Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, était saisi par Mme B... d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Postérieurement à la requête, l’administration a remis à l’intéressée une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 18 février 2026. Le juge des référés a constaté que la demande d’exécution était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 911-4 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 novembre 2025, Mme A... B... demande au juge des référés, sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 911-4 du code de justice administrative :
1°) de constater l’inexécution de l’ordonnance de référé n° 2502180 du 23 octobre 2025 enjoignant au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le cadre de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
2°) de réitérer l’injonction à l’encontre de l’administration.
Par une ordonnance du 5 décembre 2025, une procédure juridictionnelle a été ouverte, sous le n° 2502883, en vue de prescrire les mesures d’exécution de l’ordonnance n° 2502180.
Par un mémoire enregistré le 17 décembre 2025, le préfet de Mayotte conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
2. Aux termes de l’article de l’article L. 911-4 du même code : « En cas d’inexécution d’un jugement (…) la partie intéressée peut demander au tribunal administratif (…) qui a rendu la décision d’en assurer l’exécution. / (…) Si le jugement (…) dont l’exécution est demandée n’a pas défini les mesures d’exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d’exécution et prononcer une astreinte (…) ».
3. Par son ordonnance n° 2502180 du 23 octobre 2025, le juge des référés a enjoint à l’administration de délivrer à Mme B... une autorisation provisoire de séjour dans le cadre de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Il s’avère que, postérieurement à l’enregistrement de la présente demande d’exécution, l’intéressée s’est vue remettre une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 18 février 2026. Dès lors, il y a lieu de constater que la demande d’exécution est devenue sans objet.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution présentée par Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 19 décembre 2025.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.