LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2501896

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2501896

mardi 14 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2501896
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantKAMARDINE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 juillet 2025 portant mutation de Mme B..., préparatrice en pharmacie, au dispensaire de Jacaranda. La requérante invoquait des problèmes de santé justifiant un aménagement de poste, mais le juge a estimé que le changement d'affectation ne créait pas une situation d'urgence suffisamment grave, malgré l'allongement de son trajet à pied. En l'absence d'urgence caractérisée, la condition prévue à l'article L. 521-1 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2025 Mme A... B..., représentée par Me Kamardine, doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’ordonner la suspension de la décision du 16 juillet 2025 portant mutation de Mme B... à la pharmacie du dispensaire de Jacaranda à Mamoudzou ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Mayotte la somme de 2000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». L'article L. 522-3 du même code permet au juge des référés de rejeter une demande par une ordonnance motivée, sans mener de procédure contradictoire et sans audience, notamment lorsqu’elle ne présente pas un caractère d'urgence. Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R 522-1 du code de justice administrative : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (…) justifier de l’urgence de l’affaire ».

Mme B... demande, sur le fondement des dispositions de l’article L 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 16 juillet 2025 portant sur sa mutation à la pharmacie du dispensaire de Jacaranda, relevant du centre hospitalier de Mayotte, à Mamoudzou.

Il ressort des pièces du dossier que Mme B..., fait état de problèmes de santé ayant fait l’objet d’un rapport d’expertise médicale le 14 juillet 2025 qui la déclare apte à son poste de préparatrice en pharmacie, mais avec aménagement. Ainsi le 16 juillet 2025 prenant en considération cette expertise, le centre hospitalier de Mayotte a affecté Mme B... sur le site du dispensaire de Jacaranda. Toutefois, son changement d’affectation, ne porte pas, par lui-même, à sa situation une atteinte suffisamment grave pour caractériser une situation d’urgence au sens et pour l’application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, alors même que Mme B..., qui déclare faire le déplacement entre son précédent lieu de travail et son domicile à pied, fait valoir que cette affectation l’obligera à un déplacement à pied qui serait préjudiciable à sa santé.

Dans ces conditions, l’urgence telle que décrite dans la requête n’est pas établie. Il suit de là que, sans qu’il soit besoin de statuer sur la condition tenant au doute sérieux quant à la légalité de la décision, la demande en référé de Mme B... doit être rejetée en toute ses conclusions, sur le fondement de l’article L 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Mamoudzou, le 14 octobre 2025.


Le juge des référés,




Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions