mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200899 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JURIADIS |
Vu les procédures suivantes :
I- Sous le n° 2200899, par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 avril 2022 et le 12 février 2024, M. C D et M. B D, représentés par la SCP Ferretti Hurel Leplatois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le maire de Bréhal a accordé à M. et Mme F un permis de construire une maison d'habitation et la décision du 24 mars 2022 par laquelle il a rejeté leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge solidaire de M. et Mme F une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient de leur intérêt à agir en tant que propriétaires en contiguïté du terrain d'assiette du projet ;
- l'arrêté contesté méconnait l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors que le projet affecte un mur mitoyen ;
- le dossier de demande de permis ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comporte pas de documents graphiques suffisants permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction dans son environnement, ni de photographies présentant la parcelle sous tous ses angles ;
- l'arrêté contesté méconnait le a) de l'article Uc11 du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les toitures terrasse susceptibles d'être autorisées ;
- l'arrêté contesté méconnait le a) de l'article Ub11 du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les toitures terrasse susceptibles d'être autorisées.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er juillet 2022 et le 16 février 2024, la commune de Bréhal, représentée par la SELARL Juriadis, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute pour les requérants de justifier d'un intérêt pour agir ;
- le moyen tiré de la méconnaissance du a) de l'article Uc11 du plan local d'urbanisme est inopérant ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R.423-1 du code de l'urbanisme a été soulevé tardivement et est par suite irrecevable ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 5 septembre 2022 et le 2 février 2024, M. A F et Mme E F, représentés par Me Hourmant, concluent :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 ou de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ;
3°) en tout état de cause, à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- un permis de construire modificatif est intervenu en cours d'instance par arrêté du 8 août 2022 ;
- la requête est irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt pour agir ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Par une ordonnance du 20 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 mars 2024.
II- Sous le n° 2202249, par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 octobre 2022 et le 12 février 2024, M. C D et M. B D, représentés par la SCP Ferretti Hurel Leplatois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2022 par lequel le maire de Bréhal a accordé à M. et Mme F un permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Bréhal et de M. et Mme F une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient de leur intérêt à agir en tant que propriétaires en contiguïté du terrain d'assiette du projet ;
- l'arrêté contesté méconnait l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors que le projet affecte un mur mitoyen ;
- le dossier de demande de permis ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comporte pas de documents graphiques suffisants permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction dans son environnement, ni de photographies présentant la parcelle sous tous ses angles ;
- l'arrêté contesté méconnait l'article Ub11 du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les toitures terrasse susceptibles d'être autorisées.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 novembre 2022, qui n'a pas été communiqué, et le 2 février 2024, M. A F et Mme E F, représentés par Me Hourmant, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- la requête est irrecevable en application de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme dès lors que le permis de construire modificatif a été produit dans le cadre de l'instance contre le permis initial ;
- la requête est irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt pour agir ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 novembre 2023 et le 16 février 2024, la commune de Bréhal, représentée par la SELARL Juriadis, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme est inopérant ;
- les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme et de l'insuffisance du dossier de la demande sont irrecevables dès lors qu'ils ont été soulevés a tardivement ;
- les moyens de la requête sont infondés.
Par une ordonnance du 20 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 mars 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Les parties ont été informées, dans l'instance n° 2200899, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du moyen tiré de la méconnaissance de l'article Ub11 du règlement du plan local d'urbanisme dirigé contre le permis de construire initial et le rejet du recours gracieux contre ce permis pour avoir été présenté après l'expiration du délai prescrit par l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2024, les consorts D ont présenté leurs observations en réponse à cette information.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais, première conseillère ;
- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public ;
- les observations de la SCP Ferretti Hurel Leplatois avocat des consorts D ;
- les observations de Me Hourmant, avocat de M. et Mme F ;
- et les observations de Me Gutton, substituant la SELARL Juriadis, avocate de la commune de Bréhal.
Une note en délibéré présentée par M. et Mme F a été enregistrée le 10 septembre 2024 dans chacune des deux instances.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 21 février 2022, le maire de Bréhal a accordé à M. et Mme F un permis de construire une maison d'habitation. Un permis modificatif leur a été accordé par arrêté du 8 août 2022. Par les présentes requêtes les consorts D, propriétaires d'une maison voisine, demandent l'annulation de l'arrêté du 21 février 2022, de la décision du 24 mars 2022 portant rejet de leur recours gracieux exercé contre cet arrêté et de l'arrêté du 8 août 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2200899 et 2202249 portent sur un même projet de construction d'une maison et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur la légalité de l'arrêté du 21 février 2022 portant délivrance du permis initial :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. / Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation est contesté dans les conditions prévues à l'article L. 600-5-2, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux à son encontre passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense le concernant. (). "
4. Les requérants ont soulevé pour la première fois le 12 février 2024 les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme et du a) de l'article Ub11 du plan local d'urbanisme, alors que le premier mémoire en défense produit dans l'instance n° 2200899 leur a été communiqué le 12 juillet 2022. Il s'ensuit que ces moyens doivent être écartés comme irrecevables pour avoir été soulevés postérieurement au délai prévu par les dispositions précitées.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. Il ressort des pièces du dossier que les pétitionnaires ont joint à leur dossier les photographies, plans et documents graphiques exigés par l'article R. 431-10, qui ont mis à même l'autorité administrative d'apprécier la conformité du projet aux règles d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande du permis doit être écarté.
8. En troisième lieu, le a) de l'article Uc11 du règlement du plan local d'urbanisme de Bréhal précise les règles imposées pour l'aspect extérieur des toitures des constructions implantées en secteur Uc correspondant aux extensions urbaines de l'agglomération et de Saint-Martin-de-Bréhal.
9. En l'espèce, il est constant que le terrain d'assiette du projet se situe en zone Ub c'est-à-dire dans des espaces urbains de Bréhal d'une zone caractérisée par un tissu urbain de densité moyenne. L'article Uc11 ne trouvant pas à s'appliquer à la zone du terrain d'assiette, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de sa méconnaissance.
Sur la légalité de l'arrêté du 8 août 2022 portant délivrance du permis modificatif :
10. En premier lieu, les requérants ont soulevé pour la première fois le 12 février 2024 le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de la demande de permis modificatif au regard des exigences de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, alors que le premier mémoire en défense produit dans l'instance n° 2202249 leur a été communiqué le 14 novembre 2023. Il s'ensuit que ce moyen doit être écarté comme irrecevable pour avoir été soulevé postérieurement au délai prévu par les dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
11. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que si le permis initial autorise la réalisation d'un projet prenant appui sur un mur que les requérants disent être mitoyen, le permis de construire modificatif n'a pas pour objet de tels travaux. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le dossier de la demande de permis modificatif ne comporte pas l'autorisation de l'ensemble des propriétaires de ce mur, en méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article Ub11 du règlement du plan local d'urbanisme de Bréhal applicable à l'espèce : " Des dérogations règlementaires aux dispositions suivantes, à l'exception de l'alinéa relatif aux " clôtures et voies ", pourront être accordées dans le cas de constructions " d'inspiration contemporaine " issues d'une démarche de création architecturale. Ces projets devront avoir été préalablement soumis et validés par le CAUE de la Manche. / a) Toitures Les toitures des volumes principaux devront être composés de 2 versants de pentes identiques, comprises entre 30° et 50°. Les toitures plates, terrasses, faibles pentes et/ou mono-pentes seront acceptées uniquement pour les bâtiments annexes et les volumes secondaires. () ".
13. Si les requérants soutiennent que le projet comporte une terrasse qui ne recouvre pas un volume secondaire, en méconnaissance des dispositions précitées, il ressort des pièces du dossier que la réalisation de cette terrasse a été autorisée, non par le permis de construire modificatif, mais par le permis initial. En outre, il n'est pas allégué que le permis modificatif aurait engendré une aggravation de la méconnaissance des dispositions précitées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Ub11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté comme inopérant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par les consorts D doivent être rejetées.
En ce qui concerne les frais d'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. et Mme F et de la commune de Bréhal, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire des consorts D le versement, d'une part à la commune de Bréhal, et d'autre part, à M. et Mme F, d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes des consorts D sont rejetées.
Article 2 : Les consorts D verseront solidairement, d'une part à la commune de Bréhal, et d'autre part, à M. et Mme F, une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, premier dénommé pour les requérants, à M. A F et Mme E F et à la commune de Bréhal.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Absolon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
A. MARCHANDLe greffier,
Signé
J. LOUNIS
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
N°s 2200899, 2202249
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026