LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2000914

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2000914

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2000914
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantORN'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 mai 2020 et le 21 décembre 2020, M. A C, représenté par Me Sable, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commune de Verrières a procédé à son licenciement le 31 mars 2020 ;

2°) d'enjoindre à la commune de Verrières de procéder au rétablissement et à la reconstitution de sa carrière et des droits qui y sont attachés, dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de condamner la commune de Verrières à lui verser une somme de 6 000 euros à parfaire en réparation des préjudices subis ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Verrières la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le courrier lui notifiant le 3 avril 2020 la décision de licenciement est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- la décision de licenciement est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle n'a pas été prise sous la forme d'un arrêté adopté par le maire ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle a été prise au titre de la gestion de la crise sanitaire ;

- elle méconnaît les dispositions du décret du 15 février 1988 et l'article 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983 dès lors qu'il a la qualité de travailleur handicapé ;

- elle est entachée d'erreur de droit et de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il a subi des préjudices évalués à la somme de 6 000 euros à parfaire, du fait de son éviction illégale, se décomposant en :

- un préjudice patrimonial évalué à la somme de 4 000 euros à parfaire, du fait de la perte des rémunérations, primes et indemnités, auquel s'ajoutent les indemnités compensatrices liées aux droits sociaux attachés ainsi qu'aux congés annuels non pris ;

- un préjudice moral évalué à la somme de 2 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2020, le maire de Verrières conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le licenciement au terme de la période d'essai ne nécessitait aucune justification. Un second mémoire en défense a été enregistré le 2 septembre 2024 et non communiqué.

Le 2 septembre 2024, les parties ont été informées de ce que, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible de se fonder sur un moyen soulevé d'office tiré de ce que la décision attaquée serait entachée de vices liés à sa légalité externe, ces vices ayant été soulevés dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai de recours contentieux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- le décret n°88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relative à la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Groch,

- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C a été recruté en qualité d'agent technique contractuel par la commune de Verrières par contrat à durée déterminée d'un an à compter du 1er mars 2020. Après un entretien préalable du 30 mars 2020, la commune lui a notifié par courrier du 3 avril 2020 une décision de licenciement avec effet au terme de sa période d'essai le 31 mars 2020. Par sa requête, M. C doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision de licenciement notifiée par courrier du 3 avril 2020 et comme sollicitant la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de son éviction illégale.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de licenciement :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales : " En cas d'absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau. ". Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales qu'en cas d'absence ou de tout autre empêchement, le maire peut être remplacé par son premier adjoint pour l'accomplissement de l'ensemble de ses fonctions et qu'il appartient alors à ce dernier de prendre tous les actes nécessaires à la bonne marche de l'administration municipale dont l'intervention, au moment où elle s'impose normalement, serait rendue impossible par cette absence ou cet empêchement. Le remplacement du maire pendant son absence, qui s'opère de plein droit en vertu des dispositions précitées, ne nécessite pas d'arrêté de délégation particulier.

3. En l'espèce, il ressort des termes mêmes de la requête de M. C que M. B est le premier adjoint du maire de la commune de Verrières. En outre, le requérant ne conteste pas l'empêchement du maire à compter du 15 mars 2020 signifié dans le courrier qui lui a été notifié le 3 avril 2020 et selon lequel, à la date de la décision attaquée, le maire était hospitalisé. Ainsi, M. B tenait des dispositions précitées de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales compétence pour signer le courrier notifiant la décision de licenciement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté comme manquant en fait.

4. En second lieu, si M. C soutient que la décision attaquée est entachée d'un vice de forme, d'un défaut de motivation et qu'elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière, ces moyens, qui ne sont pas d'ordre public, ont été présentés plus de deux mois après l'expiration du délai de recours contentieux qui court, en l'espèce, au plus tard à compter de la saisine du tribunal, et alors qu'aucun moyen de légalité externe n'a été évoqué dans ce délai. Ils ont ainsi le caractère de prétentions nouvelles tardivement présentées, et sont, par suite, irrecevables.

En ce qui concerne le cadre juridique :

5. D'une part, aux termes de l'article 4 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif à la situation des agents contractuels de la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige : " Le contrat peut comporter une période d'essai qui permet à la collectivité territoriale ou à l'établissement public d'évaluer les compétences de l'agent et à ce dernier d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. / Toutefois, aucune période d'essai ne peut être prévue lorsqu'un nouveau contrat est conclu ou renouvelé par une même autorité territoriale avec un même agent pour exercer les mêmes fonctions que celles prévues par le précédent contrat, ou pour occuper le même emploi que celui précédemment occupé. / La durée initiale de la période d'essai peut être modulée à raison d'un jour ouvré par semaine de durée de contrat, dans la limite : / () - d'un mois lorsque la durée initialement prévue au contrat est inférieure à un an ; / - de deux mois lorsque la durée initialement prévue au contrat est inférieure à deux ans ; / La période d'essai peut être renouvelée une fois pour une durée au plus égale à sa durée initiale ; / La période d'essai ainsi que sa durée et la possibilité de la renouveler sont expressément stipulées dans le contrat. / () / Le licenciement en cours ou au terme de la période d'essai ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable au cours duquel l'agent peut être assisté par la personne de son choix conformément au troisième alinéa de l'article 42. La décision de licenciement est notifiée à l'intéressé par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Aucune durée de préavis n'est requise lorsque la décision de mettre fin au contrat intervient au cours ou à l'expiration d'une période d'essai. / Le licenciement au cours d'une période d'essai doit être motivé. / Le licenciement au cours ou à l'expiration d'une période d'essai ne donne pas lieu au versement de l'indemnité de licenciement prévue au titre X ". Aux termes de l'article 42 du décret du 15 février 1988 précité : " Le licenciement ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La convocation à l'entretien préalable est effectuée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation. L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. L'agent peut se faire accompagner par la personne de son choix. Au cours de l'entretien préalable, l'autorité territoriale indique à l'agent le ou les motifs du licenciement () ".

6. D'autre part, aux termes de l'article 6 sexies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicables aux agents non-titulaires en vertu du II de l'article 32 de cette loi : " Afin de garantir le respect du principe d'égalité de traitement à l'égard des travailleurs handicapés, les employeurs visés à l'article 2 prennent, en fonction des besoins dans une situation concrète, les mesures appropriées pour permettre aux travailleurs mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 323-3 du code du travail d'accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de l'exercer et d'y progresser ou pour qu'une formation adaptée à leurs besoins leur soit dispensée, sous réserve que les charges consécutives à la mise en œuvre de ces mesures ne soient pas disproportionnées, notamment compte tenu des aides qui peuvent compenser en tout ou partie des dépenses supportées à ce titre par l'employeur ". Ces dispositions imposent à l'autorité administrative de prendre les mesures appropriées au cas par cas pour permettre à chaque personne handicapée d'accéder ou de conserver un emploi sous réserve, d'une part, que ce handicap n'ait pas été déclaré incompatible avec l'emploi en cause et, d'autre part, que ces mesures ne constituent pas une charge disproportionnée pour le service.

En ce qui concerne la légalité de la mesure de licenciement :

7. En premier lieu, il ressort des mentions portées à l'article 8 du contrat de travail à durée déterminée conclu entre M. C et la commune de Verrières le 27 février 2020 pour une durée d'un an avec effet au 1er mars 2020, que la période d'essai prévue par les parties était d'un mois, avec une possibilité de la renouveler une fois. Ce contrat indique également que l'emploi d'agent technique occupé par le requérant comportait des fonctions d'entretien extérieur de la commune, plantations, fleurissement, élagage, entretien des bâtiments et du système d'assainissement collectif. Il ressort du courrier notifiant la décision de licenciement que celui-ci est intervenu le 31 mars 2020, soit au terme de la période d'essai, après la tenue d'un entretien préalable le 30 mars 2020 durant lequel l'agent a été informé des motifs du licenciement. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du décret du 15 février 1988 doit être écarté.

8. En deuxième lieu, le requérant, qui soutient dans sa requête être reconnu en tant que travailleur handicapé, ne le justifie pas. S'il se prévaut d'une invalidité de 30 % et de l'incompatibilité des missions liées à l'entretien du réseau d'assainissement en raison de son état de santé, la commune indique sans être contredite ne pas avoir eu connaissance de ces éléments avant la décision de licenciement. Au surplus, si le requérant produit un mail daté du 25 mars 2020 que l'agent de prévention du centre de gestion de l'Orne lui a adressé personnellement et indiquant qu'il faisait partie des personnes dites fragiles exclues du plan de continuité de l'activité, il ne soutient ni ne justifie avoir transmis cette information à son employeur avant la décision de licenciement. Ainsi, et quand bien même l'intéressé appartiendrait à la catégorie des travailleurs mentionnés au 1° de l'article L. 5212-13 du code du travail, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune ait été informée de la situation de M. C et de son état de santé avant le prononcé de la décision de licenciement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la commune, en n'examinant pas si des mesures appropriées pouvaient être mises en œuvre pour lui permettre de conserver son emploi avant de le licencier, a méconnu l'obligation prévue par les dispositions précitées de l'article 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983.

9. En troisième lieu, M. C soutient que la décision est entachée d'erreur de fait, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation. Il ressort des pièces du dossier que la commune a invoqué dans le courrier notifiant le licenciement au terme de la période d'essai un " manque de vivacité " de l'agent, " une présentation qui laisse à désirer " et une " brusquerie avec le matériel ". La commune fait valoir dans ses écritures que l'agent a été supervisé par le maire et son adjoint, lesquels ont constaté que le requérant ne convenait pas au profil du poste au regard de sa brusquerie avec le matériel, de son manque de vivacité et d'initiative, d'une présentation vestimentaire négligée en dépit des observations et recommandations qui lui ont été faites plusieurs fois, et enfin de l'absence de prise en compte par le requérant de la mission d'entretien de la station d'épuration. Il ressort des termes de la requête de M. C que ces motifs, liés principalement au comportement général de l'intéressé dans l'exercice de ses missions par rapport à l'intérêt du service, lui ont été signifiés lors de l'entretien préalable avec M. B le 30 mars 2020 qui s'est tenu par téléphone en raison de l'impossibilité pour le requérant de se rendre à l'entretien en présentiel dans un contexte de confinement. M. C, qui ne discute pas le grief concernant le maniement du matériel, précise uniquement dans sa requête ne l'avoir que très peu utilisé, et justifie sa tenue vestimentaire par le port de vêtements règlementaires de couleur orange fournis par ses employeurs précédents. Il explique l'absence d'entretien du réseau d'assainissement par un état de santé incompatible avec la mission, porté à la connaissance de la commune, ainsi qu'il vient d'être exposé, postérieurement à la décision de licenciement. Aussi M. C, qui ne peut utilement se prévaloir de ce qu'il aurait précédemment donné satisfaction sur un autre poste similaire dans d'autres collectivités, n'établit pas, par les éléments qu'il produit, que les manquements constatés par le maire et son adjoint, d'ailleurs sans rapport avec son état de santé, seraient inexacts. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que les manquements avancés par la collectivité n'étaient pas de nature à justifier son licenciement au terme de la période d'essai. Par suite, la commune de Verrières n'a pas commis d'erreur de fait et de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, en prenant la décision de licenciement de M. C.

10. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision en litige n'a pas été prise en raison de la gestion de la crise sanitaire, mais, ainsi qu'il a été dit au point précédent, en raison du comportement général de l'intéressé dans l'exercice de ses missions. Dans ces conditions, le moyen tiré d'un détournement de pouvoir doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Sur les conclusions indemnitaires :

12. La décision attaquée n'étant pas illégale, M. C n'est pas fondé à demander la réparation des préjudices que celle-ci lui aurait occasionnés. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité, ses conclusions indemnitaires ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Verrières, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Verrières.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Groch, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

N. GROCH

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

Le greffier,

Signé

D. DUBOST

La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier en chef,

D. Dubost

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions