lundi 4 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2401010 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 juin et 16 août 2024, M. B A, représenté par Me Pierson, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) a rejeté sa demande reçue le 12 mars 2024, tendant à ce qu'elle prenne toutes mesures utiles pour assurer à Mayotte l'application du programme national de prévention de la santé bucco-dentaire prévu par l'article L. 2132-2-1 du code de la santé publique ;
2°) de lui ordonner, ainsi qu'à la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), de prendre toutes les mesures utiles de nature à assurer l'effectivité de la prise en charge de l'examen bucco-dentaire et des soins consécutifs, conformément aux dispositions des articles L. 2132-1 et L. 162-1-12 du code de la sécurité sociale ;
3°) de mettre solidairement à la charge de la CNAM et de la CSSM, la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, même si Mayotte n'est pas exclue du dispositif " C " régi par les articles L. 2132-2-1 du code de la santé publique et L. 162-1-12 du code de la sécurité sociale, les assurés concernés se voient opposer des refus de prise en charge du bilan bucco-dentaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, la Caisse nationale d'assurance maladie conclut au non-lieu à statuer. Elle fait valoir qu'elle a pris les mesures utiles afin d'assurer l'effectivité à Mayotte des dispositions légales encadrant le remboursement de l'examen bucco-dentaire prévu aux termes de l'article L. 2132-2-1 du code de la santé publique.
La requête a été communiquée à la Caisse de sécurité sociale de Mayotte, qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
Par un acte enregistré le 29 avril 2025, M. A déclare se désister de de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 mai 2025 :
- le rapport de M. Duvanel, premier conseiller,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 5 mars 2024, reçu le 12 mars suivant, M. B A, chirurgien-dentiste, a demandé à la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) de mettre en œuvre, dans le département de Mayotte, toutes les mesures propres à garantir l'effectivité et l'application du programme national de prévention de la santé bucco-dentaire, dit " C ", tel que prévu par l'article L. 2132-2-1 du code de la santé publique. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'ordonner à la CNAM et à la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) de mettre en œuvre ce programme à Mayotte.
Sur le désistement de M. A :
2. Par un acte enregistré le 29 avril 2025, M. A a déclaré se désister de l'instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la Caisse nationale d'assurance maladie et à la Caisse de sécurité sociale de Mayotte.
Copie en sera adressée à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, à l'Agence régionale de santé de Mayotte, au préfet de Mayotte et au ministre chargé de l'outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 mai 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Duvanel, premier conseiller,
- Mme Beddeleem, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 août 2025.
Le rapporteur,
F. DUVANEL
Le président,
Ch. BAUZERAND
Le greffier,
S. HAMADA SAID
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026