mercredi 23 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2300043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LEROUX AURELIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2200449, du 3 janvier 2023, le président du tribunal administratif de Wallis et Futuna a renvoyé au tribunal administratif de Mayotte la requête, enregistrée le 30 décembre 2022, de Mme B A par laquelle elle demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 7 novembre 2022 par laquelle le directeur de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna lui a refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre à l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
3°) de condamner l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna à lui verser les sommes de 4 600 euros, 5 320 euros, 70 000 euros, 36 112 euros et de 1 000 euros en réparation des préjudices financiers et moral qu'elle a subis ;
4°) de mettre à la charge du l'agence de santé des îles de Wallis et Futuna une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna était tenue de lui accorder la protection fonctionnelle en application des dispositions de l'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 en raison des violences qu'elle a subies à Futuna en sa qualité de directrice adjointe ;
- le refus de protection illégal engage la responsabilité de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna ;
- elle a subi un préjudice du fait des frais de justice qu'elle a engagés à hauteur de 4 600 euros ;
- le préjudice matériel lié à l'abandon et au vol de ses effets personnels à Futuna est estimé à 5 320 euros ;
- elle a subi un préjudice moral évalué à 70 000 euros ;
- sa perte de revenus est estimée à 36 112 euros ;
- elle demande la somme de 1 000 euros à titre de dommages et intérêts en raison du refus fautif d'accorder la protection fonctionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2023, l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna, représentée par Me Chauchat, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 janvier 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Marchessaux, rapporteure,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, infirmière cadre de santé paramédical, alors en fonction au centre hospitalier de Cayenne, a obtenu un détachement auprès de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna pour une durée de deux ans à compter du 1er septembre 2014. En septembre 2014, elle a accepté le poste de directrice de l'hôpital de Kaleveleve à Futuna. A la suite d'un mouvement de grève déposé le 3 juin 2015, par le personnel de l'établissement demandant le départ de Mme A soutenu par le conseil coutumier du royaume de Sigave, cette dernière a été forcée par la violence à quitter le territoire de Futuna, le 17 juin 2015, avant la fin de son détachement. Par la suite, mutée au centre hospitalier de Mayotte le 4 mai 2016, puis déclarée inapte à compter du 12 avril 2017, elle a sollicité par courrier du 28 juillet 2022, la protection fonctionnelle en vertu des dispositions de l'article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, afin de pouvoir être représentée par un avocat à l'audience du 27 janvier 2023 devant le tribunal correctionnel de Nouméa et de faire valoir ses droits à la suite de sa plainte déposée le 18 juillet 2016 pour violation de domicile, violences aggravées, séquestration et vol. L'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna a accusé réception de ce courrier le 6 septembre 2022 et a rejeté cette demande par une décision implicite née le 7 novembre 2022. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision implicite et de condamner l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna à lui verser les sommes de 4 600 euros, 5 320 euros, 70 000 euros, 36 112 euros et de 1 000 euros en réparation des préjudices financiers et moral qu'elle a subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 134-1 du code général de la fonction publique : " L'agent public ou, le cas échéant, l'ancien agent public bénéficie, à raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire, dans les conditions prévues au présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 134-5 du même code : " La collectivité publique est tenue de protéger l'agent public contre les atteintes volontaires à l'intégrité de sa personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée.
Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. "
3. Ces dispositions établissent à la charge de la collectivité publique et au profit des fonctionnaires, lorsqu'ils ont été victimes d'attaques à l'occasion ou du fait de leurs fonctions, sans qu'une faute personnelle puisse leur être imputée, une obligation de protection à laquelle il ne peut être dérogé, sous le contrôle du juge, que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent concerné est exposé, mais aussi de lui assurer une réparation adéquate des torts qu'il a subis. Cette protection n'est due, cependant, que lorsque les agissements en cause visent l'agent concerné à raison de sa qualité d'agent public.
4. Cette obligation de protection s'applique également lorsque l'agent est directement et personnellement exposé à un risque avéré d'atteinte volontaire à son intégrité physique ou à sa vie en raison de sa qualité d'agent public.
5. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 1, que Mme A, infirmière cadre de santé paramédical, a obtenu un détachement auprès de l'agence de santé des îles de Wallis et Futuna pour une durée de deux ans, à compter du 1er septembre 2014, pour exercer les fonctions de directrice de l'hôpital de Kaleveleve à Futuna. A la suite des réformes qu'elle souhaitait engager en matière de planigramme infirmier, un mouvement de grève illimitée a été déposé le 3 juin 2015 par le personnel de l'établissement demandant le départ de Mme A. Ce mouvement était soutenu par le conseil coutumier du royaume de Sigave. Il ressort par ailleurs du procès-verbal d'audition de Mme A que le lundi 15 juin 2015, à l'annonce au journal télévisé que la chefferie coutumière voulait lui faire quitter l'île de Futuna, la requérante s'est réfugiée à l'hôtel Somalama, mais le matin du 17 juin suivant, une quinzaine d'hommes est venue la chercher dans cet hôtel, lui a fait prendre une valise, l'a mis dans une voiture et conduite à l'aéroport de Futuna, en présence des gendarmes et du délégué du préfet. Ainsi, ces faits caractérisent des violences à l'égard de Mme A en raison de ses fonctions de directrice de l'établissement annexe de Futuna au sens des articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
6. L'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna fait valoir qu'elle a, à bon droit, rejeté la demande de protection fonctionnelle de Mme A, dès lors que le soulèvement des personnels de l'hôpital et de la chefferie coutumière était motivé par le comportement fautif de la requérante qui avait refusé le dialogue et imposé ses décisions au mépris de l'avis de tous. Sur ce point, la représentante syndicale FO du personnel soignant a dénoncé, par un courrier du 3 juin 2015, le comportement abusif de Mme A à l'égard du personnel, relevant du harcèlement moral avec menace de licenciement du personnel infirmier, son fonctionnement autoritaire, des menaces verbales, des propos humiliants et vexatoires, l'absence de présentation du projet d'établissement, l'impossibilité de concertation, la mise en danger de la santé physique et mentale du personnel infirmier en imposant un rythme de travail à cinq jours de douze heures d'affilée, qui aurait entraîné le départ de quatre infirmiers sur huit en quatre mois. Toutefois, la réalité de ces faits ne ressort d'aucune autre pièces du dossier et est même contredite par un courriel du 29 mai 2015 du directeur de l'Agence selon lequel l'ensemble des délégués syndicaux à l'exception d'une infirmière de Futuna a souligné le travail et les progrès accomplis par la directrice grâce à la mise en place progressive du protocole et précisant qu'il restait, en tout et pour tout, parmi le personnel de l'hôpital, deux infirmières qui se sont en toutes occasions montrées extrêmement négatives et ont semé le trouble en usant de leurs relations au sein de la chefferie de Sigave. Par un autre courriel du 17 juin 2015, ce même directeur a réaffirmé son soutien à Mme A le jour de son départ forcé. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait commis une faute personnelle de nature à ne pas lui ouvrir droit à la protection fonctionnelle. Par suite, l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna a commis une erreur de droit en lui refusant le bénéfice de cette protection fonctionnelle.
7. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision implicite née le 7 novembre 2022 par laquelle le directeur de l'agence de santé des îles de Wallis et Futuna a refusé d'octroyer à Mme A la protection fonctionnelle.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité :
8. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6, l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna a commis une faute en refusant d'accorder à Mme A la protection fonctionnelle. Cette illégalité fautive est de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne les préjudices subis par Mme A :
9. En premier lieu, Mme A demande la prise en charge des frais de justice à hauteur de 4 600 euros qu'elle a dû engager devant le tribunal judiciaire de Wallis et Futuna à la suite de la plainte qu'elle a déposée pour des faits de violation de domicile, de violences aggravées, de séquestration et de vol commis le 17 juin 2015. Elle produit un récépissé de demande de virement de sa banque à son conseil, Me Leroux, de 1 000 euros ainsi qu'une convention d'honoraires du 5 octobre 2022 mentionnant un montant de 3 600 euros. Par ailleurs, il résulte du jugement du tribunal précité, rendu le 13 février 2023, que trois personnes ont été condamnées à verser à Mme A une somme d'environ 2 900 euros (350 000 CFP) au titre de ses frais de procédure. Par suite, il y a lieu de condamner l'agence de santé des îles de Wallis et Futuna à lui verser la différence entre ces deux montants, soit une somme de 1 700 euros.
10. En deuxième lieu, si Mme A demande l'indemnisation d'un préjudice matériel résultant de l'abandon et du vol de ses effets personnels évalué à 5 320 euros, ce préjudice a déjà été indemnisé par le jugement mentionné au point 9 à hauteur de 4 850 euros (579 173 CFP). Par ailleurs, la requérante ne soutient ni même n'allègue que cette somme ne lui aurait pas été versée. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que cette somme serait inférieure au montant du préjudice indemnisable à ce titre. Dès lors, il n'y a pas lieu de faire droit à cette demande.
11. En troisième lieu, Mme A demande la réparation de son préjudice financier résultant d'une perte de revenus évalués à 36 112 euros. Il résulte de l'instruction qu'elle percevait une rémunération plus élevée à Wallis et Futuna que dans sa précédente affectation à Cayenne. L'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna ne peut utilement faire valoir que le jugement du 13 février 2023 du tribunal judiciaire a rejeté cette demande, dès lors que le juge administratif n'est pas lié par la qualification donnée à ces faits par le juge civil. Par ailleurs, si le 17 juin 2015, Mme A a accepté de monter dans l'avion, elle n'a pas pour autant décidé de quitter Futuna, ce départ ayant été effectué sous la contrainte ainsi qu'il a été dit au point 5 du commando envoyé par les autorités coutumières et à l'invitation du représentant de l'Etat pour préserver sa sécurité. Par suite, la requérante a droit au versement d'une indemnité égale à la différence entre la rémunération qu'elle aurait dû percevoir jusqu'au terme de son détachement, le 31 août 2016 et le montant des rémunérations qu'elle a déjà perçues à cette date. Les pièces du dossier ne permettant pas au tribunal de calculer ce montant, il y a lieu de renvoyer la liquidation de cette somme à l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et dans la limite des 36 112 euros demandé par Mme A.
12. En quatrième lieu, Mme A établit avoir subi un préjudice moral résultant des menaces et violences subis à Wallis et Futuna en produisant ses arrêts de travail qui mentionnent un état anxiodépressif. Par suite, il y a lieu d'évaluer ce préjudice à la somme de 5 000 euros.
13. En cinquième lieu, il y a lieu de rejeter la demande de réparation du préjudice estimé à 1 000 euros résultant du refus fautif d'octroi de la protection fonctionnelle qui n'est pas constitutif d'un préjudice.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision implicite née le 7 novembre 2022 de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle et sa condamnation à lui verser les sommes de 1 700 euros et de 5 000 euros, ainsi qu'une indemnité égale à la différence entre la rémunération qu'elle aurait dû percevoir jusqu'au terme de son détachement, le 31 août 2016 et le montant des rémunérations qu'elle a déjà perçues à cette date.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Eu égard aux motifs qui le fondent, le présent jugement implique que l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna octroie le bénéfice de la protection fonctionnelle à Mme A. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D EC I D E :
Article 1er : La décision implicite née le 7 novembre 2022 par laquelle le directeur de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna a refusé d'octroyer à Mme A la protection fonctionnelle est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna d'accorder à Mme A le bénéficie de la protection fonctionnelle, dans un délai de deux mois, à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna est condamnée à verser à Mme A les sommes de 1 700 euros, 5 000 euros ainsi qu'une indemnité égale à la différence entre la rémunération qu'elle aurait dû percevoir jusqu'au terme de son détachement, le 31 août 2016 et le montant des rémunérations qu'elle a déjà perçues à cette date, dans un dans délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et dans la limite des 36 112 euros demandés par Mme A.
Article 4 : L'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna versera à Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A et les conclusions de l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Agence de santé des îles de Wallis et Futuna.
Copie en sera transmise au préfet, administrateur supérieur des îles de Wallis et Futuna, en application de l'article R. 751-8 du code de justice administrative, et au ministre de la santé.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, où siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Monlaü, premier conseiller,
- Mme Marchessaux, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2025.
La rapporteure,
J. MARCHESSAUXLe président,
C. BAUZERAND
La greffière,
A. THORAL
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026