Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., qui demandait une injonction au préfet de Mayotte pour obtenir un rendez-vous en vue de régulariser sa situation administrative. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle ne comportait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, en violation des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a statué par ordonnance, sans audience, en application de l’article R. 222-1.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 juin 2025, M. B... A..., demande au tribunal d’enjoindre au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous aux fins de régularisation de sa situation administrative.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».
3. La requête présentée par M. A..., qui n’a pas saisi le juge des référés, ne comporte pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative et constitue ainsi une demande d’injonction à titre principal. Dès lors, la présente requête qui ne peut être régularisée est manifestement irrecevable.
4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 15 juillet 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.