesure, doit également être annulée comme privée de base légale, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens invoqués.
Sur la mesure d'éloignement et la décision fixant le pays de renvoi :
5. En premier lieu, le signataire de l'arrêté contesté, M. Gatineau, secrétaire général des services de l'Etat, disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-02-15-00009 du 15 février 2022, régulièrement publié, qui n'a été abrogé qu'à compter de la publication de l'arrêté R03-2023-08-23-0007 du 23 août 2023, à l'effet de signer " tous les arrêtés, décisions () en toutes matières ", en prévoyant des exceptions, qui n'incluent pas les décisions prises en matière de police des étrangers. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait.
6. En deuxième lieu, le requérant fait valoir que l'arrêté contesté porte une signature apposée au moyen d'une griffe. Si la griffe assumée par son auteur n'est pas une signature manuscrite, elle présente un caractère authentique dès lors que la personne dont elle émane endosse la paternité et la responsabilité de l'acte signé. En l'espèce, il ne résulte d'aucun élément du dossier et n'est d'ailleurs pas allégué que la griffe aurait été contrefaite à l'insu de M. Gatineau, dont la signature aurait été détournée et usurpée et qu'ainsi, l'arrêté contesté ne pourrait être regardé comme personnellement signé par son auteur, en violation des prescriptions de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux termes desquelles : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". Au surplus, en l'absence d'expertise sur ce point, il ne ressort pas avec certitude des pièces du dossier que l'arrêté du 1er avril 2023 n'aurait pas été signé de la main de M. Gatineau mais par un tampon encreur.
7. En troisième lieu, en vertu des dispositions du 1° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire lorsque celui-ci ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Le préfet, qui a reproduit ces dispositions, puis a relevé notamment, d'une part, l'entrée irrégulière en France de l'intéressé en 2017 et l'absence de titre de séjour, d'autre part, l'absence de justification de sa vie maritale et ses attaches familiales en Haïti, a suffisamment motivé la mesure d'éloignement au regard des prescriptions de l'article L.613-1 du même code selon lesquelles : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ".
8. En quatrième lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui s'adresse uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union, est inopérant. M. A a été interpellé dans le cadre d'un contrôle d'identité le 1er avril 2023. Il ressort du procès-verbal d'audition dressé le même jour par les services de police qu'il a été mis en mesure de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue avant l'édiction de la mesure envisagée. Dans ces conditions, il n'a pas été porté atteinte à son droit d'être entendu, partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique et au bien-être économique du pays ()".
10. Né le 2 avril 1987, M. A est entré irrégulièrement en France en avril 2017. Il fait valoir qu'à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté, il vivait maritalement avec une compatriote qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire le 9 janvier 2023 et qu'il a épousée le 29 décembre 2023 postérieurement à l'arrêté contesté, dont la légalité s'apprécie à la date de son édiction. Toutefois, en se bornant à produire une attestation sur l'honneur de vie commune depuis le 25 janvier 2022 établie pour les besoins de la cause le 20 septembre 2024, il ne justifie pas de l'ancienneté de cette relation à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté. Dans ces conditions, il peut poursuivre sa vie familiale hors de France, notamment dans son pays d'origine, où résident ses parents et sa fratrie et où il a lui-même vécu l'essentiel de sa vie jusqu'à l'âge de trente ans. Dans les circonstances de l'affaire, compte tenu en outre des conditions de séjour de l'intéressé, qui s'est maintenu en France en dépit du rejet définitif de sa demande d'asile le 23 juillet 2018, le préfet n'a pas porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées.
11. En dernier lieu, les dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, qui ne prévoient pas l'attribution d'un titre de séjour de plein droit, ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre de la mesure d'éloignement.
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 11 que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la mesure d'éloignement et de la décision fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions accessoires :
13. L'article L.614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoyant les mesures à prendre en cas d'annulation de la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire n'est, en vertu de l'article L.651-4 du même code, pas applicable en Guyane. L'annulation prononcée par le présent jugement n'implique sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, ni la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ni même le réexamen de sa situation. Les conclusions à fin d'injonction ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
14. L'Etat n'étant pas la partie perdante pour l'essentiel, les conclusions présentées au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent être accueillies.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté pris le 1er avril 2023 par le préfet de la Guyane à l'encontre de M. A est annulé en tant qu'il refuse de lui accorder un délai de départ volontaire et qu'il prononce une interdiction de retour en France.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rolin, présidente,
Mme Lacau, première conseillère,
Mme Schor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024
La rapporteure,
Signé
M.T. LACAULa présidente,
Signé
E. ROLINLa greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026