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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2101783

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2101783

lundi 6 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2101783
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 mai 2021, M. B A, né le 17 juillet1997 de nationalité comorienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté n°2021-8244 en date du 21 avril 2021 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Le préfet de Mayotte a rejeté la demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " de M. A au motif qu'il ne remplissait pas les conditions prévues par l'article L. 313-11, 7°du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auquel se substitue l'article L. 423-23 du même code du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour contester cette décision le requérant soutient qu'il est entré sur le territoire en 2007, qu'il était âgé de 10 ans et qu'il a parfaitement intégré la société dans laquelle il a construit sa vie. Il soutient également qu'il a déposé trois demande de titre de séjour en 2014, en 2016 et en 2020, qu'il a été scolarisé sur le territoire du CM2 en 2008 jusqu'en Terminale en 2016. Toutefois, l'ancienneté et la continuité du séjour de l'intéressé, ne sont pas démontrées par les factures notamment celles produites pour les années 2017 à 2021, d'achat de biens de consommation qui ne présentent pas de garanties d'authenticité et de véracité suffisamment probante. Si le requérant se prévaut également de la naissance de sa demi-sœur et de son demi-frère à Mayotte et du fait que sa mère ait un titre de séjour, il n'existe aucune preuve pouvant attester de la réalité et l'intensité des liens qu'il déclare entretenir avec sa famille, d'autant que le passeport du requérant a été délivré le 8 octobre 2018 aux Comores, pays dans lequel il était nécessairement domicilié à cette date. Par ailleurs si M. A produit une attestation d'embauche rien ne s'oppose, en l'état, à ce que la vie familiale de M. A se poursuive aux Comores où il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales. Dans ces conditions M. A ne peut être regardée comme contestant utilement la décision attaquée à l'aide de moyens non assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ni de faits susceptibles de venir à leur soutien. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative et de rejeter sa requête.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en est adressée au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 6 février 2023.

Le président,

G. CORNEVAUX

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2101783

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