vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201292 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BLACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et des mémoires enregistrés le 3 juin 2022, le 6 juillet 2022, le 18 juillet 2022, le 29 août 2022 et le 17 octobre 2022, Mme A B, représentée par Me Blache, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le préfet du Calvados a refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour temporaire d'un an mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail valable pendant toute la durée de réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me Blache sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable.
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur de fait pour avoir été analysée au regard de l'article L. 435-2 au lieu des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2022, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais,
- les observations de Me Blache, représentant Mme B, et de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante arménienne née le 25 décembre 1991 à Argavand (Arménie), serait, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement en France le 30 mars 2011. Elle a déposé une demande d'asile qui a été rejetée le 19 mars 2012 par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) confirmée le 5 décembre 2012 par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Ses deux demandes de réexamen ont également été rejetées par l'OFPRA le 31 janvier 2014, et par la CNDA le 2 avril 2015. En outre, par un arrêté du 30 août 2013, le préfet du Calvados a refusé de délivrer à Mme B un titre de séjour pour motif médical. Par un arrêté du 27 octobre 2014, dont la légalité a été confirmée le 1er avril 2015 par un jugement du présent tribunal, le préfet du Calvados a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Mme B a fait l'objet d'une deuxième obligation de quitter le territoire français le 18 novembre 2015. Par un arrêté du 22 juin 2017, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif le 2 novembre 2017, le préfet du Calvados a refusé son admission exceptionnelle au séjour et l'a de nouveau obligée à quitter le territoire et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an à compter de la notification de la décision. Le 26 mai 2021, l'intéressée a sollicité son admission exceptionnelle au séjour ; une décision de refus est implicitement née du silence de l'administration le 28 novembre 2021, dont Mme B a demandé les motifs par courrier du 3 décembre 2021. Par une décision du 5 juillet 2021, le préfet du Calvados a expressément rejeté sa demande d'admission au séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Le 29 septembre 2022, le préfet du Calvados a procédé au retrait des dispositions contenues à son arrêté du 5 juillet 2022 qui obligent Mme B à quitter le territoire français et a pris une nouvelle décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec indication du pays de renvoi. Par sa requête, Mme B demande l'annulation de cette décision qui s'est substituée aux précédentes.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision en litige vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23 et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elle retrace le parcours administratif de Mme B depuis la date à laquelle elle indique être arrivée en France. La décision mentionne notamment sa situation familiale de célibataire sans enfant, dont les parents vivent en Arménie, son cercle de relations cantonné au milieu associatif qui l'héberge depuis août 2020, ses démarches pour apprendre le français et se former, le fait qu'elle travaille en tant que travailleur solidaire et les attestations du service social qui l'emploie. La décision précise que Mme B a été entendue par la commission du titre de séjour, et en restitue l'avis. Elle indique clairement que l'intéressée ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et/ou " organisme d'accueil communautaire et d'activité solidaire ". La décision portant refus de titre de titre de séjour mentionne les éléments de fait et de droit sur lesquels elle se fonde et, ainsi, est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, Mme B soutient que sa demande a été étudiée sur le fondement de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concerne les demandes de titre de séjour formulées dans le cadre d'organisme d'accueil communautaire et d'activité solidaire alors que sa demande portait sur une régularisation " vie privée et familiale " sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A la lecture de l'arrêté contesté, il apparait que son objet est de rectifier l'erreur précédemment commise et d'apprécier sa demande sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a entaché son analyse juridique d'une erreur et n'a pas fait un examen complet de sa situation. Les moyens tirés de l'erreur de fait et du défaut d'examen complet de sa situation doivent, par suite, être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Mme B fait valoir qu'elle réside en France depuis près de onze ans, qu'elle s'est immédiatement inscrite à des cours de français, qu'elle parle couramment français, qu'elle travaille en qualité de travailleur solidaire, qu'elle est appréciée dans son travail, qu'elle construit sa vie en France où elle a noué des attaches personnelles et a développé un réseau amical. Toutefois, la durée de présence dont l'intéressée se prévaut est en grande partie liée à la circonstance qu'elle n'a pas exécuté les mesures d'éloignement notifiées en 2014, en 2015 et en 2017, dont la légalité a pourtant été confirmée par jugements du tribunal du 1er avril 2015 et du 2 novembre 2017. L'engagement associatif que Mme B invoque n'a été rendu possible que par son maintien irrégulier sur le territoire français. La requérante, par les éléments qu'elle produit, ne justifie pas d'une intégration professionnelle particulière. Il est constant que l'intéressée est célibataire et sans enfant, et que ses parents vivent en Arménie. Si Mme B a déclaré aux membres de la commission du titre de séjour être en rupture avec sa famille et craindre pour sa sécurité du fait de cette situation, ces allégations ne sont pas établies. Dès lors, eu égard aux conditions du séjour en France de la requérante, qui n'a pas respecté les mesures d'éloignement dont elle faisait l'objet, le préfet du Calvados n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle.
6. En quatrième lieu, Mme B ne saurait utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui contient des orientations générales destinées à éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de prendre des mesures de régularisation des étrangers en situation irrégulière, dès lors qu'un ressortissant étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de ce pouvoir de régularisation.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ./ Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ".
8. Mme B se prévaut de sa présence en France depuis onze ans. Or, la durée de son séjour en France n'a été rendue possible, à compter de 2014, que par son maintien irrégulier sur le territoire français en dépit des décisions d'éloignement prises à son encontre par le préfet du Calvados et dont la légalité a été confirmée par le tribunal. Les autres éléments dont fait état Mme B, notamment son engagement associatif, son activité en qualité de travailleur solidaire et le développement d'un réseau amical, ne constituent pas des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées. Dès lors, eu égard à ce qui est dit au point 5 du présent jugement et en dépit de l'avis favorable de la commission du titre de séjour, lequel ne présente que le caractère d'un avis simple, le préfet du Calvados n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que Mme B ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels permettant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la violation de l'article L. 435-1 et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français qui accompagne la décision de refus de titre de séjour n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de cette décision. En outre, l'arrêté contesté vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment les articles L. 611-1-3 et L. 611-3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 2, la décision de refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
10. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte et celles au titre des frais liés à l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Blache et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023 .
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
X. MONDESERT
La greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A. Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026