LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2202275

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2202275

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2202275
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantTEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 10 octobre 2022, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Rennes a renvoyé au tribunal administratif de Caen la requête de M. B..., enregistrée le 9 septembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Rennes.

Par cette requête et un mémoire, enregistrés le 10 octobre 2022 et le 26 mai 2023, M. A... B..., représenté par la SELARL Teissonnière Topaloff Lafforgue Andreu et Associés, demande au tribunal :

1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 30 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa réclamation préalable et de la capitalisation des intérêts à chaque échéance annuelle, en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de la carence fautive de l’Etat qui l’a exposé, pendant de nombreuses années, à l’inhalation de poussières d’amiante sans moyen de protection efficace ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que :

- la responsabilité pour faute de l’Etat est engagée du fait de son exposition aux poussières d’amiante pendant sa carrière de marin ;
- il subit un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence ;
- le préjudice moral subi doit être évalué à 15 000 euros ;
- le préjudice subi au titre des troubles dans les conditions d’existence doit être évalué à 15 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable, le requérant ne justifiant pas avoir déposé une réclamation préalable indemnitaire avant sa saisine de la commission des recours des militaires ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité de l’Etat est engagée en raison de son exposition aux poussières d’amiante durant l’intégralité de ses périodes d’affectation dans la marine nationale, à l’exclusion des périodes de formation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 77-949 du 17 août 1977 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Pringault, conseiller ;
- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ancien militaire de la marine nationale, estime que l’Etat, en sa qualité d’employeur, est responsable d’une carence fautive dès lors que ce dernier n’a pas mis en œuvre une protection efficace contre son exposition à l’inhalation de poussières d’amiante durant sa carrière. Il a sollicité, par un courrier du 4 novembre 2021, la réparation de son préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence en résultant. Le silence gardé par le ministre des armées a fait naître une décision implicite de rejet. M. B... a alors saisi la commission des recours des militaires le 25 mai 2022 d’une même demande, rejetée par le ministre des armées le 12 août 2022 après avis de cette commission. Par sa requête, M. B... demande la condamnation de l’Etat à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices subis.

Sur la fin de non-recevoir tirée de l’absence de réclamation préalable indemnitaire :

Aux termes des dispositions du I de l’article R. 4125-1 du code de la défense, et sous réserve des exceptions prévues aux II et III du même article, tout recours contentieux formé par un militaire contre des actes relatifs à sa situation personnelle doit être précédé, à peine d’irrecevabilité, d’un recours administratif préalable. Aux termes de l’article R. 4125-2 du même code : « A compter de la notification ou de la publication de l’acte contesté, ou de l’intervention d’une décision implicite de rejet d’une demande, le militaire dispose d’un délai de deux mois pour saisir la commission par tout moyen conférant date certaine de réception de cette saisine au secrétariat permanent placé sous l’autorité du président de la commission (…). / La saisine de la commission est accompagnée d’une copie de l’acte contesté et mentionne les griefs formulés contre cet acte. Dans le cas d’une décision implicite de rejet, la saisine est accompagnée d’une copie de la demande (…) ». Il résulte de ces dispositions que la commission des recours des militaires ne peut être régulièrement saisie que d’un recours formé contre une décision administrative, y compris en matière indemnitaire. Il appartient dès lors au militaire, s’agissant d’actes relatifs à sa situation personnelle, de saisir au préalable son administration d’une demande indemnitaire puis, en cas de refus explicite ou implicite de faire droit à sa demande, de saisir la commission des recours des militaires.

En l’espèce, M. B... a joint à son mémoire en réplique une copie de la réclamation formée le 4 novembre 2021 auprès du ministre des armées afin d’obtenir la réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante ainsi que l’accusé postal attestant de la réception de cette demande par le ministre des armées. La fin de non-recevoir tirée de l’absence de liaison du contentieux préalablement à sa saisine de la commission des recours des militaires ne peut, dès lors, qu’être écartée.

Sur l’existence d’une carence fautive de l’Etat :

La responsabilité de l’administration, notamment en sa qualité d’employeur, peut être engagée à raison de la faute qu’elle a commise, pour autant qu’il en résulte un préjudice direct et certain. Présente le caractère d’une faute le manquement à l’obligation de sécurité à laquelle l’employeur est tenu envers son agent, lorsqu’il a ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé ce dernier et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver. Il n’est pas contesté que la nocivité de l’amiante et la gravité des maladies dues à son exposition étaient pour partie déjà connues avant 1977 et que le décret du 17 août 1977 relatif aux mesures d’hygiène particulières applicables dans les établissements où le personnel est exposé à l’action des poussières d’amiante visé ci-dessus a imposé des mesures de protection de nature à réduire l’exposition des agents aux poussières d’amiante ainsi que des contrôles de la concentration en fibres d’amiante dans l’atmosphère des lieux de travail.

Il résulte de l’instruction que, sur les navires de la marine nationale construits jusqu’à la fin des années 1980, l’amiante était utilisée de façon courante comme isolant pour calorifuger tant les tuyauteries que certaines parois et certains équipements de bord, de même que les réacteurs et moteurs des avions de l’aéronavale. Ces matériaux d’amiante avaient tendance à se déliter du fait des contraintes physiques imposées à ces matériels, de la chaleur, du vieillissement du calorifugeage, ou de travaux d’entretien en mer ou au bassin. En conséquence, les marins intervenant sur les bâtiments de la marine nationale, qui ont travaillé dans un espace souvent confiné, sont susceptibles d’avoir été exposés à l’inhalation de poussières d’amiante.

En l’espèce, il est constant qu’entre 1973 et 1996, M. B..., électromécanicien de sécurité, a été affecté ou mis pour emploi sur des navires renfermant des matériaux à base d’amiante, notamment sous forme de calorifugeages, dont il a été rappelé plus haut qu’ils avaient tendance à se déliter. Le ministre des armées n’apporte pas la preuve que des mesures de prévention et de protection auraient été effectivement mises en œuvre au sein de la marine nationale durant les périodes d’affectation du requérant. Il ne conteste notamment pas que les marins, présents de manière permanente et souvent confinée sur les bâtiments, ne disposaient d’aucune protection spécifique pour l’exécution des tâches qui leur étaient confiées.

Il s’ensuit que l’Etat employeur doit être regardé comme ayant fait preuve d’une carence fautive dans la mise en œuvre effective des mesures de protection contre les poussières d’amiante auxquelles M. B... a pu être exposé, de nature à engager sa responsabilité.



Sur l’indemnisation des préjudices :

M. B... a droit à l’indemnisation des préjudices qu’il subit, qui sont certains et résultent directement de la carence fautive de l’Etat.

En ce qui concerne le préjudice moral :

La personne qui recherche la responsabilité d’une personne publique en sa qualité d’employeur et qui fait état d’éléments personnels et circonstanciés de nature à établir une exposition effective aux poussières d’amiante susceptible de l’exposer à un risque élevé de développer une pathologie grave et de voir, par là même, son espérance de vie diminuée, peut obtenir réparation du préjudice moral tenant à l’anxiété de voir ce risque se réaliser. Dès lors qu’elle établit que l’éventualité de la réalisation de ce risque est suffisamment élevée et que ses effets sont suffisamment graves, la personne a droit à l’indemnisation de ce préjudice, sans avoir à apporter la preuve de manifestations de troubles psychologiques engendrés par la conscience de ce risque élevé de développer une pathologie grave.

Doivent ainsi être regardées comme faisant état d’éléments personnels et circonstanciés de nature à établir qu’elles ont été exposées à un risque élevé de pathologie grave et de diminution de leur espérance de vie, dont la conscience suffit à justifier l’existence d’un préjudice d’anxiété indemnisable, les personnes qui justifient avoir été, dans l’exercice de leurs fonctions, conduites à intervenir sur des matériaux contenant de l’amiante et, par suite, directement exposées à respirer des quantités importantes de poussières issues de ces matériaux.

Il résulte de l’instruction que M. B... a exercé entre 1973 et 1996 des fonctions d’électromécanicien de sécurité à bord de navires de la marine nationale au sein desquels l’amiante était utilisé de façon courante comme isolant pour calorifuger tant les tuyauteries que certaines parois et certains équipements de bord ou comme composant d’équipements. L’intéressé a produit une attestation du directeur du personnel militaire de la marine du 9 septembre 2020, qui atteste de ce qu’il a réalisé des activités professionnelles ouvrant droit à un suivi médical post-professionnel au titre de l’amiante, ainsi que deux témoignages d’anciens électromécaniciens ayant exercé leurs fonctions avec M. B... sur le porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc » et sur l’escorteur rapide « le Savoyard », indiquant notamment que l’intéressé a été amené à manipuler régulièrement des matériaux et matériels amiantés. Il résulte ainsi de l’instruction que M. B... a, au cours de ses affectations, été exposé, de façon quasi permanente, aux risques présentés par le contact avec des matériaux renfermant de l’amiante et l’inhalation de poussières d’amiante. Au regard de l’ensemble de ces éléments, il justifie avoir été exposé à un risque élevé de pathologie grave et de diminution de son espérance de vie, dont la conscience suffit à établir l’existence d’un préjudice d’anxiété indemnisable, ainsi que le reconnaît d’ailleurs le ministre des armées dans ses observations en défense. Toutefois, comme le fait valoir le ministre des armées, seules ses périodes d’affectation, à l’exclusion de ses périodes de formation d’une durée cumulée de près de deux ans et trois mois, ont donné lieu à une exposition aux poussières d’amiante. Compte tenu de la durée et de l’intensité de son exposition à ce risque, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi en l’évaluant à la somme de 11 000 euros.

En ce qui concerne les troubles dans les conditions d’existence :

Si les études statistiques générales établissent un lien entre une exposition suffisamment longue d’un travailleur aux poussières d’amiante, d’une part, et le risque de contracter une maladie grave ainsi que la baisse de son espérance de vie, d’autre part, elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence de troubles dans les conditions d’existence. Il appartient alors à l’intéressé d’apporter des éléments complémentaires probants relatifs aux troubles subis dans ses conditions d’existence, tant du point de vue social que de son état de santé.

En produisant un compte-rendu d’un scanner du thorax réalisé le 12 octobre 2020 et d’une consultation médicale menée par le service de santé des armées le 14 décembre 2020, M. B... n’établit pas qu’il serait soumis, dans le cadre d’un suivi médical post-professionnel notamment, à des examens médicaux d’une fréquence telle qu’elle entraînerait un trouble dans ses conditions d’existence. Les attestations de son médecin traitant et de membres de sa famille qu’il verse aux débats, faisant état de son anxiété et de l’appréhension qu’il éprouve de développer une maladie, ne permettent par ailleurs pas d’établir que la carence fautive de l’Etat serait à l’origine de troubles dans ses conditions d’existence distincts du préjudice moral évoqué ci-dessus et déjà indemnisé. Aucune indemnité ne saurait, dès lors, être mise à la charge de l’Etat au titre de ce chef de préjudice.

Il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu de condamner l’Etat à verser à M. B... la somme de 11 000 euros en réparation du préjudice d’anxiété subi.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

M. B... a droit aux intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa réclamation indemnitaire préalable par le ministre des armées. Il y a lieu en outre de faire droit à la demande de capitalisation présentée par M. B... à compter de la date à laquelle était due, pour la première fois, une année d’intérêts, ainsi qu’à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés à l’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. B... et non compris dans les dépens.



D E C I D E :


Article 1er : L’Etat est condamné à verser à M. B... la somme de 11 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 novembre 2021 et de la capitalisation des intérêts à chaque échéance annuelle.

Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre des armées et des anciens combattants.

Délibéré après l’audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
M. Pringault, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.




Le rapporteur,
Signé
S. PRINGAULT

Le président,
Signé
A. MARCHAND





La greffière,

Signé

A. D’OLIF

La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Le greffier,



J. Lounis


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions