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Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2616221

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2616221
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2026, Mme A... B... épouse C... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à la sous-préfecture d’Aix-en-Provence de procéder à l’enregistrement et à l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans les meilleurs délais et, dans l’attente, de lui délivrer un récépissé, une attestation de prolongation de l’instruction ou tout autre document provisoire approprié permettant de justifier de sa situation administrative et, lorsque les conditions légales sont réunies, de son droit au travail ;
2°) de mettre à la charge de l’administration les frais exposés et non compris dans les dépens.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ». Aux termes de l’article L. 521-3 du même code : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». L’article L. 522-3 de ce code prévoit cependant que « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ». L’article R. 432-2 du même code dispose que : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois... ».

3. La circonstance qu'un étranger se soit vu délivrer ou renouveler un récépissé ou une attestation de prolongation de l’instruction pour une durée supérieure au délai mentionné au point 2 ou postérieurement à l’expiration de ce délai ne fait pas obstacle à la naissance ou au maintien de la décision implicite de refus née du silence gardé par l'administration au terme de ce délai.

4. Il résulte de l’instruction que Mme B..., ressortissant algérienne a sollicité la délivrance d’un premier titre de séjour, dont elle ne précise pas la nature, au moyen du téléservice Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) le 15 septembre 2025. Alors même qu’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande, valable jusqu’au 21 juillet 2026, a été mise à sa disposition, le préfet des Bouches-du-Rhône a, en application des dispositions précitées, rejeté implicitement la demande de l’intéressée au plus tard quatre mois après le 15 septembre 2025, soit au plus tard le 15 janvier 2026. Par suite, à la date de la présente ordonnance, le juge des référés ne saurait faire obstacle à cette décision implicite de rejet sans méconnaître les dispositions de l’article L. 521‑3 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... épouse C....


Fait à Marseille, le 1er octobre 2026.



Le juge des référés,

signé
T. Trottier

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,