Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., qui demandait une aide pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la requête ne comportait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, mais uniquement une demande d’injonction, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité n’étant pas régularisable, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2025, M. B... A... demande au tribunal une aide pour le renouvellement de son titre de séjour.
Il soutient qu’il a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour qui est arrivé à échéance le 3 février 2024 et qu’il n’a reçu aucune réponse de la part de la préfecture de Mayotte malgré ses démarches.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».
2. En l’espèce, M. B... A..., né le 15 juin 1954, de nationalité comorienne, soutient qu’il est titulaire d’une carte de séjour qui est arrivée à échéance le 3 février 2024 et qu’il n’a reçu aucune réponse de la part des services préfectoraux de Mayotte. Toutefois, la requête de M. A..., qui n’a pas présenté un recours en référé et qui mentionne en objet « demande d’aide concernant le renouvellement de mon titre de séjour – absence de réponse », ne comporte pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative. Dès lors, la présente requête tendant à prononcer une injonction à titre principal à l’autorité administrative, qui ne peut être régularisée, est manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera transmise au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 12 novembre 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.