mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2203453 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | WTA-avocats (R. WEYL- F. WEYL - F. WEYL - E. TAULET) |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 19 mai 2021 au titre de l'instance n° 2000497, M. C A, représenté par Me Weyl, avocat, sollicite l'exécution de l'ordonnance du 15 janvier 2021 par lequel le tribunal administratif de Mayotte a annulé la décision de refus de versement de la 1ère fraction de l'ISG et condamné l'Etat à lui verser " les sommes dues au titre de la 1ère fraction de l'ISG, majorées des intérêts au taux légal à compter du 9 septembre 2019 ".
Par ordonnance du 18 juillet 2022, le président du tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle à l'égard de la demande d'exécution susvisée, l'instance étant enregistrée sous le n° 2203453.
Par des mémoires enregistrés les 2 septembre et 16 septembre 2022, le recteur de Mayotte conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'exécution.
Par un mémoire enregistré le 14 septembre 2023, M. A persiste dans sa demande d'exécution, précise que l'injonction doit être assortie d'une astreinte et présente des conclusions, chiffrées à 1 200 euros, tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2013-314 du 15 avril 2013 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".
2. Par l'ordonnance n° 2000497 du 15 janvier 2021, dont M. A sollicite l'exécution dans le cadre de la présente instance n° 2303453, le tribunal administratif de Mayotte a fait droit à la requête de M. A, professeur B affecté à Mayotte lors de l'année scolaire 2019-2020, tendant à ce que lui soit reconnu le droit à l'ISG prévue par le décret du 15 avril 2013 susvisé. Ainsi, la décision refusant de lui verser la 1ère fraction de l'ISG a été annulée (article 1er) et l'Etat a été condamné à lui verser " les sommes dues au titre de la 1ère fraction de l'ISG, majorées des intérêts au taux légal à compter du 9 septembre 2019 " (article 2).
3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la demande d'exécution, le recteur de Mayotte a versé à M. A une somme de 2 272,72 euros au titre de la 1ère fraction de l'ISG, puis une somme de 894,21 euros au titre des intérêts moratoires se rattachant à la créance en principal que détenait l'intéressé.
4. Ainsi qu'il a été dit par l'ordonnance n° 2200017 rendue par le tribunal administratif de La Réunion le 12 octobre 2023 sur le recours pour excès de pouvoir formé par M. A à l'encontre de la décision ayant fixé le montant de 2 272,72 euros susmentionné, c'est à bon droit, au regard des dispositions du décret du 15 avril 2013, que l'administration a estimé devoir pratiquer, ainsi qu'elle y était tenue, un abattement de 75 %, fixé en tenant compte d'un séjour à Mayotte ayant eu une durée effective de 12 mois au lieu de 48 mois, dont l'effet a été de ramener de 9 090,90 euros à 2 272,72 euros le montant d'ISG dû à M. A au titre de la 1ère fraction d'ISG dont le droit lui avait été reconnu par l'ordonnance n° 2000497 du 15 janvier 2021, laquelle ne garantissait en aucune manière l'attribution à l'intéressé d'une fraction d'ISG fixée sans abattement.
5. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration ait alloué une somme insuffisante à M. A en fixant à 894,21 euros le montant d'intérêts moratoires se rattachant à sa créance.
6. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution est devenue sans objet.
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à M. A, au titre de la présente instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au recteur de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 24 Octobre 2023
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203453
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026