vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CALLON AVOCAT ET CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2022, M. A B, représenté par la SELARL Callon Avocat et Conseil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande présentée le 11 février 2022 tendant à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité ;
2°) d'enjoindre à l'administration de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, de lui verser l'allocation temporaire d'invalidité à compter du 6 novembre 2019, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique qui lui ouvrent droit au bénéfice d'une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dès lors que la pathologie dont il souffre présente un caractère professionnel.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 avril 2023, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'aucune décision n'a pu naître sur la demande de M. B qui a été présentée à une autorité incompétente pour en connaître, laquelle n'avait pas l'obligation de communiquer la demande à l'autorité compétente ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés ;
- la décision contestée est également légalement justifiée par le motif tiré de ce que la demande présentée par M. B était prématurée en application des dispositions de l'article 1er du décret n° 60-1089 du 6 octobre 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2023, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à ce que la maladie professionnelle soit reconnue pour la seule période du 3 février 2021 au 8 juillet 2021.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Silvani ;
- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été nommé le 7 octobre 2019 en qualité de stagiaire dans le premier grade du corps des techniciens supérieurs du ministère chargé de l'agriculture, spécialité vétérinaire et alimentaire. Il a été affecté à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Manche et a exercé les missions de contrôleur sanitaire à l'abattoir de bovins de Coutances à compter du 7 octobre 2019. M. B a été placé en congé maladie du 5 novembre 2019 au 8 novembre 2019, puis du 8 janvier au 22 janvier 2020. Après avoir bénéficié d'une autorisation exceptionnelle d'absence pendant le confinement sanitaire, il a été temporairement réaffecté le 8 juin 2020 au service santé et protection animales de la DDPP. Par arrêtés du 16 juillet 2021, M. B a été placé en congé de maladie ordinaire à compter du 6 janvier 2021, congé renouvelé jusqu'au 22 août 2021. M. B a demandé le 1er avril 2021 la reconnaissance de l'imputabilité de sa maladie au service et son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Ce congé de maladie ordinaire a été prolongé du 23 août 2021 au 7 novembre 2021 par un arrêté du 8 septembre 2021, puis 30 décembre 2021 au 27 mars 2022, sans traitement à compter du 6 janvier 2022, par un arrêté du 22 décembre 2021. Le 11 février 2022, M. B a demandé au préfet de la Manche de lui accorder le bénéfice de l'allocation temporaire d'invalidité. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Si le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire fait valoir que le préfet de la Manche, destinataire de la demande d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité présentée par M. B n'était pas compétent pour en connaître et que, dès lors qu'il n'avait pas à transmettre cette demande à l'autorité compétente, aucune décision implicite de rejet n'est née du silence gardé sur celle-ci, il résulte toutefois de l'instruction que l'intéressé doit être regardé comme ayant saisi son administration de sa demande par la voie hiérarchique, de sorte que le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire doit être regardé comme ayant été saisi de la demande de M. B. Il résulte de ce qui précède que la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire ne peut être accueillie.
Sur la décision attaquée :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 % ou d'une maladie professionnelle peut prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dont le montant est fixé à la fraction du traitement minimal de la grille fixée par décret, correspondant au pourcentage d'invalidité ". Aux termes de l'article 1er du décret du 6 octobre 1960 : " L'allocation temporaire d'invalidité prévue à l'article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat est attribuée aux agents maintenus en activité qui justifient d'une invalidité permanente résultant : () / b) Soit de l'une des maladies d'origine professionnelle énumérées dans les tableaux mentionnés à l'article L. 461-2 du code de la sécurité sociale ; c) Soit d'une maladie reconnue d'origine professionnelle dans les conditions prévues au troisième et quatrième alinéas de l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale () Dans les cas mentionnés au b et au c du présent article, les agents concernés ne peuvent bénéficier de l'allocation que dans la mesure où l'affection contractée serait susceptible, s'ils relevaient du régime général de sécurité sociale, de leur ouvrir droit à une rente en application du livre IV du code de la sécurité sociale et de ses textes d'application () ". Aux termes de l'article L. 461-1 du titre VI du livre IV du code de la sécurité sociale : " () Est présumée d'origine professionnelle toute maladie désignée dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée dans un tableau de maladies professionnelles peut être reconnue d'origine professionnelle lorsqu'il est établi qu'elle est directement causée par le travail habituel de la victime. / Peut être également reconnue d'origine professionnelle une maladie caractérisée non désignée dans un tableau de maladies professionnelles lorsqu'il est établi qu'elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime et qu'elle entraîne le décès de celle-ci ou une incapacité permanente d'un taux évalué dans les conditions mentionnées à l'article L. 434-2 et au moins égal à un pourcentage déterminé ".
4. D'une part, il résulte de l'instruction que M. B souffre d'épicondylite des coudes gauches et droits, pathologie figurant dans le tableau n° 57 B des maladies professionnelles. Il a été placé pour la première fois en congé de maladie ordinaire le 5 novembre 2019 alors qu'il exerçait depuis un mois les fonctions de contrôleur sanitaire à l'abattoir de bovins de Coutances auxquelles il impute la lésion de l'épicondylite bilatérale dont il souffre. Celle-ci a été médicalement constatée pour la première fois le 6 novembre 2019, de sorte que le requérant doit être regardé comme remplissant la condition posée par le tableau n° 57 B des maladies professionnelles, qui mentionne un délai de prise en charge de quatorze jours à compter de l'apparition de la lésion présumée causée par l'activité professionnelle. Il peut, dès lors, se prévaloir de la présomption d'imputabilité au service prévue par les dispositions citées au point 3.
5. L'administration fait valoir, en se fondant sur un rapport d'enquête administrative établi à la demande de la DDPP de la Manche, que cette pathologie ne peut être regardée comme imputable au service dès lors que l'intéressé avait été déclaré apte à l'exercice de ces fonctions par un médecin agréé par l'administration, qu'il a été formé par trois tuteurs expérimentés, sous la supervision permanente de ceux-ci, qu'il n'a travaillé en poste sur la chaîne d'abattage que dix-neuf jours, en binôme et qu'il n'a jamais déclaré avoir subi de chocs particulier sur son lieu de travail ni fait état de douleurs musculo-squelettiques.
6. Ces seuls éléments ne permettent pas, toutefois, de renverser la présomption d'imputabilité au service de la pathologie dont souffre M. B, alors que les certificats médicaux établis au titre d'une maladie professionnelle produits par les parties mentionnent que l'intéressé souffre d'une " épicondylite bilatérale tableau RG 57 ", que dès le 24 janvier 2020, le médecin du service de médecine préventive a conclu qu'au vu des pathologies physiques constatées, M. B ne pourrait pas reprendre le travail sur chaîne, que le 15 juin 2020, le service de la médecine préventive a estimé qu'il était inapte aux fonctions exercées de technicien d'abattoir et s'est prononcé dans un sens favorable à son reclassement dans un autre emploi, avis confirmé par celui du comité médical départemental de la Manche le 3 juillet 2020. En outre, le rapport d'expertise établi par un médecin rhumatologue agréé le 8 juillet 2021 indique que M. B souffre d'une " épicondylite survenue sur une nouvelle position de travail " un mois après sa prise de fonction, que " le lien paraît logique " et il conclut que " l'ensemble des arrêts et soins sont en lien direct, unique et certain avec la maladie professionnelle ", en retenant un taux de 4 % d'invalidité pour l'épaule droite et 3 % pour l'épaule gauche, alors que le préfet de la Manche relève lui-même dans ses écritures que l'épicondylite dont est atteint M. B ne semble pas pouvoir être reliée à son affectation précédente à l'abattoir de Kermené où il était en charge de l'inspection essentiellement visuelle des porcs, ce qui ne nécessitait pas d'incisions des organes ou de la carcasse sur chaîne. Enfin, le comité médical, au cours de sa séance du 3 septembre 2021, a émis un avis favorable à la reconnaissance de la maladie professionnelle de l'intéressé jusqu'au 8 juillet 2021.
7. En revanche, ainsi qu'il a été indiqué au point 6, le comité médical a estimé que la période au titre de laquelle la maladie professionnelle de l'intéressé est reconnue imputable au service devait prendre fin au 8 juillet 2021. Il résulte de l'instruction que le dernier arrêt de travail établi à raison de la pathologie d'épicondylite bilatérale concerne la période du 9 août 2021 au 7 novembre 2021. En outre, M. B a présenté le 29 septembre 2021 une demande de placement en congé de longue maladie fondée sur un certificat médical et un arrêt de travail faisant uniquement état d'un syndrome anxio-dépressif, qui est également la seule pathologie indiquée dans l'arrêt de travail établi pour la période du 20 décembre 2021 au 27 mars 2022. Il en résulte que la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'épicondylite bilatérale dont est atteint M. B doit être retenue pour la période du 6 janvier 2021 au 7 novembre 2021.
8. D'autre part, il résulte de l'instruction que M. B souffre d'un syndrome anxio-dépressif réactionnel à l'épicondylite bilatérale dont il est atteint. Cette pathologie, d'ordre psychique, ne figure pas au nombre de celles bénéficiant de la présomption prévue par les dispositions citées au point 3.
9. Il ressort du rapport d'expertise établi par un médecin psychiatre le 4 février 2022 que M. B est atteint d'un état dépressif caractérisé d'intensité moyenne, réactionnel à un contexte professionnel défavorable, qui " s'est compliqué avec l'apparition d'une pathologie rhumatologique importante et invalidante ". Si la déclaration de maladie professionnelle en date du 1er avril 2021 évoque, parmi les nombreux faits qui y sont décrits se rapportant aux conditions de travail de l'intéressé, un " harcèlement de la part du chef d'équipe " non traité par le directeur, le lien établi par le rapport d'expertise entre l'état dépressif de l'intéressé et le contexte professionnel qu'il a connu lors de son arrivée à la DDPP de la Manche repose toutefois sur les seules déclarations de M. B et n'est corroboré par aucune autre pièce du dossier. Ce n'est qu'à compter du 21 mai 2021 que M. B a fait l'objet d'arrêts de travail pour " syndrome anxio-dépressif réactionnel ", lequel s'est ajouté à la première pathologie déclarée, sans toutefois que le lien direct avec celle-ci ne soit davantage établi par les pièces du dossier dont il ressort uniquement que l'état anxio-dépressif de l'intéressé " s'est compliqué " avec l'apparition d'une pathologie rhumatologique. Ainsi, et alors que comme indiqué au point 7 à compter du 7 novembre 2021, les arrêts de travail ne font plus mention de l'épicondylite bilatérale mais uniquement du syndrome anxio-dépressif réactionnel, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce syndrome qui a persisté à compter de cette date présente un lien direct avec la pathologie d'épicondylite bilatérale et par suite avec l'exercice des fonctions ou avec les conditions de travail de l'intéressé. Il en résulte que l'interruption du service de l'intéressé entre le 8 novembre 2021 et le 5 octobre 2022 doit être regardée comme n'étant pas en lien direct avec une maladie imputable au service.
10. Il résulte de ce qui précède que M. B remplit les conditions pour obtenir le bénéficie de l'allocation temporaire d'invalidité pour la seule pathologie d'épicondylite bilatérale.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 6 octobre 1960 : " () La demande d'allocation doit, à peine de déchéance, être présentée dans le délai d'un an à partir du jour où le fonctionnaire a repris ses fonctions après la consolidation de la blessure ou de son état de santé. Toutefois, lorsque le fonctionnaire n'a pas interrompu son activité ou qu'il a repris son service avant consolidation ou lorsqu'il atteint la limite d'âge ou est radié des cadres avant de pouvoir reprendre ses fonctions, le droit à l'allocation peut lui être reconnu si la demande d'allocation est présentée dans l'année qui suit la date de constatation officielle de la consolidation de la blessure ou de son état de santé. () ".
12. Il résulte de l'instruction que M. B a présenté sa demande tendant à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité le 11 février 2022, postérieurement à la date de constatation officielle de la consolidation de son état de santé fixée au 8 juillet 2021, correspondant à la date du rapport d'expertise établi par le médecin rhumatologie agréé et non contestée en l'espèce, mais antérieurement à la date à laquelle il a repris ses fonctions, le 8 octobre 2022. Si le ministre fait valoir que cette demande doit être regardée, pour ce motif, comme présentant un caractère prématuré, les dispositions de l'article 1er du décret du 6 octobre 1960 citées au point 11 ne peuvent être interprétées comme excluant la prise en compte d'une demande d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité au seul motif qu'elle a été présentée avant la reprise des fonctions de l'intéressé dès lors, en revanche, qu'elle l'a été postérieurement à la constatation officielle de la consolidation de son état de santé, l'entrée en jouissance de l'allocation étant, dans ce cas, différée à la date de reprise des fonctions. Par suite, le ministre n'est pas fondé à soutenir que la demande présentée par M. B devait être rejetée sur le fondement de ces dispositions en raison de son caractère prématuré.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur la demande présentée par M. B le 11 février 2022 tendant à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité doivent être accueillies.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Il ressort de l'article 3 du décret du 6 octobre 1960 que le taux d'invalidité entraîné par une maladie professionnelle doit être apprécié par le comité médical mentionné à l'article 21 ter de la loi du 13 juillet 1983, dispositions reprises à l'article L. 821-1 du code général de la fonction publique. En l'espèce, le comité médical ne s'est pas prononcé sur ce point. Dans ces conditions, l'exécution du présent jugement implique que le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire réexamine la demande présentée par M. B. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire d'y procéder dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros à verser à M. B, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision implicite de rejet née du silence gardé sur la demande présentée par M. B le 11 février 2022 tendant à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire de réexaminer la demande de M. B dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera transmise au préfet de la Manche.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
C. SILVANI
Le président,
Signé
A. MARCHAND
La greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026