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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2402321

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2402321

mercredi 26 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2402321
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGENY KÉVIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Geny, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 23 août 2024 par laquelle préfet de Mayotte a classé sans suite sa demande présentée en vue d’acquérir la nationalité française ;

2°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois sous astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; / (…) ».

2. Aux termes de l’article 21-15 du code civil : « (…) l’acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique résulte d’une naturalisation accordée par décret à la demande de l’étranger ». Aux termes de l’article 40 du décret du 30 décembre 1993 : « L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ».

3. Pour classer sans suite la demande de naturalisation de M. A..., le préfet de Mayotte s’est fondé sur la circonstance que ce dernier n’a pas produit un dossier complet au soutien de sa demande et ce, malgré une mise en demeure formulée le 7 mai 2024. En se bornant à produire un échange de courriel indiquant au préfet de Mayotte qu’il est à la recherche des documents demandés, M. A... ne justifie pas, par les pièces qu’il produit, avoir transmis l’ensemble des documents requis par le préfet pour l’instruction de sa demande ou avoir été empêché de produire lesdits documents. Par suite, ce moyen n’est pas assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien au sens du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A... sont manifestement irrecevables et peuvent, en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Mamoudzou, le 26 février 2025.


Le vice-président,

Ch. BAUZERAND



La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.





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