mercredi 10 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2501204 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CRECENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juin 2025, l'association Sea Shepherd, représentée par Me Crecent, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2025 par lequel le préfet de Mayotte a autorisé les travaux continentaux du projet de l'usine de dessalement d'Ironi Bé, sur le territoire de la commune de Dembeni ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 200 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel le préfet de Mayotte a abrogé l'arrêté attaqué,
Vu le courrier du 5 août 2025 adressé aux parties en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, par lequel a été soulevé d'office le moyen tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué du fait de son abrogation,
Vu le courrier en date du 8 septembre 2025 par lequel le préfet de Mayotte fait valoir qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation,
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un arrêté en date 3 juillet 2025, pris postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de Mayotte a abrogé, dans toutes ses dispositions, l'arrêté du 25 avril 225 attaqué par lequel il avait initialement autorisé le syndicat " Les Eaux de Mayotte " à réaliser la première partie des travaux pour la création de l'usine de dessalement d'Ironi Bé dans la commune de Dembéni. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté du 25 avril 2025 aurait reçu exécution ni que l'acte l'abrogeant aurait fait l'objet d'un recours en annulation. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions susmentionnées tendant à l'annulation.
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances particulières de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions combinées de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation formées par l'association Sea Shepherd contre l'arrêté du 25 avril 2025 attaqué.
Article 2 : Les conclusions de l'association Sea Shepherd présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Sea Shepherd et à au ministre chargé de l'environnement.
Copie en sera adressée au préfet de Mayotte et au ministre de l'outre-mer par application de l'article R. 751-8 du code de justice administrative.
Fait à Mamoudzou le 10 septembre 2025.
Le président de la 3e chambre,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au ministre chargé de l'environnement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026