jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201095 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ASS BOSQUET LABEY-BOSQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mai 2022, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de L'Aigle a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de travail du 8 août 2021, d'une part, et la décision implicite de rejet de son recours gracieux en date du 20 janvier 2022, d'autre part ;
2°) d'ordonner au centre hospitalier de L'Aigle de prendre en charge les frais de soins consécutifs à l'accident de travail, dans le délai de quinze jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui enjoindre de régulariser son traitement et sa prime de service 2021 ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de L'Aigle la somme de 500 euros en remboursement des frais engagés, le montant des agios bancaires supportés, une indemnité de 500 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence et en réparation de la faute de l'administration ainsi que la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Par un mémoire enregistré le 15 septembre 2022, le centre hospitalier de L'Aigle demande au tribunal de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation présentées par M. B et de rejeter le surplus de la requête présentée par celui-ci.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté par M. A B à qui le mémoire en défense a été communiqué le 20 septembre 2022, que le directeur du centre hospitalier de L'Aigle a décidé, postérieurement à l'introduction de la requête, de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de travail du 8 août 2021. Par suite, la décision du 13 décembre 2021 par laquelle cette imputabilité avait été refusée, d'une part, et la décision implicite de rejet du recours gracieux en date du 20 janvier 2022, d'autre part, ont été nécessairement abrogées. Dès lors, les conclusions en annulation présentées par M. B sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer. Il doit en aller de même s'agissant de ses conclusions en injonction et de ses demandes indemnitaires.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de L'Aigle, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement d'une somme au titre des frais du procès.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.
Article 2 : La demande de M. B fondée sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du centre hospitalier de L'Aigle.
Fait à Caen le 28 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
X. MONDÉSERT
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
le greffier,
J. LOUNIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026