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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2102872

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2102872

lundi 18 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2102872
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDESERT

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le n° 2102872, par une requête enregistrée le 29 décembre 2021, Mme A B, représentée par Me Désert, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er avril 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de proposer au ministre chargé de l'éducation son détachement dans le corps des professeurs certifiés éco-gestion, et la décision de rejet du recours gracieux exercé le 31 août 2021 ;

2°) d'annuler la décision du 18 juin 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie l'a affectée au lycée Thomas Pesquet de Coutances et les décisions ayant rejeté ses recours gracieux exercés les 22 juin 2021 et 31 août 2021 ;

3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie de la détacher dans le corps des professeurs certifiés ou, à défaut, de réexaminer sa demande de détachement, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision de refus de proposition de détachement dans le cops des professeurs certifiés en date du 1er avril 2021 est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un vice d'incompétence négative, l'administration s'étant estimée liée par l'avis des corps d'inspection;

- elle est entachée d'une erreur de droit pour avoir ajouté le critère de l'expérience dans la discipline aux conditions légales du détachement ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- la décision d'affectation au lycée professionnel Thomas Pesquet en date du 18 juin 2021 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2022, la rectrice de l'académie de Normandie conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions tendant à l'annulation du courriel des services du rectorat du 1er avril 2021 et du rejet du recours gracieux exercé contre ce courriel sont irrecevables, dès lors que ce courriel ne fait état que d'un avis émis, qui ne constitue pas une décision faisant grief.

Des observations en réponse à l'information faite par le tribunal ont été présentées par Mme B par un mémoire enregistré le 10 août 2023.

II. Sous le n° 2102874, par une requête enregistrée le 29 décembre 2021, Mme A B, représentée par Me Désert, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 25 000 euros, assortis des intérêts au taux légal à compter de la réception de la réclamation préalable adressée au rectorat ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'Etat a méconnu ses obligations en matière de protection de sa santé et commis une faute de nature à engager sa responsabilité en l'accompagnant insuffisamment dans sa reconversion et en s'abstenant de lui proposer un poste proche de son domicile ;

- cette carence fautive lui a occasionné un préjudice moral.

Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2022, la rectrice de l'académie de Normandie conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que l'Etat n'a commis aucune faute susceptible d'engager sa responsabilité.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code du travail ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 ;

- le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique ;

- la note de service du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports en date du 13 novembre 2020 relative au détachement de fonctionnaires de catégorie A dans les corps des personnels enseignants des premier et second degrés, des personnels d'éducation et des psychologues de l'éducation nationale relevant du ministère chargé de l'éducation nationale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pillais,

- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public,

- et les observations de Me Désert, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Le poste de Mme A B, professeur de lycée professionnel en économie gestion option gestion administration au lycée Jean Guéhenno de Flers (Orne), a disparu au 1er septembre 2020 à la faveur de la réforme du baccalauréat gestion administration. Après avoir obtenu son détachement dans le corps des conseillers principaux d'éducation, elle a été affectée du 1er septembre 2020 au 31 août 2021 au collège Victor Hugo de Sourdeval (Manche) pour y exercer les fonctions de chef d'établissement adjoint. En prévision de la rentrée de septembre 2021, elle a déposé une demande de détachement dans le corps des professeurs certifiés dans la spécialité économie gestion. Par un courriel du 1er avril 2021, le rectorat l'a informé que son dossier n'a pas été retenu. Le 18 juin 2021, par arrêté de la rectrice de l'académie de Normandie, elle a été affectée à compter du 1er septembre 2021 au lycée Thomas Pesquet de Coutances (Manche). Le 22 juin 2021, elle a adressé au rectorat un recours afin de contester son affectation et proposer une solution alternative, consistant à ce qu'une collègue, qui effectuait un remplacement au sein du Lycée Thomas Pesquet en qualité de titulaire d'une zone de remplacement, mais qui avait exprimé le vœu de voir sa situation pérennisée au sein de cet établissement, se voit attribuer le poste objet de la décision attaquée, et à ce que, pour sa part, elle soit affectée sur un poste la conduisant à assurer huit heures d'enseignement au sein de ce même lycée et un complément de service au sein du lycée Littré d'Avranches, plus proche de son domicile. Par courrier en date du 15 juillet 2021, la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de modifier son affectation. Par courrier en date du 16 août 2021, reçu le 31 août 2021, Mme B a demandé le retrait du refus de son détachement dans le corps des professeurs certifiés et le retrait de son affectation le 1er septembre 2021 au lycée Thomas Pesquet de Coutances, d'une part, ainsi que le versement d'une somme de 25 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle impute à l'inaction fautive de la rectrice de l'académie de Normandie à protéger sa santé et sa sécurité depuis l'annonce de la suppression de son poste, d'autre part. Par ses requêtes, Mme B demande l'annulation du refus de son détachement en date du 1er avril 2021 et du rejet de son recours contre cet acte exercé le 31 août 2021 ainsi que l'annulation de son affectation au lycée Thomas Pesquet de Coutances à compter du 1er septembre 2021 et des décisions rejetant ses recours contre cet acte exercés les 22 juin et 31 août 2021. Elle sollicite également la condamnation de l'Etat afin de l'indemniser de son préjudice moral.

Sur la jonction :

2. Les deux requêtes susvisées n°s 2102872 et 2102874 sont relatives à une même situation de fait. Elles présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le refus de détachement :

3. Aux termes de l'article 42 du décret du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés : " Pour l'application de l'article 13 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, les candidats au détachement dans le corps des professeurs certifiés doivent justifier de la détention d'un master ou d'un titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministre chargé de l'éducation () ".

4. La note de service du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports en date du 13 novembre 2020 relative au détachement de fonctionnaires de catégorie A dans les corps des personnels enseignants des premier et second degrés, des personnels d'éducation et des psychologues de l'éducation nationale relevant du ministère chargé de l'éducation nationale prévoit, s'agissant de la procédure applicable aux demandes de détachement dans les corps d'enseignant du second degré précise que : " Les candidats adressent leur dossier de candidature revêtu du visa de leur supérieur hiérarchique au rectorat de l'académie dans laquelle ils souhaitent être accueillis en détachement. () Au regard de leurs besoins, le recteur et l'IA-Dasen examinent et émettent un avis sur les candidatures () Seuls les dossiers ayant reçu un avis favorable () des recteurs d'académie pour les candidatures dans le 2d degré sont à adresser () au bureau DGRH/B2-3 (sous forme dématérialisée). () Les dossiers de candidature seront transmis par () les recteurs (2d degré) à la DGRH au plus tard le vendredi 2 avril 2021 sous forme dématérialisée () ". Aux termes du 2.2.3 de cette même note de service : " Au regard de leurs besoins, le recteur et l'IA-Dasen examinent et émettent un avis sur les candidatures en étant particulièrement attentifs aux points suivants :- la comparabilité des corps ;- l'ancienneté dans le corps d'origine ; - la détention des diplômes ou titres requis ; - l'adéquation entre la discipline demandée et la formation initiale et continue des candidats ; - la motivation du candidat appréciée notamment au regard de sa connaissance des compétences professionnelles des métiers du professorat, de l'éducation ou du métier de PsyEN, la réalisation d'actions de formation récentes, de période d'observation ou de mise en situation. / Les corps d'inspection du corps d'accueil, à travers l'avis motivé qu'ils émettent sur les candidats, veillent à donner une vision précise du parcours professionnel, des motivations et de l'aptitude du candidat à exercer ses fonctions dans son nouveau corps d'accueil. La simple mention de l'avis favorable au détachement est insuffisante. / Il appartient aux IA-Dasen et aux recteurs d'académie de s'assurer, avec le concours des inspecteurs de l'éducation nationale (IEN) ou des inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR) compétents, que la demande de détachement est la voie la plus appropriée à la situation du candidat. () ". Aux termes du 2.2.4 de la même note de service : " Seuls les dossiers ayant reçu un avis favorable () des recteurs d'académie pour les candidatures dans le 2d degré sont à adresser () au bureau DGRH/B2-3 (sous forme dématérialisée). () ". Il résulte de ces dispositions que pour la rentrée 2021, le détachement de fonctionnaires de catégorie A dans le corps des professeurs certifiés ne pouvait être prononcée par le ministre chargé de l'éducation que sur proposition du recteur d'académie, éclairée par un avis des inspecteurs de l'éducation nationale.

5. Il ressort des pièces du dossier que, par sa décision du 1er avril 2021, la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de proposer au ministre chargé de l'éducation le détachement de Mme B dans le corps des professeurs certifiés éco-gestion au seul motif de l'existence d'un avis défavorable du corps d'inspection de l'éducation nationale, sans s'en approprier le contenu. Dès lors, Mme B est fondée à soutenir qu'en s'estimant liée par cet avis et en se dispensant d'exercer une appréciation sur la candidature de Mme B, la rectrice de l'académie de Normandie a entaché sa décision d'une erreur de droit.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de proposer au ministre chargé de l'éducation son détachement dans le corps des professeurs certifiés éco-gestion et de la décision de rejet de son recours gracieux exercé le 31 août 2021.

En ce qui concerne l'affectation au lycée Thomas Pesquet de Coutances :

7. Aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " En cas de suppression d'emploi, le fonctionnaire est affecté dans un nouvel emploi dans les conditions prévues par les dispositions statutaires régissant la fonction publique à laquelle il appartient ".

8. Si Mme B soutient qu'il était possible de l'affecter, au moins partiellement, sur un poste plus proche de domicile, selon les modalités de la solution alternative exposée par son courrier du 22 juin 2021 mentionné au point 1, il ressort des pièces du dossier que cette solution aurait nécessité une réattribution du poste de titulaire d'une zone de remplacement occupé par sa collègue ainsi que la création d'un nouveau poste pérenne destiné à être occupé par la requérante. Par suite, compte tenu de la réorganisation du service qu'impliquait cette solution, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

9. Il résulte de tout ce qui précède que la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de proposer au ministre chargé de l'éducation le détachement de Mme B dans le corps des professeurs certifiés éco-gestion à la rentrée de septembre 2021 et la décision de rejet de son recours gracieux contre ce refus exercé le 31 août 2021 doivent être annulés en revanche, les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de son affectation au lycée Thomas Pesquet de Coutances à compter du 1er septembre 2021 et des décisions rejetant ses recours contre cet acte exercés les 22 juin et 31 août 2021 doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

10. Le jugement n'implique aucune meure d'exécution, dès lors que la période d'examen des demandes de détachement au titre de la rentrée 2021 est achevée.

Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :

11. Aux termes de l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 : " Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail ". Aux termes de l'article 2 du décret du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique : " Les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Dans les administrations et établissements mentionnés à l'article 1er, les règles applicables en matière de santé et de sécurité sont, sous réserve des dispositions du présent décret, celles définies aux livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application ainsi que, le cas échéant, par l'article L. 717-9 du code rural et de la pêche maritime pour les personnels de ces administrations et établissements exerçant les activités concernées par cet article. Des arrêtés du Premier ministre et des ministres chargés de la fonction publique, du budget et du travail, pris après avis de la commission centrale d'hygiène et de sécurité, déterminent, le cas échéant, les modalités particulières d'application exigées par les conditions spécifiques de fonctionnement de ces administrations et établissements ". L'obligation de sécurité de l'employeur est précisée à l'article L. 4121-1 du code du travail selon lequel : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. / Ces mesures comprennent : 1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l'article L. 4161-1 ; / 2° Des actions d'information et de formation ; / 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. / L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes ".

12. Mme B soutient que la responsabilité de l'Etat doit être engagée à raison de la carence fautive de l'administration à protéger sa santé et sa sécurité et se prévaut à cet effet d'une situation anxiogène depuis l'annonce de la fermeture de la section gestion administrative et de ce que son état de santé s'est altéré en raison des décisions prises par l'administration qui l'ont affectée dans des postes éloignés de son domicile, situé dans le sud du département de la Manche.

13. Il résulte toutefois de l'instruction que, suite à la suppression du poste occupé par Mme B jusqu'en 2020, cette dernière s'est vue proposer de multiples postes dont l'un, que l'intéressée a occupé du 1er septembre 2021 au 31 août 2021, était situé dans le sud du département de la Manche. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B pouvait prétendre à ce que sa demande de détachement dans le corps des professeurs certifiés connaisse une issue favorable dès lors que, d'une part, contrairement à ce qu'elle soutient, la seule détention des diplômes l'autorisant à candidater à ce détachement ne lui conférait pas un droit à son obtention et que, d'autre part, le corps d'inspection de l'éducation nationale a émis l'avis, dont le pertinence n'est pas critiquée, selon laquelle l'intéressée ne disposait pas de l'expérience disciplinaire adéquate. Enfin, Mme B, compte tenu notamment de ce qui a été dit aux points 7 et 8, n'établit pas que d'autres postes situés à proximité de son domicile auraient pu lui être proposés. En tout état de cause, la seule circonstance que l'administration n'ait pas été en mesure de formuler davantage de telles propositions ne caractérise pas une méconnaissance de ses obligations en matière d'hygiène et sécurité.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à engager la responsabilité de l'Etat.

Sur les frais liés aux instances :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat les sommes dont Mme B demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 1er avril 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a refusé de proposer au ministre chargé de l'éducation le détachement de Mme B dans le corps des professeurs certifiés éco-gestion ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux contre cette décision exercé le 31 août 2021 sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la rectrice de l'académie de Normandie et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marchand, président,

Mme Pillais, première conseillère,

Mme Silvani, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

M. PILLAIS

Le président,

Signé

A. MARCHAND La greffière,

Signé

A. D'OLIF

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

J. Lounis

N°s 2102872, 2102874

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