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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2501022

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2501022

mardi 29 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2501022
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme C. Celle-ci demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous et débloquer son compte ANEF afin de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de Mayotte a convoqué l’intéressée, instruit sa demande et délivré un récépissé valable jusqu’au 25 septembre 2025, rendant les conclusions à fin d’injonction sans objet. La demande de frais irrépétibles présentée par Mme C a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 et 17 juin 2025,

Mme A C doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état des écritures :

1°) de constater le non-lieu à statuer sur sa demande d'injonction au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous afin de débloquer son compte ANEF (administration numérique pour les étrangers en France) et de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le préfet de Mayotte l'a convoqué au sein des locaux de la préfecture le 17 juin 2025 et a procédé à l'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2025, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en qualité de juge des référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique qui a eu lieu le 18 juin 2025 à 14 heures 30 (heure de Mayotte), le magistrat constituant la formation de jugement compétente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l'article L. 781-1 et aux articles R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, Mme B étant greffière d'audience au tribunal administratif de Mayotte.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Bauzerand, juge des référés.

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, le préfet de Mayotte a convoqué Mme C au sein de ses locaux le 17 juin 2025 et a procédé à l'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, avant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'au 25 septembre 2025. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la requête de Mme C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée Mme A C et au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 29 juillet 2025.

Le juge des référés,

Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°250102

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