LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2502891

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2502891

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2502891
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme C... de deux requêtes (n°2502891 et 2502892) visant à contester la démolition de bâtis sur la parcelle AL 198 à Ouangani, au motif que les occupants en seraient propriétaires via des actes sous seing-privé. Le tribunal a joint ces requêtes. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté les conclusions comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le juge a estimé que le litige, portant sur le droit de propriété et l'application de règles de droit civil, relève de la compétence du juge judiciaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 5 décembre 2025 sous le n°2502891, Mme M... doit-être regardée comme demandant au tribunal d’engager des poursuites contre l’Etat qui souhaite procéder à la démolition du bâti situé sur la parcelle cadastrée AL 198 à Ouangani, sous motif d’occupation illégale du foncier.

Elle soutient qu’elle n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis un terrain de 500 m² situé sur la parcelle le 28 octobre 2021 par acte sous seing-privé, auprès de M. H... et contre la somme de 30 000 euros.


II. Par une requête enregistrée le 5 décembre 2025 sous le n°2502892, Mme M... représentant le collectif des citoyens domicilié à Rouaka, doit-être regardée comme demandant au tribunal d’engager des poursuites contre l’Etat qui souhaite procéder à la démolition des bâtis situés sur la parcelle cadastrée AL 198 à Ouangani, sous motif d’occupation illégale du foncier.

Elle soutient que :

elle n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis le 28 octobre 2021 un terrain de 500 m² situé sur la parcelle, par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 30 000 euros;
Mme L... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis le 18 juin 2020 un terrain de 300 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 10 000 euros;
M. K... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 10 mai 2022 un terrain de 360 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 28 000 euros;
M. B... D... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis les 19 septembre 2021 et 27 juin 2022 un terrain de 210 m² situé sur la parcelle par actes sous seing-privé auprès de M. H... et contre les sommes de 5 000 euros et 10 000 euros;
M. J... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 30 octobre 2022 un terrain de 150 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 5 000 euros;
M. R... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 19 mai 2020 un terrain de 15 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 8 000 euros ;
M. Q... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 26 septembre 2022 un terrain de 320 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 15 000 euros ;
Mme P... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis le 18 juin 2020 un terrain de 15 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 9 000 euros;
Mme S... A... C... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis, le 16 janvier 2023 un terrain de 300 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 9 000 euros ;
M. N... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 16 janvier 2023 un terrain de 110 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 6 000 euros;
Mme O... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car elle a acquis le 10 novembre 2020 un terrain situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 10 500 euros;
M. I... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 14 octobre 2021 un terrain de 120 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 6 000 euros ;
M. F... E... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 24 novembre 2018 un terrain de 150 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 6 000 euros;
M. G... A... n’occupe pas illégalement la parcelle AL 198, car il a acquis le 24 novembre 2018 un terrain de 200 m² situé sur la parcelle par acte sous seing-privé auprès de M. H... et contre la somme de 8 000 euros.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement de l'aménagement et du numérique, dite loi ELAN ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.



Considérant ce qui suit :

Sur la jonction :

Les requêtes n° 2502891 et n° 2502892, présentées par Mme T... C..., ont le même objet et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / (…). »

Par les requêtes visées ci-dessus ayant pour objet « signalement à l’attention du procureur » Mme C... demande au tribunal d’engager des poursuites contre l’Etat qui selon ses allégations souhaite procéder à la démolition des immeubles bâtis sur la parcelle cadastrée AL 198 située à Ouangani au motif de son occupation illégale. Elle soutient notamment que les occupants de la parcelle concernée sont propriétaires de leurs biens qu’ils ont acquis par actes de vente sous seing-privé. Toutefois, un tel litige relatif au droit de propriété et à l’application de règles relevant du droit civil ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter les conclusions des requêtes de Mme C... comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître en application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : Les requêtes présentées par Mme C... sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme T... C....


Fait à Mamoudzou le 26 janvier 2026.





Le président de la 3e chambre,


Ch. BAUZERAND



La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions