LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2501779

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2501779

jeudi 18 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2501779
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé-suspension de M. B, candidat à l'examen professionnel d'attaché territorial, qui contestait les arrêtés du président du centre de gestion de la fonction publique territoriale (CDG) portant nomination des correcteurs et fixation de la liste d'admissibilité. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, les circonstances invoquées ne révélant pas une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il défend. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 août 2025 sous le n° 2501779, M. D B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'arrêté du président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de Mayotte (CDG) du 25 mars 2025 portant nomination des correcteurs pour les épreuves écrites d'admissibilité de l'examen professionnel d'attaché territorial, session 2025 ;

2°) de suspendre l'arrêté du président du CDG du 27 juin 2025 fixant la liste des candidats admissibles à l'examen professionnel d'attaché territorial, session 2025 ;

3°) d'enjoindre au CDG d'organiser l'examen professionnel dans des conditions régulières et dans le respect du principe de non-discrimination.

Il soutient que :

- la suspension des actes litigieux présente un caractère urgent, de même que la mise en oeuvre de l'examen professionnel sur de nouvelles bases ;

- les examinateurs spécialisés désignés pour corriger les copies de l'épreuve écrite, dont la sienne qui a été injustement notée 12/20, ce qui a fait obstacle à l'admissibilité, étaient insuffisamment qualifiés au regard des exigences de l'article L. 325-20 du code général de la fonction publique.

La procédure a été communiquée au CDG qui n'a pas défendu.

Vu la requête enregistrée le 28 août 2025 sous le n° 2501778 par laquelle M. B demande l'annulation des arrêtés susmentionnés.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience qui a eu lieu le 9 septembre 2025 à 14 heures, le magistrat constituant la formation de jugement compétente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l'article L. 781-1 du code de justice administrative, M. A C étant greffier d'audience au tribunal administratif de Mayotte.

Il a été constaté l'absence des parties lors de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " ;

2. Par sa requête au fond et la présente requête en référé-suspension, M. B, candidat ne figurant pas sur la liste d'admissibilité, conteste les arrêtés des 25 mars et 27 juin 2025 par lesquels le président du CDG de Mayotte a nommé les correcteurs de l'épreuve écrite de l'examen professionnel d'attaché territorial, puis a fixé la liste des candidats déclarés admissibles après correction des copies et délibération du jury d'admissibilité.

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de façon suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.

4. Pour justifier qu'il y a urgence à ce que soient suspendus les arrêtés susmentionnés, M. B invoque l'imminence des épreuves orales et la nécessité, selon lui, de faire échec à la poursuite des opérations du concours, menées dans des conditions qu'il estime irrégulières du fait de l'insuffisante qualification des examinateurs désignés pour corriger les copies, et susceptibles d'aboutir à la promotion d'agents insuffisamment méritants, ce qui nuira à la crédibilité des institutions locales. Cependant, les circonstances ainsi mises en avant ne révèlent pas par elles-mêmes, compte tenu des régularisations à intervenir au cas où seraient finalement annulés les résultats de l'examen professionnel et les actes de nomination pris en faveur des lauréats, une atteinte grave portée à la situation de M. B ou aux intérêts qu'il s'attache à défendre. Ainsi, la condition d'urgence inhérente au référé-suspension n'est pas remplie.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête en référé doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B et au centre de gestion de la fonction publique territoriale de Mayotte.

Copie en sera adressée au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou le 18 septembre 2025.

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions