vendredi 22 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2200754 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NIZARI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er mars 2022, M. B A, représenté par Me Nizari, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 septembre 2021 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne a déclaré irrecevable sa contestation du titre de perception émis le 5 novembre 2020 en vue du recouvrement de la somme de 15 000 euros mise à sa charge par l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) au titre de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, ensemble la décision du 20 décembre 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à ladite direction départementale d'annuler la taxation d'office émise à son encontre et les procédures de recouvrement de la somme de 12 662, 77 euros mise à sa charge ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens et une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient ne pas être coupable des faits qui lui sont reprochés. En tout état de cause, une procédure est pendante devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou, de sorte que la taxation d'office dont il fait l'objet est arbitraire, discrétionnaire et sans fondement et entrave le principe de la présomption d'innocence.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne conclut à sa mise hors de cause et au rejet de la requête.
Il se prévaut de sa qualité de comptable assignataire du recouvrement, et non d'ordonnateur, et soutient que la requête est irrecevable.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 octobre 2022, le directeur général de l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est tardive, la contestation ayant été présentée au-delà du délai de deux mois suivant la notification du titre de perception, prévu par l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Il ressort des termes des décisions attaquées que le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne a rejeté la contestation présentée par M. A à l'encontre du titre de perception en litige, au motif que celle-ci serait tardive. Le requérant se borne à se prévaloir de l'absence de matérialité de l'infraction reprochée et de la procédure pénale parallèle pendante, de sorte que la procédure de recouvrement en litige méconnaitrait le principe de la présomption d'innocence. Ainsi, faute pour le requérant de critiquer le motif d'irrecevabilité retenu par les décisions attaquées, la requête présentée par M. A n'est assortie d'aucun moyen opérant. Le délai de recours contentieux est, à la date de la présente ordonnance, expiré sans qu'aucun mémoire complémentaire motivé n'ait été produit au dossier. Par suite, la présente requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à l'office français de l'immigration et de l'intégration et la direction générale des finances publiques de l'Essonne.
Fait à Mamoudzou, le 22 mars 2024.
Le président,
T. SORIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2200754
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026