Requête en annulation d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte. Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le juge rappelle le principe "nul ne plaide par procureur" et l'article R. 431-2 du même code, constatant que M. D... A... C... ne peut agir au nom de M. B... A.... La solution retenue est le rejet de la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2025, M. D... A... C..., doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle le préfet de Mayotte a fait obligation à M. B... A... de quitter le territoire français.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
2. En vertu du principe « nul ne peut plaider par procureur », traduit en contentieux administratif par l’article R. 431-2 du code de justice administrative, M. D... A... C... n’est pas recevable à présenter des conclusions au nom de M. B... A.... Ces conclusions au nom de M. B... A... sont donc irrecevables et ne peuvent, pour ce motif, qu’être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... C....
Fait à Mamoudzou, le 15 octobre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.