jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202348 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 octobre 2022 et 7 novembre 2022, M. C A, représenté par Me Cavelier, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 14 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Orne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- la mesure d'éloignement l'empêche de poursuivre sa formation professionnelle ;
- il ne peut plus travailler en apprentissage dans le restaurant où il était embauché ;
- il doit payer un loyer pour son appartement ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
- la signataire de l'arrêté devra justifier d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- il incombe à l'administration de renverser la présomption d'authenticité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère ;
- les autorités maliennes ont confirmé son état civil en délivrant une carte consulaire et une attestation d'identité pour la fabrication d'un passeport ; la légalisation de son extrait d'acte de naissance confirme son authenticité ; l'inscription du numéro d'identification nationale NINA sur les actes d'état civil n'est pas requise à peine de nullité ; le code malien des personnes et de la famille ne précise pas quelle autorité doit rédiger les copies d'actes de naissance ;
- dès lors, l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait ;
- il a signé un contrat d'apprentissage dans le cadre de sa formation professionnelle de cuisinier ; son employeur est très satisfait de ses services ; les difficultés dans son apprentissage sont liées au fait qu'il ne savait ni lire ni écrire à son arrivée en France ; les notes obtenues se sont nettement améliorées au 2ème semestre de l'année 2021-2022 ;
- dès lors, le préfet a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le recours contre une obligation de quitter le territoire est suspensive de son exécution ;
- dans leur rapport du 27 mai 2022, les services de la fraude documentaire de la police aux frontières de Caen ont relevé que les documents d'état civil fournis par le requérant présentaient toutes les caractéristiques de contrefaçon de documents officiels ;
- le contrat de bail dont il se prévaut est postérieur à l'arrêté attaqué ;
- dès lors, il a créé lui-même la situation d'urgence dont il se prévaut ;
- la signataire de l'arrêté bénéficie d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- les documents d'état civil étant des contrefaçons, le requérant ne justifie pas de son identité ni de son âge ;
- le requérant ne justifie pas du caractère réel et sérieux de sa formation ;
- il n'établit pas ne plus avoir de contact avec les membres de sa famille au Mali ;
- il ne justifie pas d'une insertion socio-professionnelle particulière en France.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 19 octobre 2022 sous le n° 2202349 par laquelle M. A demande l'annulation de l'arrêté du 14 septembre 2022 du préfet de l'Orne.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bénis, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu les observations :
- de Me Cavelier, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Il précise que l'extrait d'acte de naissance contient une simple erreur matérielle de date mais mentionne le numéro exact du jugement supplétif ; l'acte de naissance n'a pas été expertisé ; il a obtenu une carte consulaire et produit une attestation du consulat général du Mali,
- et les observations de M. A.
Le préfet de l'Orne n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant malien né le 31 juillet 2004 selon les documents d'état civil présentés, est entré irrégulièrement en France le 2 janvier 2020. Il a été pris en charge à compter du 1er juillet 2020 par le service de l'aide sociale à l'enfance du département de l'Orne. Il a déposé le 21 avril 2022 une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 14 septembre 2022, le préfet de l'Orne a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours en fixant son pays de destination. Le requérant demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi ci-dessus mentionnée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin de suspension :
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Le premier alinéa de l'article L. 722-7 du même code dispose : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ".
4. Il résulte de ces dispositions que le dépôt, dans le délai de recours, d'une requête en annulation contre l'arrêté refusant la délivrance d'un titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français suspend l'exécution de cette obligation ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination. En revanche, ces dispositions, qui prévoient que le recours devant le juge administratif a un effet suspensif sur la seule obligation de quitter le territoire français, n'ont ni pour objet ni pour effet de priver le requérant de la possibilité de présenter une demande de suspension à l'encontre de la décision de refus de séjour, de refus de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour dans les conditions énoncées aux articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative.
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il lui appartient également, l'urgence s'appréciant objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, de faire apparaître dans sa décision tous les éléments qui, eu égard notamment à l'argumentation des parties, l'ont conduit à considérer que la suspension demandée revêtait un caractère d'urgence.
7. La mesure d'éloignement du 14 septembre 2022 notifiée au requérant a fait l'objet d'un recours suspensif enregistré au greffe du tribunal. Le recours prévu par les dispositions précitées de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aura nécessairement pour effet de faire obstacle à l'exécution de l'arrêté du 14 septembre 2022, en particulier à la décision refusant un titre de séjour à M. A. Toutefois, le requérant expose, pour justifier de l'urgence de la situation, qu'il a signé une convention de formation avec la Maison familiale rurale Trun-Argentan et que son apprentissage en tant qu'aide cuisinier dans une entreprise de restauration, prévu pour une durée de deux ans, a débuté le 1er octobre 2021. Il soutient, sans que cela soit contesté, que le centre de formation a interrompu les cours théoriques dans l'attente de l'issue de la présente instance et que l'arrêté en litige fait obstacle à l'achèvement de sa formation professionnelle. Compte tenu de ces éléments, le requérant doit être regardé comme justifiant d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et donc, de l'urgence qui s'attache à ce que soit prononcée une mesure en référé sans attendre le jugement au fond.
En ce qui concerne l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
8. D'une part, le préfet de l'Orne, pour refuser la délivrance d'un titre de séjour, a estimé que M. A, qui a présenté des documents falsifiés, ne justifiait pas de la réalité de son état civil. Le préfet s'appuie sur un rapport de la cellule fraude documentaire des services de la police aux frontières, selon lequel l'extrait des minutes de jugement supplétif d'acte de naissance n° 4690 du 13 décembre 2019 et l'extrait d'acte de naissance n° 197 du 6 septembre 2021 " présentent toutes les caractéristiques de contrefaçon de documents officiels ". Or, le requérant a également présenté une carte consulaire délivrée le 18 février 2022 par le consulat général du Mali à Paris. Il ressort des mentions de la carte consulaire que celle-ci fait référence à l'extrait d'acte de naissance n° 197 du 6 septembre 2021. Le requérant produit une copie de cet extrait d'acte de naissance revêtu du tampon du consulat général du Mali à Paris apposé le 11 octobre 2022 avec une signature du consul général. De surcroît, les mentions de l'extrait d'acte de naissance ainsi légalisé correspondent à celles figurant sur l'acte de naissance établi le 21 décembre 2019 et dont l'authenticité n'est pas discutée.
9. D'autre part, le requérant, qui a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de 16 ans ainsi qu'il vient d'être exposé, soutient qu'il ne savait ni lire ni écrire à son arrivée en France en 2018. Il ressort de la " fiche navette nouveaux arrivants moins de 16 ans " 2019-2020 versée au dossier que le requérant, qui a uniquement suivi l'enseignement de l'école coranique au Mali, n'est pas francophone. Il ressort des pièces du dossier que M. A a débuté le 1er octobre 2021 son apprentissage auprès de l'entreprise La Pommeraie dans le cadre d'un titre professionnel cuisine. Le bulletin de notes du deuxième semestre de l'année 2021-22 mentionne une moyenne générale de 8,08 sur 20, en nette progression par rapport au semestre précédent, et une admission en deuxième année. L'équipe pédagogique relève que des progrès ont été réalisés en travaux pratiques et en langue française. Le directeur de l'établissement d'enseignement, dans une attestation du 7 avril 2022, indique que M. A " a fait preuve d'un comportement exemplaire ", qu'il est " travailleur, attentif et impliqué dans sa formation ". En outre, il ressort d'une attestation du 13 octobre 2022 du maître d'apprentissage que M. A, qui est assidu et ponctuel, " a su par ses qualités personnelles et professionnelles intégrer l'équipe de l'établissement ". Compte tenu de ces éléments, et en dépit de l'erreur matérielle que contient l'extrait d'acte de naissance concernant la date du jugement supplétif n° 4690, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur de droit en refusant de délivrer à M. A le titre de séjour demandé est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision refusant l'admission au séjour et, par voie de conséquence, de la décision l'obligeant à quitter le territoire dans un délai de trente jours et de celle fixant le pays de destination.
10. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'arrêté du 14 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Orne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet de l'Orne de délivrer à M. A un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. M. A est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cavelier de la somme de 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. A.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de l'arrêté du préfet de l'Orne du 14 septembre 2022 est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Orne de délivrer à M. A un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à Me Cavelier une somme de 500 euros sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. A.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Cavelier et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l'Orne et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Fait à Caen, le 10 novembre 2022.
Le juge des référés,
Signé
F. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A. Godey
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026