LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2300588

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2300588

vendredi 7 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2300588
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantKOURAVY MOUSSA-BE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 février 2023, Mme B... A..., représentée par Me Kouravy Moussa-Bé, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le président du SIDEVAM 976 a implicitement refusé de lui verser sa rémunération depuis le 1er septembre 2021 ;

2°) d’enjoindre au président du SIDEVAM 976 de procéder au paiement de sa rémunération à compter du 1er septembre 2021 dans un délai de 30 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du SIDEVAM 976 une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens.

Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- elle est en droit d’obtenir le paiement de ses rémunérations depuis le 1er septembre 2021 pour service fait : en l’absence de notification de son changement d’affectation, elle a régulièrement continué à se rendre à son poste de travail et a rempli les obligations attachées à sa fonction ; la charge de la preuve de l’absence de service fait pèse sur l’autorité territoriale ;
- le changement d’affectation envisagé est entaché d’irrégularités de forme, en raison de l’absence de consultation du comité technique compétent, de défaut de communication préalable de son dossier et d’absence de notification de la décision ;
- il est entaché de détournement de pouvoir et de procédure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2024, le syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets de Mayotte (SIDEVAM 976), représenté par Me Tesoka, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu’aucun des moyens invoqués n’est fondé.

Par ordonnance du 2 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 30 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Blin,
- et les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. Mme A..., agent technique territorial, a été nommée coordinatrice de la collecte des déchets au sein du syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets de Mayotte (SIDEVAM 976) par arrêté du 26 juin 2019. En juillet 2021, elle a été informée de son changement d’affectation sur un poste d’assistante au sein de la direction des moyens généraux et informatique. Elle a refusé de signer l’arrêté du 23 juin 2021 portant changement d’affectation et de se rendre sur son nouveau poste de travail. Le SIDEVAM 976 a mis fin au versement de sa rémunération à compter du mois de septembre 2021. Par courriers des 9 janvier et 8 septembre 2022 restés sans réponse, Mme A... a mis en demeure la collectivité de lui payer ses salaires depuis septembre 2021. Par la présente requête, Mme A... demande l’annulation de la décision par laquelle le président du SIDEVAM 976 a implicitement refusé de lui verser sa rémunération depuis le 1er septembre 2021.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article L. 711-1 du code général de la fonction publique : « La rémunération des agents publics exigible après service fait est liquidée selon les modalités édictées par la règlementation sur la comptabilité publique. » Aux termes de l’article L. 711-2 de ce code : « Il n’y a pas service fait : 1° Lorsque l’agent public s’abstient d’effectuer tout ou partie de ses heures de service ; / 2° Lorsque l’agent, bien qu’effectuant ses heures de service, n’exécute pas tout ou partie de ses obligations de service. »

3. Il ressort des pièces du dossier qu’au retour de congés de Mme A..., le SIDEVAM 976 a informé l’intéressée de son changement d’affectation sur le site de Dzoumogné à la suite de la réorganisation des services le 27 juillet 2021. Toutefois, alors que la requérante a refusé de signer l’arrêté de changement d’affectation en invoquant des raisons familiales et médicales, il ne ressort pas des pièces produites que cet arrêté, qui n’est pas produit par la collectivité en défense, lui aurait été notifié. Si elle a refusé de se rendre sur son nouveau lieu de travail, il n’est pas contesté par le SIDEVAM 976 que Mme A... a continué d’exercer ses fonctions de coordinatrice de la collecte des déchets sur le site de Petite-Terre à compter de septembre 2021, ainsi qu’il en est attesté par les témoignages de seize collègues exerçant sur ce site, lesquels ont été établis en septembre 2022. Dans ces conditions, le SIDEVAM 976 ne pouvait, sans méconnaître les dispositions citées au point précédent, refuser de procéder à la régularisation de sa situation pécuniaire à compter du 1er septembre 2021, aucune absence de service fait ne pouvant lui être reprochée.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens invoqués, que Mme A... est fondée à demander l’annulation de la décision contestée.

Sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte :

5. Aux termes de l’article L. 911-1 du code de justice administrative : « Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. (…) ».

6. En raison du motif qui la fonde, l’annulation de la décision contestée implique nécessairement, sous réserve d’un changement dans les circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, qu’il soit enjoint au président du SIDEVAM 976 de procéder au versement des rémunérations de Mme A... depuis le 1er septembre 2021, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu’il y ait lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Sur les frais de l’instance :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du SIDEVAM 976 une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme A... et non compris dans les dépens.


D E C I D E :



Article 1er : La décision implicite de rejet du président du SIDEVAM 976 de verser à Mme A... sa rémunération depuis le 1er septembre 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au président du syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets de Mayotte de procéder au versement des rémunérations dues à Mme A... à compter du 1er septembre 2021, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Article 3 : Le syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets de Mayotte versera à Mme A... une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets de Mayotte (SIDEVAM 976).


Délibéré après l'audience du 21 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Blin, présidente,
M. Monlaü, premier conseiller,
Mme Marchessaux, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2025.


La présidente-rapporteure,

A. BLIN
L’assesseur le plus ancien,

X. MONLAÜ

La greffière,

A. THORAL
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.








Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions