vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200467 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 février et 4 avril 2022, M. B A, représenté par Me Cavelier, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2022 par lequel la préfète de l'Orne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an ou de réexaminer sa demande, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la préfète doit justifier la compétence du signataire de la décision ;
- elle a méconnu les dispositions de l'article L. 114-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a commis une erreur de fait ;
- elle a commis une erreur de droit en exigeant un document de voyage en cours de validité ;
- elle a méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a porté une atteinte disproportionnée à son droit à une vie familiale ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- l'avis de dépôt de la demande d'aide juridictionnelle du 10 février 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Cavelier, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant bangladais né le 12 septembre 2003, est entré sur le territoire français le 28 janvier 2020. Par une ordonnance du 6 juillet 2020 du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Pontoise, il a été confié à l'aide sociale à l'enfance. Le 22 juin 2021, M. A a demandé un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 5 janvier 2022, la préfète de l'Orne a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
3. En l'espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions et d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.
Sur la décision refusant un titre de séjour :
4. En premier lieu, par un arrêté du 11 août 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs, la préfète de l'Orne a délégué sa signature au directeur de la citoyenneté et de la légalité, à l'effet de signer, notamment, les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. / Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations ". L'administration n'est ainsi tenue de demander au ressortissant étranger sollicitant l'octroi d'un titre de séjour communication que des seules pièces obligatoires manquant à son dossier et n'est pas tenue de l'inviter à fournir des éléments complémentaires chaque fois que ceux qui sont produits ne suffisent pas à emporter la conviction.
6. Il ressort des mentions de la décision contestée que la préfète n'a pas opposé à
M. A le caractère incomplet de sa demande, préalablement à son examen au fond, mais s'est fondée notamment sur le caractère insuffisamment probant des pièces produites pour justifier l'identité du demandeur. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Orne a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En troisième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de l'erreur de droit que la préfète de l'Orne aurait commise en lui demandant de fournir des documents de voyage en cours de validité dès lors qu'elle n'a pas retenu ce motif dans la décision attaquée.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité et, le cas échéant, de ceux de son conjoint, de ses enfants et de ses ascendants ". L'article L. 111-6 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
9. Le II de l'article 16 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme de la justice dispose que : " II. - Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation ". Aux termes de l'article 3 du décret n° 2020-1370 du 10 novembre 2020 relatif à la légalisation des actes publics établis par une autorité étrangère : " I. - L'ambassadeur ou le chef de poste consulaire français peut légaliser : 1° Les actes publics émis par les autorités de son Etat de résidence, légalisés le cas échéant par l'autorité compétente de cet Etat ;() ".
10. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
11. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A a produit à l'appui de sa demande de titre de séjour un acte de naissance délivré le 17 septembre 2019, accompagné de sa traduction en anglais, et un certificat de nationalité délivré le 18 novembre 2020. La préfète de l'Orne a constaté que ces deux documents n'ont pas été légalisés par les autorités. Le rapport d'analyse de la police aux frontières du 25 août 2021 se borne à décrire les documents et émettre des doutes sur des éléments, notamment le mode d'impression et le format du papier. Il ne conclut pas à la certitude de la fraude et constate l'absence de légalisation par les autorités bangladaises en France ou par les autorités françaises au Bangladesh pour en déduire que ces documents sont " irrecevables par les autorités françaises ". Si la préfète a signalé au procureur de la République une suspicion de fraude documentaire en mentionnant notamment le caractère atypique de l'acte de naissance et l'absence de sécurité documentaire du certificat de nationalité, aucune suite n'a été donnée à sa lettre du 22 novembre 2021. Dans ces conditions, en se fondant sur la seule absence de légalisation et sur un rapport de la police aux frontières qui ne comporte aucune autre conclusion explicite, la préfète de l'Orne ne pouvait se fonder sur la présentation de pièces frauduleuses par M. A pour refuser le titre de séjour demandé.
13. En dernier lieu, l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
14. A cet égard, le préfet de l'Orne fait état dans son mémoire en défense du motif de la méconnaissance des dipositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que l'intéressé ne réunissait pas les conditions prévues par cet article et en particulier qu'il n'avait pas entrepris une formation qualifiante depuis six mois à la date de la décision attaquée. Le préfet de l'Orne forme ainsi une demande de substitution de motifs.
15. Aux termes des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
16. Lorsqu'il examine une demande d'admission au séjour présentée sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
17. Il ressort des pièces du dossier que M. A a signé un contrat de professionnalisation dont l'exécution a débuté le 1er septembre 2021, soit moins de six mois avant l'édiction de la décision attaquée. Il était auparavant scolarisé à la maison familiale et rurale de Pontel où il ne suivait pas une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Pour ce motif, l'intéressé ne pouvait prétendre à l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18. Il ressort des pièces du dossier que M. A a suivi une scolarité dont le caractère réel et sérieux n'est pas contesté. Toutefois, il ne produit pas de bulletins de notes depuis son entrée en certificat d'aptitude professionnel d'agent de restauration. S'il a bien progressé dans la maîtrise de la langue française, il n'est pas encore autonome pour faire ses démarches. De plus, il ne démontre ni ne plus avoir d'attaches familiales dans son pays d'origine où réside notamment sa mère avec qui il a conservé des contacts, ni avoir noué en France des relations sociales d'une particulière intensité. Dans ces conditions, la préfète de l'Orne n'a ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ni porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
19. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
20. Il ressort des pièces du dossier que la présence en France de M. A n'est pas antérieure au 28 janvier 2020 et qu'il n'était donc présent sur le territoire français que depuis deux ans à la date de la décision litigieuse. De plus, M. A, qui est célibataire et sans enfant, n'apporte aucun élément particulier permettant d'établir une intégration sociale même s'il s'est montré irréprochable au cours de sa scolarité et qu'il présente des perspectives d'intégration par le travail. Par ailleurs, il ressort des écritures mêmes du requérant que sa mère demeure dans son pays d'origine et qu'il a toujours des contacts ponctuels avec elle. Dans ces conditions, en dépit des efforts de M. A dans la poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage, la décision par laquelle la préfète de l'Orne a refusé de lui délivrer un titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. M. A n'est ainsi pas fondé à soutenir que cette décision méconnaîtrait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 janvier 2022. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande M. A en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire est accordé à M. A.
Artciel 2 : Le surplus de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Orne.
Délibéré après l'audience du 9 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président,
M. Berrivin, première conseillère,
Mme Saint-Macary, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.
Le rapporteur,
SIGNÉ
A. C
Le président,
SIGNÉ
X. MONDESERTLa greffière,
SIGNÉ
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
la greffière
A. Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026