jeudi 24 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201446 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre JU |
| Avocat requérant | COHEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 juin et 3 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Cohen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision 48 SI par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que l'ensemble des décisions de retrait de points qu'elle récapitule ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande tendant au retrait de ces décisions ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à la réintégration des points retirés ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- dès lors qu'elle n'a jamais reçu notification des décisions de retrait de points récapitulées dans la décision référencée 48 SI, elle est recevable à demander leur annulation, alors même que la décision référencée 48 SI aurait fait l'objet d'un retrait de la part du ministre de l'intérieur ;
- elle n'a jamais reçu l'information exigée par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route préalablement aux différents retraits de points ordonnés par le ministre de l'intérieur ;
- la mention du paiement d'une amende forfaitaire ne permet pas d'établir qu'elle aurait reçu cette information dès lors que ce principe ne s'applique qu'aux seules infractions constatées par contrôle automatisé ;
- la seule mention de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée ne suffit pas à établir qu'elle a reçu l'information exigée par ces dispositions ;
- le ministre ne saurait établir que ce titre exécutoire lui a été régulièrement notifié par la production d'un pli ne mentionnant pas la date de vaine présentation et ne permettant pas d'établir qu'il aurait effectivement contenu ce titre exécutoire ;
- le paiement des amendes forfaitaires majorées relatives aux infractions du 30 octobre 2018, du 8 mai 2019 et du 14 juin 2020 ne permet pas d'établir qu'elle aurait reçu l'information légale lors de précédentes infractions récentes, dès lors qu'elle n'a jamais reçu notification de ces titres exécutoires et que leur paiement procède nécessairement d'une exécution forcée ;
- le paiement des amendes forfaitaires majorées relatives aux infractions du 30 octobre 2018, du 8 mai 2019 et du 14 juin 2020 ne permet pas d'établir qu'elle aurait reçu l'information légale lors de précédentes infractions récentes, dès lors que ces infractions sont trop anciennes ;
- la réalité de l'infraction du 20 septembre 2020 n'est pas établie dès lors qu'elle n'a jamais payé l'amende forfaitaire relative à cette infraction, que le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée émis à son encontre ne lui a jamais été notifié et qu'une réclamation a été exercée à l'encontre de ce titre ;
- la seule mention de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée dans le relevé d'information intégral ne permet pas d'établir la réalité de l'infraction relevée le 20 septembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fin d'annulation et d'injonction dirigées contre la décision 48 SI en litige et huit des décisions qu'elle récapitule. Il conclut au rejet du surplus de la requête.
Il soutient que :
- dès lors que le solde de points de Mme A a été recrédité de quatre points, il doit être regardé comme ayant retiré la décision référencée 48 SI en litige ;
- les décisions portant retrait de points, relatives aux infractions du 10 janvier 2021 et 14 janvier 2021, ont fait l'objet d'un retrait ;
- les décisions portant retrait de points, relatives aux infractions du 30 septembre 2018, du 30 octobre 2018, du 8 mai 2019, du 14 juin 2020 et du 12 novembre 2020, ont fait l'objet d'une récupération de points en vertu des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route ; elles doivent dès lors être regardées comme ayant été retirées ;
- aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat statuant seul a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation du permis de conduire de Mme B A pour solde de points nul en raison de retraits de points prononcés à la suite de diverses infractions routières relevées à son encontre. Par un recours gracieux, Mme A a demandé au ministre de l'intérieur de procéder au retrait de cette décision et des décisions de retraits de points qu'elle récapitule. Le silence gardé sur ce recours a fait naître une décision implicite de rejet. Par sa requête, Mme A demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'étendue du litige :
2. D'une part, il résulte de l'instruction que les mentions relatives aux infractions relevées le 10 janvier 2021 et le 14 janvier 2021 n'apparaissent plus sur le relevé d'information intégral du permis de conduire de Mme A. En outre, si la mention de l'infraction relevée le 14 juin 2020 à 19 h 43 apparaît toujours sur le relevé d'information intégral de la requérante, cette mention ne fait plus état d'un retrait de points. Selon ce relevé, le solde de points affecté au permis de conduire de Mme A s'élève à quatre points sur douze. Le ministre de l'intérieur doit ainsi être regardé comme ayant procédé au retrait de ces décisions. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction dirigées contre ces décisions ont perdu leur objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. D'autre part, les retraits de points opérés en raison des infractions constatées le 30 septembre 2018, le 30 octobre 2018, le 8 mai 2019, le 14 juin 2020 à 19 h 43 et à 21 h 13 et le 12 novembre 2020, ont fait l'objet d'une restitution de points en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route. Par suite, ces restitutions de points étant intervenues antérieurement à l'introduction de la requête, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction dirigées contre ces décisions sont sans objet et doivent être rejetées comme étant irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
4. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction relevée le 31 mai 2016 :
5. D'une part, les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Ainsi, eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
6. D'autre part, lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, la circonstance que le contrevenant n'ait pas bénéficié, lors de la constatation de l'infraction, des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points.
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de Mme A, que l'infraction constatée le 31 mai 2016 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique établi par les forces de police. Par suite, eu égard aux mentions dont cet avis d'amende forfaitaire est revêtu, et alors que la requérante n'établit pas avoir reçu un avis inexact ou incomplet, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée d'une garantie substantielle. En outre, il résulte de l'instruction que cette infraction a fait l'objet d'un paiement ultérieur de l'amende forfaitaire et d'une condamnation pénale définitive prononcée par le tribunal de police d'Alençon le 6 juillet 2016. Dans ces conditions, l'absence de l'information préalable exigée par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à la supposer établie, est sans influence sur la légalité de la décision de retrait de points en litige. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
S'agissant de l'infraction relevée le 12 juin 2015 :
8. Il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
9. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de la requérante, que l'infraction du 12 juin 2015 a été relevée au moyen d'un radar automatique et que l'amende forfaitaire relative à cette infraction a fait l'objet d'un paiement par Mme A le 4 juillet 2015. Par suite, la requérante, qui a nécessairement reçu l'avis de contravention correspondant, n'est pas fondée à soutenir que le retrait de points consécutif à cette infraction aurait été adopté à l'issue d'une procédure irrégulière. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
S'agissant de l'infraction relevée le 20 septembre 2020 :
10. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Avant même qu'elles ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration était revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet.
11. La seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder, n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
12. Il résulte de l'instruction qu'en l'absence de paiement de l'amende forfaitaire consécutive à l'infraction relevée le 20 septembre 2020, un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée a été émis à l'encontre de Mme A. Si la requérante soutient ne jamais avoir reçu notification de ce titre exécutoire, un pli numéroté " 2D 044 801 3499 6 " contenant ce titre exécutoire a fait l'objet d'un avis de distribution le 6 mai 2021 à une adresse à laquelle la requérante n'établit pas qu'elle n'y avait plus sa résidence. Ce pli est retourné avec la mention " avisé et non réclamé ". Mme A doit ainsi être regardée comme ayant reçu notification régulière de ce titre exécutoire. En outre, eu égard aux mentions dont est revêtu ce titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée d'une garantie substantielle. Par ailleurs, si Mme A soutient qu'elle n'a jamais reçu l'information préalable obligatoire à l'occasion d'une infraction précédente et récente de même nature, il ressort d'une attestation de paiement, établie par le comptable public de la trésorerie du contrôle automatisé de Rennes le 7 juin 2022, que la requérante s'est acquittée d'une amende forfaitaire majorée relative à une infraction relevée le 14 juin 2020 pour un excès de vitesse. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité des infractions :
13. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route et des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, ou, en cas d'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation de ce titre.
14. Il résulte de l'instruction que les infractions relevées le 31 mai 2016 et le 12 juin 2015 ont fait l'objet d'un paiement de l'amende forfaitaire. Si Mme A entend contester la réalité de l'infraction relevée le 20 septembre 2020 en produisant un extrait de " bordereau de situation " et la réclamation déposée auprès de l'officier du ministère public afin d'obtenir l'annulation du titre exécutoire relatif à cette infraction, elle n'établit pas que cette réclamation aurait été jugée recevable par l'officier du ministère public compétent et aurait, par suite, entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Dès lors, le ministre de l'intérieur a pu, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, prononcer les retraits de points en litige. Ce moyen doit donc être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
16. Il n'y a pas lieu dans, les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre les retraits de points consécutifs aux infractions relevées le 10 janvier 2021, le 14 janvier 2021 et le 14 juin 2020 à 19 h 43.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 août 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
F. C
La greffière,
Signé
C. BENIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026