vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200237 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL DOLLON AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2022 et un mémoire enregistré le 3 juin 2024 et non communiqué, M. C B, représenté par Me Loison, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier public du Cotentin a limité l'imputabilité au service de sa pathologie du 26 novembre 2020 au 4 janvier 2021 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier public du Cotentin la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision est entachée d'une erreur d'appréciation, l'accident survenu le 26 novembre 2020 étant une récidive de la même symptomatologie que celle de son premier accident de service du 10 décembre 2003.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le centre hospitalier public du Cotentin, représenté par Me Dollon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.
Il soutient que le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 4 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martinez,
- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, né le 1er mars 1966, ouvrier principal, est employé par le centre hospitalier public du Cotentin. Le 26 novembre 2020, M. B a été victime d'un accident alors qu'il était en service. Par une décision du 29 novembre 2021, dont il est demandé l'annulation, le directeur du centre hospitalier public du Cotentin a reconnu l'imputabilité de l'accident au service pour la période du 26 novembre 2020 au 4 janvier 2021.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service ".
3. Il ressort des pièces du dossier que suite à un accident en service, M. B a bénéficié d'un arrêt maladie du 26 novembre 2020 pour lombalgie, renouvelé le 4 décembre 2020, et le 15 janvier 2021 jusqu'au 31 mars 2021. Le 23 mars 2023, l'expertise médicale réalisée par le docteur A constate que suite à un précédent accident du 10 décembre 2003, M. B s'était vu fixer une date de consolidation le 31 mars 2016 avec un taux d'IPP de 5 % et que son médecin traitant a établi le 4 janvier 2021 une " lombalgie chronique persistante avec sciatique gauche ". L'expert attribue la lombalgie aiguë à l'accident de service du 26 novembre 2020 et estime que la date de guérison doit être fixée au 4 janvier 2021, date de " retour à l'état antérieur dégénératif ". M. B soutient que les conséquences de son accident du 10 décembre 2003 n'ont pas été examinées et qu'elles justifieraient une imputabilité des soins inhérents à son état dégénératif. Il résulte toutefois de ce qui précède que le docteur A a bien pris en compte l'ensemble de son dossier médical et que M. B souffre d'une " affection indépendante du rachis lombaire évoluant pour son propre compte " dont la preuve d'un lien avec les dommages imputables au premier accident du 10 décembre 2003, avec une date de consolidation au 31 mars 2016, n'est pas établie. Dès lors, en limitant l'imputabilité de l'accident de service à la période du 26 novembre 2020 au 4 janvier 2021, le centre hospitalier public du Cotentin n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
4. Il résulte de ce qui précède la requête de M. B doit être rejetée.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier public du Cotentin, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par le centre hospitalier public du Cotentin au titre des frais de même nature.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentée par le centre hospitalier public du Cotentin sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Loison et au centre hospitalier public du Cotentin.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
P. MARTINEZ
Le président,
Signé
F. CHEYLANLa greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026