Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2614849

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2614849
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCUZIN-TOURHAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2026, M. A... B..., représenté par Me Cuzin-Tourham, demande au juge des référés :


1°) de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance du 4 septembre 2026 ;


2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros HT en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
• le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
• le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Par une ordonnance du 4 septembre 2026, le juge des référés a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. B..., dans un délai de huit jours à compter de la notification de son ordonnance, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

2. Aux termes de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée… ».

3. A la date de la présente ordonnance, le préfet des Bouches-du-Rhône, à qui le mémoire de M. B... a été communiqué, n’a pas produit copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l’ordonnance du 4 septembre 2026. Le préfet des Bouches-du-Rhône doit être regardé par suite comme n’ayant pas exécuté cette ordonnance. Il y a lieu, dès lors, de procéder au bénéfice de M. B... à la liquidation de l’astreinte à titre provisoire pour la période du 15 septembre au 1er octobre 2026 inclus, au taux de 100 euros par jour, c'est-à-dire à la somme de 1 700 euros (17 jours x 100 euros).

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande le requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : L’État est condamné, au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2614849 du 4 septembre 2026, pour la période du 15 septembre au 1er octobre 2026 inclus, à verser la somme de 1 700 euros à M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., au ministre de l'intérieur et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 1er octobre 2026.



Le juge des référés,

signé

T. Trottier

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,