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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2200548

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2200548

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2200548
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOUSSENI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 février 2022, Mme B A, représentée par Me Ousseni, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis le 26 janvier 2021 en vue du recouvrement des contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par une décision du 5 janvier 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (l'OFII) ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme réclamée ;

3°) à titre subsidiaire, de réduire le montant de la contribution ou, à défaut, d'accorder une remise gracieuse ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, l'office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Biget, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. / La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent. "

3. Il est constant que Mme A n'a adressé aucune réclamation préalable au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne avant de saisir le tribunal de sa contestation du titre de perception émis le 26 janvier 2021 par celui-ci en vue du recouvrement des contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par une décision du 5 janvier 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dès lors, faute d'avoir été précédée d'une telle réclamation préalable, la requête Mme A aux fins principales d'annulation et de décharge doit être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être régularisée.

ORDONNE :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à la direction générale des finances publiques de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 24 avril 2024.

Le magistrat,

O. BIGET

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2200548

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