jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2001247 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre ter |
| Avocat requérant | TOINETTE & SAID IBRAHIM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2020, M. B A demande au tribunal d'annuler la délibération n° 22/CCNM/2020 du 26 août 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes du Nord de Mayotte a décidé de créer dix-neuf emplois à compter du 1er novembre 2020.
Il soutient que :
- les informations communiquées aux élus dans le rapport explicatif étaient insuffisantes pour se prononcer en toute connaissance de cause, à défaut, d'une part, de justifier de l'adéquation entre les créations d'emplois envisagées et les besoins effectifs de la collectivité, et d'autre part, d'en préciser le coût pour la collectivité, au regard des dispositions de l'article 34 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la délibération est entachée d'un vice de procédure à défaut de saisine du comité technique, formalité substantielle prévue à l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2021, la communauté d'agglomération du grand Nord de Mayotte (CAGNM), venant aux droits de la communauté de communes du Nord de Mayotte (CCNM), représentée par Me de Freitas et le cabinet d'avocats Toinette et Saïd Ibrahim, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête de M. A est tardive et donc irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ramin, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Legrand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 26 août 2020, le conseil communautaire de la communauté de communes du Nord de Mayotte, convoqué par son nouveau président élu, a décidé de créer ses dix-neuf premiers emplois à compter du 1er novembre 2020. M. Antoissi, conseiller communautaire, demande au tribunal d'annuler cette délibération.
2. Si en vertu des dispositions de l'article L. 2131-8 du code général des collectivités territoriales, le délai ouvert aux tiers pour contester un acte pris par une autorité communautaire court à compter de la date à laquelle celui-ci est devenu exécutoire, cette règle n'est pas applicable aux recours directement formés devant la juridiction administrative par les membres du conseil communautaire qui, soit ont pris part à la séance au cours de laquelle la délibération qu'ils contestent a été adoptée, soit y ont été régulièrement convoqués.
3. Il ressort des pièces versées au dossier que M. A a participé à la séance du 26 août 2020 au cours de laquelle le conseil communautaire de la communauté du Nord de Mayotte a approuvé la création des dix-neuf premiers emplois de cet établissement public de coopération intercommunale. L'intéressé est ainsi réputé avoir eu connaissance de cette délibération dès le 26 août 2020. En conséquence, le délai de recours de deux mois dont il disposait pour contester cet acte a expiré le 27 octobre 2020. Par suite et comme le fait valoir en défense la communauté d'agglomération du grand Nord de Mayotte, venant aux droits de la communauté de communes du Nord de Mayotte, la requête de M. A, enregistrée au greffe du tribunal le 30 octobre 2020, est tardive et donc irrecevable. Elle doit, dès lors, être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté d'agglomération du grand Nord de Mayotte (CAGNM).
Copie en sera adressée au préfet de Mayotte.
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Cornevaux, président,
M. Ramin, premier conseiller,
M. Seroc, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
Le rapporteur,
V. RAMIN
Le président,
G. CORNEVAUX
La greffière,
F. DAROUSSI DJANFAR
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026