vendredi 24 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200675 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL SALMON ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 21 mars 2022 et le 3 juillet 2023, M. et Mme C G, représentés par la SELARL Publi-Juris, demandent, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Bénouville a délivré à M. H F un permis de construire un garage ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bénouville la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir ;
- il appartient à la commune de justifier de la compétence du signataire de la décision attaquée et de la régularité de l'arrêté portant délégation de fonction et de signature ;
- l'arrêté du 21 octobre 2021 méconnaît l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme ; il ne comporte pas le sens des avis rendus par l'architecte des bâtiments de France et la mission Espaces Publics de la communauté urbaine Caen la Mer ;
- le dossier de demande de permis de construire est insuffisant au regard des dispositions des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- le permis de construire méconnaît l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le permis de construire méconnaît l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le permis de construire méconnaît l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le permis de construire méconnaît l'article UC 13 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2022, la commune de Bénouville, représentée par Me Labrusse, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- M. et Mme G ne justifient pas d'un intérêt à agir contre l'arrêté attaqué ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires, enregistrés le 20 juillet 2022 et le 12 juillet 2023, M. H F, représenté par Me Salmon, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 17 octobre 2023, les parties ont été invitées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser des vices susceptibles d'entacher le permis de construire attaqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sénécal,
- les conclusions de Mme E,
- et les observations de Me Schlosser, représentant la commune de Bénouville, et de Me Baugé, représentant M. F.
Considérant ce qui suit :
1. M. H F a déposé, le 20 septembre 2021, un dossier de demande d'un permis de construire un garage d'une superficie de 50 m2 sur la parcelle cadastrée AH n° 61 située 7 rue de la Fossé Poirier à Bénouville. Par l'arrêté attaqué du 21 octobre 2021, le maire de la commune de Bénouville lui a délivré le permis de construire sollicité. Un permis de construire modificatif, non contesté par M. et Mme C G, a, par ailleurs, été délivré par un arrêté du 31 janvier 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir :
2. Aux termes de l'article L. 600-1- 2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ".
3. Il appartient au requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir quelles atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Il appartient enfin au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Les requérants, qui sont propriétaires de la parcelle cadastrée section AH n° 60 située au 9, rue de la Fossé Poirier à Bénouville, ont la qualité de voisins immédiats. Ils invoquent une nuisance visuelle du fait de la hauteur du garage projeté, qui est supérieure à celle de l'actuelle haie qui sépare leur parcelle du terrain d'assiette du projet, ainsi qu'une perte d'ensoleillement, compte tenu de l'implantation du garage en limite séparative de propriétés, de nature à impacter la production fruitière de leur cerisier situé à proximité du projet. Il ressort des pièces du dossier que le projet de M. F est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien des requérants, qui justifient, ainsi, d'un intérêt à agir contre le permis délivré le 21 octobre 2021. Par suite, la fin de non-recevoir doit être écartée.
Sur la légalité du permis de construire délivré à M. F :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 26 mai 2020, la maire de la commune de Bénouville a donné délégation de fonction dans les domaines de compétence " urbanisme, travaux et cadre de vie " à M. A B, 3ème adjoint au maire, signataire de la décision attaquée. L'article 3 de cet arrêté prévoit toutefois que " M. A B est chargé de prendre au nom du maire, les décisions relatives à cette délégation et de signer tous les documents qui s'y rattachent. Ces décisions seront soumises à consultation préalable du conseiller délégué à l'environnement, Angèle D ". Or, et ainsi que le font valoir les requérants, il n'est pas établi, ni même allégué par la commune, que Mme D aurait été consultée préalablement à l'édiction de la décision attaquée. Dans ces conditions, le signataire de la décision ne saurait être regardé comme ayant été compétent pour délivrer le permis de construire attaqué. Par suite, ce moyen doit être accueilli.
6. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise, conformément aux dispositions du d de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme, les avis rendus par l'architecte des bâtiments de France et la mission espaces publics de la communauté urbaine Caen la Mer. Si l'arrêté ne mentionne pas expressément le sens des avis rendus, il ressort des termes mêmes de la décision que ces avis sont joints à l'arrêté. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. () ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : " () d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
8. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. En outre, lorsqu'une autorisation d'urbanisme a été délivrée en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance de l'autorisation, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédée de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la notice descriptive a été complétée par la demande de permis de construire modificatif et mentionne la présence d'un cerisier, qui sera supprimé, à l'emplacement du garage projeté. En outre, l'insertion graphique jointe à la demande initiale de permis de construire représente les haies plantées le long des limites séparatives de propriété, le long de l'alignement au niveau des accès à la parcelle ainsi que les plantations situées en cœur de parcelle, les plans de masse faisant état des arbres présents sur le terrain. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de demande de permis de construire comporte des informations concernant la végétation et les éléments paysagers existants. En outre, il ressort de l'examen combiné de la notice descriptive et des photographies jointes à la demande de permis de construire que les matériaux utilisés pour la construction du garage sont similaires à ceux utilisés pour la construction de l'habitation du pétitionnaire, laquelle est similaire aux habitations avoisinantes. Le dossier de demande de permis de construire comporte également des informations concernant les partis pris par le pétitionnaire pour assurer l'insertion du projet dans son environnement. Enfin, si le dossier de demande de permis de construire ne mentionne aucun élément concernant le traitement des clôtures et des végétations en limite de terrain, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette omission a été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme. Le permis de construire n'a donc pas été délivré au vu d'un dossier insuffisant au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier du plan de masse joint à la demande de permis de construire modificatif et de la notice descriptive, que le dossier de demande de permis permet d'affirmer que la construction projetée sera raccordée au réseau d'évacuation des eaux pluviales existant.
11. Enfin, le dossier comporte deux photographies situant le terrain dans son environnement proche et lointain, ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. Si les points et les angles des prises de vue ne sont pas reportés sur le plan de situation et le plan de masse, la vue aérienne, la notice descriptive et le plan de masse ont permis au service instructeur de situer le projet dans son environnement et d'appréhender son impact visuel. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le pétitionnaire aurait, par le choix des angles de vue, omis un élément de l'environnement de nature à fausser l'appréciation du service instructeur sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme.
12. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré du caractère insuffisant ou incomplet du dossier de demande de permis de construire doit être écarté.
13. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article UC 4 du plan local d'urbanisme : " Tout aménagement réalisé sur un terrain doit être conçu de façon à ne pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales ; un dispositif visant à limiter les débits évacués pourra être exigé. A cette fin, la collecte des eaux pluviales de toiture, via une cuve enterrée ou aérienne, pour utiliser l'eau de pluie à des usages extérieurs au bâtiment () est imposée pour les constructions nouvelles et fortement préconisée pour les constructions existantes ".
14. Il ressort du point 10 que la demande de permis de construire modificatif prévoit le raccordement de l'évacuation des eaux pluviales au réseau existant. En outre, le pétitionnaire, dont le projet consiste en l'édification d'un garage sur le terrain d'implantation de sa maison, n'était pas tenu de rechercher des solutions alternatives ni de prévoir l'installation d'une cuve enterrée ou aérienne pour la collecte des eaux pluviales. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 4 du plan local d'urbanisme doit être écarté.
15. En cinquième lieu, en application des dispositions de l'article UC 7 du plan local d'urbanisme, les extensions et les annexes des constructions existantes sont autorisées dans la bande des quatre mètres à partir de la limite séparative à condition que leur hauteur n'excède pas cinq mètres au faîtage et trois mètres à l'égout ou trois mètres cinquante à l'acrotère, et qu'elles ne créent pas de gêne à l'ensoleillement des constructions et parcelles avoisinantes.
16. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la notice descriptive du dossier de demande de permis de construire modificatif, que " le garage se trouvera à une distance de sept mètres de l'habitation au point le plus proche ", " la hauteur à l'égout côté limite parcelle 0062 sera de 2,85 mètres et côté parcelle 0061 de 2,92 mètres " et " le faîtage aura une hauteur de cinq mètres ". Il ne ressort pas des pièces du dossier que le garage, dont la hauteur sera égale à celle du cerisier appartenant aux requérants, causera de l'ombre sur leur parcelle ni que sa présence impactera la production fruitière de l'arbre. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 7 doit être écarté.
17. En sixième lieu, si l'article UC 12 du plan local d'urbanisme prévoit que des équipements pour le stationnement des vélos doivent être réalisés lors de toutes nouvelles opérations de construction, ces dispositions ne sauraient être applicables à la construction d'un garage, dont la superficie de 50 m2 permettra, au demeurant, d'y stationner des vélos. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.
18. En dernier lieu, si l'article UC 13 du plan local d'urbanisme prévoit que les plantations existantes de qualité doivent être maintenues et leur suppression, compensée, il ne ressort pas des pièces du dossier que la qualité du cerisier qui sera supprimé justifiait son maintien. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 21 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Bénouville a délivré à M. F un permis de construire un garage sur sa parcelle est entaché d'un vice d'incompétence constaté au point 5 du présent jugement.
Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
20. Aux termes de l'article L. 600-5-1 de ce même code : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".
21. Le vice d'incompétence du signataire du permis de construire délivré à M. F apparait régularisable, sans entraîner un bouleversement du projet tel qu'il en changerait la nature. Il y a lieu, par suite, de surseoir à statuer sur les conclusions à fin d'annulation afin de permettre cette éventuelle régularisation par la délivrance d'un permis de construire modificatif, qui devra être communiqué au tribunal dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la présente requête.
Article 2 : M. F et la commune de Bénouville devront justifier, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de l'éventuelle délivrance d'un permis de construire modificatif permettant de régulariser le vice d'incompétence relevé dans les motifs du présent jugement.
Article 3 : Les conclusions des parties sur lesquelles il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservées jusqu'à la fin de l'instance.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C G, à la commune de Bénouville et à M. H F.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Macaud, présidente,
- Mme Sénécal, première conseillère,
- Mme Créantor, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2023.
La rapporteure,
SIGNÉ
I. SENECAL
La présidente,
SIGNÉ
A. MACAUD
La greffière,
SIGNÉ
E. BLOYET
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026