jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SEMONIN CLEO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 août 2023, M. C A B, représenté par Me Semonin, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le préfet de la Guyane lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans, puis de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. A B soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour sont prises en méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est prise en méconnaissance des dispositions du second alinéa de l'article L613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoyant que lorsque le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, l'étranger est mis en mesure, dans les meilleurs délais, d'avertir un conseil, son consulat ou une personne de son choix : le préfet n'a pas mentionné ces droits et ne justifie pas de leur notification " par un formulaire écrit " dans une langue qu'il comprend ou par un interprète ; elle est entachée est entachée d'une erreur de fait et d'une inexacte application des dispositions de l'article L612-3 ;
- l'interdiction de retour est fondée sur une mesure d'éloignement illégale.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de la Guyane, représenté par Me Tomasi et Me Dumoulin, conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
Le préfet de la Guyane a produit une pièce le 12 septembre 2024.
Par un courrier du 13 septembre 2024, les parties ont été informées de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation sont privées d'objet compte tenu de la délivrance d'une carte de séjour temporaire valable du 12 juillet 2024 au 11 juillet 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique,
- le rapport de Mme Lacau
- et les observations de Me Semonin pour M. A B, le préfet de la Guyane n'étant pas représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré à M. A B, ressortissant dominicain, une carte de séjour temporaire valable du 12 juillet 2024 au 11 juillet 2025. Cette décision a eu pour effet d'abroger l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel il lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français et a prononcé une interdiction de retour. Par suite, les conclusions de M. A B tendant à l'annulation de cet arrêté sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
2. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A B dirigées contre l'arrêté pris à son encontre le 13 juin 2023 par le préfet de la Guyane et ses conclusions à fin d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rolin, présidente,
Mme Lacau, première conseillère,
Mme Schor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024
La rapporteure,
Signé
M.T. LACAULa présidente,
Signé
E. ROLINLa greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026