vendredi 8 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301699 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BALIMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023, M. A C représenté par Me Balima demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative de faire procéder à l'exécution de l'ordonnance n°2201877 du 18 janvier 2023 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guyane en date du 25 mai 2022 jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision et enjoint au préfet de la Guyane de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance.
M. B soutient que s'il s'est bien vu délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail valable du 1er mars 2023 au 31 mai 2023, lors de sa demande de renouvellement de ladite autorisation, un membre de la préfecture a refusé de prendre en compte sa demande, méconnaissant ainsi le dispositif de l'ordonnance n°2201877 rendue par le juge des référés le 18 janvier 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2023, le préfet de la Guyane, doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir qu'une autorisation provisoire de séjour valable du 25 septembre 2023 au 24 décembre 2023 a été délivrée au requérant.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n°2201877 du 18 janvier 2023 du juge des référés du tribunal administratif de la Guyane.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort de l'extrait de l'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France (AGDREF), produit par le préfet de la Guyane le 2 octobre 2023 que ce dernier a délivré à M. B une autorisation provisoire de séjour valable du 25 septembre 2023 au 24 décembre 2023, conformément au dispositif de l'ordonnance n°2201877 rendue par le juge des référés le 18 janvier 2023. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'exécution de l'ordonnance n°2201877 rendue par le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane le 18 janvier 2023 sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'exécution de l'ordonnance n°2201877 rendue par le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane le 18 janvier 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D B et au préfet de la Guyane.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 08 mars 2024.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
N°2400254 N°2301699
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026