jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202229 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n° 2202229, par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, Mme B A, représentée par la SELARL EBD Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la Manche a implicitement rejeté sa demande, reçue le 3 juin 2022, tendant à la régularisation de sa rémunération sur la période de janvier à avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à cette régularisation ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Sous le n° 230208, par une requête, enregistrée le 27 janvier 2023, Mme B A, représentée par la SELARL EBD Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception du 17 juin 2022 par lequel la ministre des solidarités et de la santé l'a rendue redevable d'une somme de 6 107,42 euros au titre d'un indu de rémunération portant sur la période de janvier à avril 2021 et de la décharger de cette somme ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 7611 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées concernent la situation d'un même agent. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
3. Mme A a été détachée au sein des ministères chargés des affaires sociales à compter du 1er septembre 2020 puis détachée au sein du ministère de l'intérieur à compter du 1er janvier 2021. Toutefois, la ministre des solidarités et de la santé a continué à prendre en charge le traitement de Mme A sur la période de janvier à avril 2021. Estimant que cette prise en charge relevait, à compter du 1er janvier 2021, du ministère de l'intérieur, la ministre des solidarités et de la santé a émis le 17 juin 2022 un titre de perception tendant à la répétition des rémunérations versées au titre de la période de janvier à avril 2021, que l'intéressée a contesté par sa requête enregistrée sous le n° 2300208. Concomitamment, Mme A a sollicité du préfet de la Manche la prise en charge de sa rémunération sur cette même période. Mme A a, par sa requête enregistrée sous le n° 2202229, contesté le rejet implicite opposé à sa demande.
4. Postérieurement à l'introduction des instances en cause, le titre de perception en litige a été annulé, régularisant ainsi la situation de Mme A au titre de la rémunération qui lui est due au titre de la période de janvier à avril 2021. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions des requêtes de Mme A autres que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Mme A de la somme de 2 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de décharge et d'injonction des requêtes de Mme A.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 2 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au préfet de la Manche, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Fait à Caen, le 19 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier en chef,
D. Dubost
N°s 2202229, 2300208
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026