Mutation d’enseignante (INEAT/EXEAT) – Tribunal Administratif de Mayotte – Non-lieu à statuer. La requérante contestait les refus des recteurs de La Réunion et de Mayotte de lui accorder une mutation. En cours d’instance, les deux recteurs ont accordé l’INEAT et l’EXEAT, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 octobre 2024, Mme A... B..., représentée par le cabinet Athon Perez, demande au tribunal :
1°) d’annuler les décisions des 7 et 30 août 2024 par lesquelles le recteur de l’académie de La Réunion a refusé de lui accorder mutation INEAT ainsi que la décision par laquelle le recteur de l’académie de Mayotte a refusé de lui accorder l’EXEAT, dans le cadre des mouvements de mutation ;
2°) d’enjoindre aux recteurs des académies de La Réunion et de Mayotte d’accorder l’INEAT/ EXEAT dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2025, le recteur de l’académie de La Réunion conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que l’INEAT/ EXEAT a été accordé à l’intéressée.
Vu les pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Baizet, première conseillère, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ».
2. Mme B... demande au tribunal d’annuler les décisions des 7 et 30 août 2024 par lesquelles le recteur de l’académies de La Réunion a refusé de lui accorder mutation INEAT ainsi que la décision par laquelle le recteur de l’académie de Mayotte a refusé de lui accorder l’EXEAT, dans le cadre des mouvements de mutation ;
3. Toutefois, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le recteur de l’académie de Mayotte a délivré l’EXEAT à Mme B... par décision du 14 mars 2025 et le recteur de l’académie de La Réunion a accordé l’INEAT à Mme B... par décision du 20 mars 2025. Par suite, Mme B... ayant obtenu satisfaction, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par Mme B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au recteur de l’académie de Mayotte et au recteur de l’académie de La Réunion
Fait à Mamoudzou, le 13 juin 2025.
La magistrate désignée,
E. BAIZET
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.