lundi 11 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2501578 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 août 2025, M. A Prince demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Mayotte de statuer dans un délai de 24 heures sur sa demande de visa " étudiant " pour La Réunion.
Il soutient que :
- il vient d'obtenir le baccalauréat et se destine à des études à l'IFSI de La Réunion ;
- ayant formulé sa demande du visa nécessaire dès l'ouverture du service dédié le 25 juillet 2025, il se heurte à l'inertie de l'administration malgré ses démarches insistantes ;
- la délivrance du visa est urgente, en vue de la préparation de son voyage avec le concours de LADOM et de la concrétisation de son inscription, pour laquelle il doit être présent à La Réunion dès le 20 août.
La requête a été communiquée au préfet de Mayotte qui n'a pas défendu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Sur le fondement des dispositions précitées, M. Prince, ressortissant comorien né le 4 mai 2005, qui dispose d'un titre de séjour à Mayotte, demande au juge des référés d'agir auprès du préfet de Mayotte pour qu'il soit autorisé, à la faveur de la délivrance du visa " étudiant " nécessaire, pour rejoindre La Réunion dans les prochains jours afin de pouvoir y entreprendre ses études à l'IFSI.
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 441-8 du CESEDA que, sauf exception, les étrangers résidant régulièrement à Mayotte sous couvert d'un titre de séjour n'autorisant que le séjour à Mayotte ne peuvent se rendre dans un autre département qu'après avoir obtenu une autorisation spéciale prenant la forme d'un visa apposé sur leur document de voyage.
4. En l'espèce, M. Prince justifie, par les documents attestant de sa récente réussite au baccalauréat et de son inscription à l'IFSI de La Réunion, du bien-fondé et de l'effectivité de son projet d'études dans un département autre que Mayotte. Il justifie également de la nécessité, pour concrétiser ce projet, qui implique une présence à La Réunion dès le 20 juillet et requiert, dans l'immédiat, la finalisation de son voyage aérien avec le concours de LADOM, d'obtenir à très brève échéance une réponse de la préfecture sur sa demande de visa " étudiant ", laquelle a été présentée sur le service dédié dès que cela a été possible, le 25 juillet 2025, mais n'a pas encore été instruite malgré ses démarches insistantes auprès de l'administration.
5. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, il y a lieu d'admettre que la condition d'urgence est remplie et que la mesure sollicitée, qui ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, présente un caractère utile.
6. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Mayotte de faire le nécessaire pour qu'il soit statué dans les prochains jours sur la demande de visa de l'intéressé. Il y a lieu de préciser que la décision devra être prise au plus tard le 13 août, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet de Mayotte de statuer dans les meilleurs délais sur la demande de visa " étudiant " de M. Prince, la décision devant être prise au plus tard le 13 août 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Prince et au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou le 11 août 2025.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026