LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2200096

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2200096

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2200096
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantBON-JULIEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 17 janvier 2022, le 31 mai 2022 et le 18 novembre 2022, et un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1, enregistré le 2 mars 2023, l'association Bien vivre dans le Perche, l'association Perche Avenir Environnement, l'association L'air du Perche, la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique, Mme E F et M. C A, représentés par Me Bon-Julien, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 juillet 2021 par laquelle la préfète de l'Orne a accordé un permis de construire une unité de méthanisation à la SAS Gohyère NRJ Verte sur un terrain situé au lieu-dit La Gohyère à Saint-Mard-de-Réno, ensemble les décisions implicites de rejet de leurs recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir et sont recevables à présenter la requête ;

- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence ;

- il méconnaît les articles R. 431-7, R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît l'article 6 de la convention d'Aarhus du 25 juin 1998 en l'absence de participation du public ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article A3.2 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article A4.2 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît l'article 191 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.

Le préfet de l'Orne fait valoir que la requête est irrecevable dès lors que ni les particuliers, ni les associations ne justifient d'un intérêt à agir, et que les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 mai 2022, le 5 juillet 2022, le 23 décembre 2022 et un mémoire récapitulatif présenté le 1er mars 2023, en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, la SAS Gohyère NRJ Verte, représentée par Me Gossement, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 6 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SAS Gohyère NRJ Verte fait valoir que la requête est irrecevable dès lors que ni les particuliers, ni les associations ne justifient d'un intérêt à agir, et que les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un acte, enregistré le 2 août 2022, M. A, représenté par Me Bon-Julien, déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement ;

- la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Absolon,

- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public,

- les observations de Me Semino, substituant Me Bon-Julien, avocate de l'association Bien vivre dans le Perche et autres, et les observations de Me Thomas, substituant Me Gossement, avocat de la SAS Gohyère NRJ Verte.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 29 juillet 2021, la préfète de l'Orne a accordé à la SAS Gohyère NRJ Verte un permis de construire une unité de méthanisation sur un terrain situé au lieu-dit La Gohyère à Saint-Mard-de-Réno, pour une surface de plancher créée de 1 384 mètres carrés. Les associations Bien vivre dans le Perche et L'air du Perche, la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique et deux habitants ont formé des recours gracieux contre cet arrêté, lesquels ont été implicitement rejetés. Par leur requête, ils demandent l'annulation de cet arrêté et des décisions implicites de rejet de leurs recours gracieux.

Sur la requête, en tant qu'elle émane de M. A :

2. Le désistement de M. A est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, () / b) Le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes. () ". Aux termes de l'article L. 422-2 du même code : " Par exception aux dispositions du a de l'article L. 422-1, l'autorité administrative de l'Etat est compétente pour se prononcer sur un projet portant sur : / () b) Les ouvrages de production, de transport, de distribution et de stockage d'énergie, ainsi que ceux utilisant des matières radioactives ; un décret en Conseil d'Etat détermine la nature et l'importance de ces ouvrages ; () ". Aux termes de l'article R. 422-2 du même code : " Le préfet est compétent pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable dans les communes visées au b de l'article L. 422-1 et dans les cas prévus par l'article L. 422-2 dans les hypothèses suivantes : / () b) Pour les ouvrages de production, de transport, de distribution et de stockage d'énergie lorsque cette énergie n'est pas destinée, principalement, à une utilisation directe par le demandeur ; () ".

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'unité de méthanisation, dont la construction est autorisée par l'arrêté litigieux, a pour objet non seulement la production de biogaz dont la valorisation sera réalisée par cogénération permettant la production d'électricité et de chaleur, mais aussi la production de digestat valorisé sur les parcelles agricoles en substitution des engrais chimiques ou à l'épandage brut de lisier. Eu égard à ces caractéristiques, le projet d'installation en litige constitue un ouvrage de production d'énergie qui n'est pas destinée principalement à une utilisation directe par le demandeur et entre, ainsi, dans le champ de l'article R. 422-2 précité du code de l'urbanisme. D'autre part, l'autorisation litigieuse a été signée par le sous-préfet de Mortagne-au-Perche, lequel a reçu, par un arrêté n° 1122-2021-10014 du 15 février 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs du département, délégation de signature aux fins de signer, en matière d'urbanisme, les actes d'urbanisme délivrés au nom de l'Etat. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. * 431-33-1 ; c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente. ". En vertu de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme : " Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Le projet architectural défini par l'article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12 ". Aux termes de l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-9 de ce code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder () ".

6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

7. Si les requérants reprochent essentiellement au dossier de ne mentionner ni l'environnement proche et lointain, ni la création d'une clôture et d'un portail, ni l'existence d'une aire de stationnement, ni les raccordements aux réseaux, il ressort toutefois de la notice descriptive qu'elle comporte une rubrique " situation " indiquant la situation géographique du projet par rapport à la commune de Saint-Mard-de-Réno, son accès routier par la route départementale n° 8, ainsi que son implantation par rapport aux habitations. Cette rubrique fait également état de la composition de l'environnement bâti proche, lequel recense la présence de bâtiments d'exploitation appartenant au GAEC de La Gohyère, l'habitation des associés composant la SAS Gohyère NRJ Verte, des biens appartenant à des tiers et des dépendances. La description de l'environnement naturel immédiat y est également mentionnée, soulignant une topographie très marquée avec une déclivité très importante au sud-est de l'exploitation. Il ressort des pièces du dossier que l'implantation du projet se situe en zone agricole en contrebas d'un bois, en excavation, et a été guidée par ces aspects fonctionnels, techniques, économiques et paysagers. Le dossier comporte également une vue aérienne du site, un document graphique, un reportage photographique de sept clichés pris dans un environnement proche et plus lointain, et matérialisant l'accès routier existant, ainsi qu'un plan de situation représentant les habitations, les cours d'eau, les mares et les voies de circulation. Par ailleurs, dès lors que le code de l'urbanisme, qui définit une liste limitative des éléments à joindre aux demandes d'autorisation d'urbanisme, impose seulement de préciser, au sein de la notice descriptive du projet, l'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions projetées, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants, les requérants ne peuvent utilement critiquer l'absence d'indication relative aux nappes phréatiques, aux carrières, aux risques de retrait-gonflement d'argile, aux bâtiments protégés ou encore sur la réalisation d'une clôture, d'un portail et d'une aire de stationnement. S'agissant des réseaux, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de permis de construire comprend un plan de masse projet sur lequel figure le tracé des réseaux d'eaux pluviales, des effluents, d'électricité, ainsi que le réseau biogaz. Il ressort en outre des pièces du dossier que le projet nécessite un nouveau raccordement électrique d'une puissance haute tension à 630 kVa, dont le plan de raccordement est joint à l'avis du gestionnaire de réseau public d'électricité établi le 10 mai 2021. Par ailleurs, la notice expose dans sa rubrique " réseaux/gestion des eaux pluviales ", que les eaux pluviales seront collectées dans le bassin d'orage créé dans le cadre du projet et dont le volume utile sera de 600 mètres cubes. Enfin, aucune disposition du code de l'urbanisme n'impose au pétitionnaire de mentionner l'existence d'un forage même si ce dernier a pour vocation d'alimenter la réserve incendie. Les moyens tirés des insuffisances du dossier au regard des exigences des articles R. 431-8, R. 431-9, et R 431-10 du code de l'urbanisme doivent dès lors être écartés.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de la convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement : " 1. Article 6 PARTICIPATION DU PUBLIC AUX DÉCISIONS RELATIVES A DES ACTIVITÉS PARTICULIÈRES 1. Chaque Partie : / a) Applique les dispositions du présent article lorsqu'il s'agit de décider d'autoriser ou non des activités proposées du type de celles énumérées à l'annexe I; / b) Applique aussi les dispositions du présent article, conformément à son droit interne, lorsqu'il s'agit de prendre une décision au sujet d'activités proposées non énumérées à l'annexe I qui peuvent avoir un effet important sur l'environnement. Les Parties déterminent dans chaque cas si l'activité proposée tombe sous le coup de ces dispositions ; () / 2. Lorsqu'un processus décisionnel touchant l'environnement est engagé, le public concerné est informé comme il convient, de manière efficace et en temps voulu, par un avis au public ou individuellement, selon le cas, au début du processus () / 3. Pour les différentes étapes de la procédure de participation du public, il est prévu des délais raisonnables laissant assez de temps pour informer le public conformément au paragraphe 2 ci-dessus et pour que le public se prépare et participe effectivement aux travaux tout au long du processus décisionnel en matière d'environnement. / 4. Chaque Partie prend des dispositions pour que la participation du public commence au début de la procédure, c'est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence. ".

9. Il résulte des stipulations du paragraphe 1 de l'article 6 de cette convention que les stipulations de l'article 6 ne sont opposables qu'aux activités énumérées à l'annexe I de la convention. Or, le permis de construire délivré n'a ni pour objet ni pour effet d'autoriser l'exploitation d'une activité, mais accorde uniquement un droit de construire. Il s'ensuit que les stipulations de l'article 6 de la convention d'Aarhus ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre de la décision attaquée valant permis de construire. Par suite, le moyen tiré du défaut de participation du public doit être écarté.

10. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime : " Sont réputées agricoles toutes les activités correspondant à la maîtrise et à l'exploitation d'un cycle biologique de caractère végétal ou animal et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle ainsi que les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation. (). Il en est de même de la production et, le cas échéant, de la commercialisation, par un ou plusieurs exploitants agricoles, de biogaz, d'électricité et de chaleur par la méthanisation, lorsque cette production est issue pour au moins 50 % de matières provenant d'exploitations agricoles. () Les modalités d'application du présent article sont déterminées par décret ". L'article D. 311-18 du même code dispose que " Pour que la production et, le cas échéant, la commercialisation de biogaz, d'électricité et de chaleur par la méthanisation soient regardées comme activité agricole en application de l'article L. 311-1, l'unité de méthanisation doit être exploitée et l'énergie commercialisée par un exploitant agricole ou une structure détenue majoritairement par des exploitants agricoles. Ces exploitants agricoles sont, soit des personnes physiques inscrites au registre national des entreprises avec la qualité d'actif agricole mentionnée à l'article L. 311-2, soit des personnes morales dont le ou les associés détenant conjointement au moins 50 % des parts de la société, sont des exploitants agricoles inscrits à ce registre avec la qualité d'actif agricole mentionnée à l'article L. 311-2. / Le respect de la condition de provenance des matières premières à partir desquelles l'énergie est produite est apprécié, par exercice, au niveau de la structure gestionnaire de l'unité de méthanisation, et en masse de matières brutes présentées sous leur forme habituelle, sans transformation ni hydratation supplémentaires () ".

11. D'autre part, aux termes de l'article A1 du règlement du plan local d'urbanisme : " () En zone A, Ap, Ay et Aya, sont interdits tous les modes d'occupation du sol et notamment les constructions quelle que soit leur destination à l'exception des travaux, des constructions et installations dans le prolongement de l'activité agricole ou qui participent à la diversification de l'activité (type agro-tourisme) ainsi que celles autorisées à l'article A 2. () / Dans les secteurs soumis à des risques repérés sur le plan de zonage, sont également interdites les occupations et utilisations du sol incompatibles avec le risque, notamment celles citées au chapitre 1 du titre V du présent règlement ". Aux termes de l'article A2 de ce même règlement : " () Dans la zone A, à l'exception des secteurs Ay, Aya et Ap, sont autorisés sous les conditions suivantes : / Les constructions et installations liées et nécessaires aux exploitations agricoles aux conditions suivantes : / - Qu'elles soient implantées à proximité de bâtiments agricoles existants sauf : / o Pour les cas justifiés par la nature de la production agricole / o Pour la création d'activités nouvelles avec la création de siège ex-nihilo / o Si la délocalisation d'un bâtiment est nécessaire en raison de contraintes fortes sur le site existant ; / - que soient mises en œuvre toutes les dispositions utiles pour les rendre compatibles avec les milieux environnants et en limiter les nuisances, notamment visuelles. () ".

12. Il résulte de ces dispositions que pour déterminer si le permis de construire d'une unité de méthanisation peut bénéficier de l'exception aux règles d'occupation et d'utilisation du sol prévues par le règlement du plan local d'urbanisme, il convient de rechercher si le projet peut être regardé comme une activité agricole au regard de la définition qu'en donne le lexique du règlement du plan local d'urbanisme, éclairée par les articles L. 311-1 et D. 311-18 du code rural et de la pêche maritime.

13. D'une part, si le plan local d'urbanisme comporte une annexe 4 " définitions ", celle-ci ne comporte aucune définition de la notion d'activités agricoles. Il est constant que le terrain d'assiette du projet se situe en zone agricole et qu'il fait déjà l'objet d'une exploitation par le groupement agricole d'exploitation en commun de La Gohyère dont les exploitants agricoles sont M. D et Mme B. Il ressort des statuts de la SAS Gohyère NRJ Verte, que cette société est détenue par M. D, Mme B et le groupement agricole d'exploitation en commun de la Gohyère dont il est constant qu'il fournira, à titre exclusif, toutes les matières entrantes nécessaires à l'unité de méthanisation, à savoir 2 030 tonnes de fumier de bovins, 4 600 tonnes de lisier de bovins, 400 tonnes d'ensilage d'herbe, 150 tonnes de paille, 1 960 tonnes de cultures intermédiaires à vocation énergétique, 1 600 tonnes d'ensilage de maïs et 160 tonnes de menues pailles. Dans ces conditions, la construction projetée doit être regardée comme étant le prolongement de l'activité agricole de production déjà existante.

14. D'autre part, s'il ressort des différents plans joints au dossier de demande de permis de construire que le projet est situé à proximité d'un périmètre localisant une cavité souterraine, les bâtiments projetés ne seront toutefois pas installés dans ce périmètre. En outre, l'étude géotechnique de conception réalisée par un bureau d'études le 20 mai 2021, qui avait pour mission d'effectuer une étude de sol globale de l'ensemble du site, d'analyser les modes de fondations envisageables des différents ouvrages, ainsi que d'énoncer des préconisations pour la mise en œuvre de la voirie, n'a émis aucune observation, ni formulé aucune mesure préventive quant à la présence de cavités souterraines. Il ressort également des termes de l'arrêté attaqué que le directeur départemental des territoires a rendu un avis favorable, et qu'une prescription spécifique impose à la pétitionnaire, en cas de découverte d'indices de cavité ou d'anomalie de surface au moment de la réalisation des ouvrages, de solliciter un géologue géotechnicien pour expertiser la problématique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles A1 et A2 du règlement de plan local d'urbanisme doit être écarté.

15. En cinquième lieu, aux termes de l'article A3.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Article a 3 - accès et voirie / () / 3.2 - Voie de circulation / Les terrains doivent être desservis par des voies répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiés et dont l'édification est demandée ".

16. Les requérants soutiennent que le projet méconnaît les dispositions précitées dès lors qu'il n'est pas prévu d'aire de retournement pour les véhicules de secours. Toutefois, cet aménagement n'est pas prévu par l'article A3.2 du règlement de plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.

17. En sixième lieu, aux termes de l'article A4.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Article A4 - desserte par les réseaux / () 4.2 - Assainissement - Eaux usées / Dans les secteurs desservis par l'assainissement collectif, le branchement par des canalisations souterraines à un réseau collectif d'assainissement est obligatoire pour toutes constructions ou installations engendrant des eaux usées. / En l'absence d'un tel réseau, toutes les eaux usées doivent être dirigées sur des dispositifs autonomes de traitement et d'évacuation conformes aux normes en vigueur. De plus, ces dispositifs autonomes de traitement et d'évacuation doivent être conçus de manière à pouvoir être branchés sur le réseau collectif si celui-ci venait à être réalisé.

L'évacuation des eaux ménagères et des effluents non traités dans les fossés et les égouts pluviaux est interdite. / Les installations artisanales ne doivent rejeter au réseau public d'assainissement que des effluents pré-épurés conformes aux dispositions règlementaires en vigueur ".

18. Il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement de la notice descriptive, que le projet n'engendrera aucune eau usée d'origine humaine. S'agissant des eaux pluviales potentiellement chargées par les jus de silos, l'aire de lavage et la fumière, celles-ci seront canalisées par un regard séparateur pour être orientées vers la préfosse couverte de 10 mètres cubes et, en cas d'excédent, elles seront orientées via un déversoir d'orage vers le bassin d'eaux pluviales présentant une capacité de 600 mètres cubes. Il ressort également des pièces du dossier qu'en situation accidentelle, une vanne de confinement en amont du bassin d'eaux pluviales, a pour vocation d'isoler la pollution. Par ailleurs, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations, le service eau et biodiversité de la direction départementale des territoires, mais également la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, ont émis des avis favorables au projet de construction d'une unité de méthanisation. Enfin, l'arrêté attaqué invite le pétitionnaire à se rapprocher du service eau et biodiversité de la direction départementale des territoires pour un respect total de la réglementation relative à la loi sur l'eau. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

19. En septième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Les risques d'atteinte à la sécurité publique visés par l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sont aussi bien les risques auxquels peuvent être exposés les occupants de la construction pour laquelle le permis est sollicité que ceux que l'opération projetée peut engendrer pour des tiers. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Aux termes de l'article R. 111-26 du même code : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement. ". Aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'environnement : " I. - Les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sons et odeurs qui les caractérisent, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l'air, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation. Ce patrimoine génère des services écosystémiques et des valeurs d'usage. / Les processus biologiques, les sols et la géodiversité concourent à la constitution de ce patrimoine. / II. - Leur connaissance, leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état, leur gestion, la préservation de leur capacité à évoluer et la sauvegarde des services qu'ils fournissent sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants : / 1° Le principe de précaution, selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable. () ". Aux termes de l'article L. 110-2 du même code : " Les lois et règlements organisent le droit de chacun à un environnement sain. Ils contribuent à assurer un équilibre harmonieux entre les zones urbaines et les zones rurales ainsi que la préservation et l'utilisation durable des continuités écologiques. Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde et de contribuer à la protection de l'environnement, y compris nocturne. Les personnes publiques et privées doivent, dans toutes leurs activités, se conformer aux mêmes exigences. ".

20. S'agissant des risques de nuisances sonores et olfactives, il ressort des pièces du dossier que le projet est situé à l'écart du centre du village dans une zone agricole où les habitations sont très éparses. En outre, le permis de construire contesté autorise l'édification d'une unité de méthanisation de taille modeste, appelée à recevoir seulement vingt-neuf tonnes de volume par jour et dont les équipements tels que la fosse de stockage de digestat et le digesteur seront couverts.

21. S'agissant des risques liés à la composition du sol et du sous-sol, si les requérants invoquent un risque de présence de cavités souterraines, ils ne démontrent pas en quoi les prescriptions mentionnées sur la décision seraient insuffisantes. En outre, ainsi qu'il a été dit précédemment, l'étude géotechnique de conception réalisée par un bureau d'études indépendant le 20 mai 2021, n'a émis à ce propos aucune observation, ni mesure préventive.

22. S'agissant du risque incendie, il ressort des pièces du dossier que le service départemental d'incendie et de secours de l'Orne a émis un avis favorable à la réalisation de ce projet le 6 mai 2021, dont les observations ont fait l'objet de prescription dans l'arrêté attaqué. En outre, le projet comporte la création d'une réserve incendie de 120 mètres cube, ce qui répond aux recommandations figurant sur ce même avis.

23. S'agissant du risque afférent à la présence d'une zone ATEX, si le local qui accueille un bureau et des infrastructures techniques, se trouve en partie dans la zone ATEX de la plus grande fosse de stockage de digestat, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un tel emplacement serait contraire à des recommandations ou prescriptions particulières de sécurité, ni qu'il existerait un risque avéré d'incendie ou d'explosion de nature à justifier l'édiction de prescriptions spéciales ou un refus du permis de construire demandé.

24. S'agissant du risque de pollution de l'air, celui-ci relève de la législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement qui ne s'impose pas à l'autorité délivrant des permis de construire, même lorsque ces prescriptions comportent des règles relatives à l'implantation de certaines constructions.

25. S'agissant des risques de pollution des eaux, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point n° 18, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet présenterait de tels risques.

26. S'agissant des risques en termes de pollution du sol et des eaux situées à proximité, les requérants se bornent à des considérations très générales sans apporter aucun élément circonstancié tendant à démontrer que l'ouvrage est de nature à emporter des conséquences dommageables pour l'environnement.

27. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-26 du code de l'urbanisme.

28. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, dans sa version désormais en vigueur : " Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants : () 6° bis La lutte contre l'artificialisation des sols, avec un objectif d'absence d'artificialisation nette à terme ; () ". Selon l'article 191 de la loi du 22 août 2021 : " Afin d'atteindre l'objectif national d'absence de toute artificialisation nette des sols en 2050, le rythme de l'artificialisation des sols dans les dix années suivant la promulgation de la présente loi doit être tel que, sur cette période, la consommation totale d'espace observée à l'échelle nationale soit inférieure à la moitié de celle observée sur les dix années précédant cette date. Ces objectifs sont appliqués de manière différenciée et territorialisée, dans les conditions fixées par la loi. ".

29. D'une part, le permis de construire contesté doit s'apprécier à la date de son édiction, à savoir le 29 juillet 2021. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le projet litigieux serait incompatible avec les dispositions de l'article 191 de la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, lesquelles sont entrées en vigueur le 23 août 2021. D'autre part, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il résulte de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme que ces dispositions ne sont pas au nombre de celles au regard desquelles s'apprécie la légalité d'un permis de construire.

30. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 juillet 2021 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

31. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants sur le fondement de ces dispositions.

32. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la SAS Gohyère NRJ Verte tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A au même titre.

33. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de l'association Bien vivre dans le Perche, de l'association Perche Avenir Environnement, de l'association L'air du Perche, de la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique et de Mme F, le versement d'une somme de 1 500 euros à la SAS Gohyère NRJ Verte au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A.

Article 2 : La requête de l'association Bien vivre dans le Perche et autres est rejetée.

Article 3 : L'association Bien vivre dans le Perche, l'association Perche Avenir Environnement, l'association L'air du Perche, la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique et Mme E F verseront solidairement à la SAS Gohyère NRJ Verte la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Bien vivre dans le Perche, première dénommée pour les requérants, à M. C A, à la SAS Gohyère NRJ Verte et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.

Copie en sera adressée au préfet de l'Orne.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

- M. Marchand, président,

- Mme Pillais, première conseillère,

- Mme Absolon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.

La rapporteure,

Signé

C. ABSOLON

Le président,

Signé

A. MARCHAND

La greffière,

Signé

A. D'OLIF

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

Le greffier,

J. Lounis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions