Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2610094

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2610094
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGARDONI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par un mémoire enregistré le 27 juillet 2026, Mme A... B..., représentée par Me Gardoni, demande au juge des référés :


1°) de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance du 19 juin 2026 ;


2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
• le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
• la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
• le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Par une ordonnance du 19 juin 2026 le juge des référés a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à Mme B..., dans un délai de dix jours à compter de la notification de son ordonnance, un certificat médical vierge, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

2. Aux termes de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée… ».

3. A la date de la présente ordonnance, le préfet des Bouches-du-Rhône, à qui le mémoire de Mme B... a été communiqué, n’a pas produit copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l’ordonnance du 19 juin 2026. Le préfet des Bouches-du-Rhône doit être regardé par suite comme n’ayant pas exécuté cette ordonnance. Il y a lieu, dès lors, de procéder au bénéfice de Mme B... à la liquidation de l’astreinte à titre provisoire pour la période du 30 juin au 1er octobre 2026 inclus, au taux de 50 euros par jour, c'est-à-dire à la somme de 4 700 euros (94 jours x 50 euros).

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de porter à 100 euros le montant journalier de l’astreinte qui continuera de courir jusqu’à l’exécution de l’ordonnance du 19 juin 2026.

5. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande la requérante au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : L’État est condamné, au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2610094 du 19 juin 2026, pour la période du 30 juin au 1er octobre 2026 inclus, à verser la somme de 4 700 euros à Mme B....
Article 2 : Le montant journalier de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2610094 du 19 juin 2026 est porté à 100 euros.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au ministre de l'intérieur et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 1er octobre 2026.



Le juge des référés,

signé

T. Trottier

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,