vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2400107 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FERNANDEZ-BEGAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, et un mémoire complémentaire enregistrés le 30 janvier 2024 et le 20 mars 2024, M. B A représenté par Me Richard demande dans le dernier état de ses écritures au tribunal :
1°) de faire procéder, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à l'exécution de l'ordonnance n° 2201212 du 6 septembre 2023 par lequel le tribunal administratif de la Guyane a condamné le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly à verser à M. A, la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans un délai de quinze jours ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly la somme de 900 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- aucune réponse n'a été accordée à la lettre recommandée présentée au centre hospitalier de l'ouest guyanais le 19 octobre 2023 ainsi qu'au courrier adressé au cabinet d'avocats Seban Occitanie le 20 novembre 2023 ;
- que dans ce silence, il était recevable et bien-fondé à saisir le tribunal d'une requête tendant à l'exécution de l'ordonnance n° 2201212 rendue 6 septembre 2023 par le tribunal administratif de la Guyane.
Par ordonnance du 11 mars 2024, le président du tribunal administratif de la Guyane a ordonné l'ouverture d'une phase juridictionnelle enregistrée sous le n° 2400312, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly représenté par Me Fernandez-Begault conclut au non-lieu à statuer et à la mise à la charge de M. B A la somme de 900 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n°2201212 du 6 septembre 2023.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'exécution :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement (), la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
3. Par une ordonnance n° 2201212 du 6 septembre 2023, le tribunal administratif de la Guyane a condamné le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly à verser à M. A la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. Il résulte de l'instruction que le 7 février 2024, le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly a exécuté l'ordonnance n° 2201212 en procédant au paiement de la somme de 1 200 euros au conseil du requérant. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'exécution de l'ordonnance n° 2201212 du 6 septembre 2023 du tribunal administratif de Guyane, ainsi que celles tendant au prononcé d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly à verser la somme de 900 euros à M. A au titre des frais liés au litige et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu de rejeter les conclusions du centre hospitalier sur le même fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : Le centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly versera à M. A la somme de 900 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier de l'ouest guyanais présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au centre hospitalier de l'ouest guyanais Franck Joly.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026