vendredi 23 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202530 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 novembre 2022 et 8 janvier 2023, M. C B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 août 2022 du ministre de l'intérieur et des outre-mer en tant qu'elle mentionne un solde de quatre points restant affecté à son permis de conduire ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de créditer de quatre points le solde affecté à son permis de conduire.
Il soutient que :
- ayant effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière pour lequel une attestation de suivi a été délivrée le 17 décembre 2020, le capital de points affecté à son permis de conduire devrait être de huit points ;
- l'attestation de suivi de stage n'est entachée d'aucune erreur matérielle ; le ministre de l'intérieur doit donc procéder à son enregistrement et créditer son solde de quatre points ;
- l'existence d'une éventuelle erreur matérielle sur l'attestation de suivi de stage ne saurait lui être opposée dès lors qu'il est établi qu'il a effectivement suivi un tel stage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 décembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat statuant seul a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B a effectué les 16 et 17 décembre 2020 un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Une attestation de suivi de stage lui a été remise le 17 décembre 2020 et transmise aux services de la préfecture pour enregistrement. Par une décision du 26 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a informé M. B du retrait d'un point du solde de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 9 mai 2022 et de ce que le solde de points était de quatre points. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cette décision en tant qu'elle mentionne un solde de quatre points restant affecté à son permis de conduire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () / Le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui peut être effectué dans la limite d'une fois par an. Lorsque le titulaire du permis de conduire a commis une infraction ayant donné lieu à un retrait de points égal ou supérieur au quart du nombre maximal de points et qu'il se trouve dans la période du délai probatoire défini à l'article L. 223-1, il doit se soumettre à cette formation spécifique qui se substitue à l'amende sanctionnant l'infraction. () ". Aux termes de l'article R. 223-8 du même code : " I.- Le titulaire de l'agrément prévu au II de l'article R. 213-2 délivre une attestation de stage à toute personne qui a suivi un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans le respect de conditions d'assiduité et de participation fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière. Il transmet un exemplaire de cette attestation au préfet du département du lieu du stage, dans un délai de quinze jours à compter de la fin de celui-ci. / II.- L'attestation délivrée à l'issue du stage effectué en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-6 donne droit à la récupération de quatre points dans la limite du plafond affecté au permis de conduire de son titulaire. / III.- Le préfet mentionné au I ci-dessus procède à la reconstitution du nombre de points dans un délai d'un mois à compter de la réception de l'attestation et notifie cette reconstitution à l'intéressé par lettre simple. La reconstitution prend effet le lendemain de la dernière journée de stage. () ".
3. L'attestation de stage produite par M. B mentionne qu'il est né le 1er avril 1963 à Caen. Cette information est corroborée par les mentions présentes sur son permis de conduire et sa carte nationale d'identité, ainsi que celles sur le relevé d'information intégral de son permis de conduire. Aucun élément ne permet d'établir que l'attestation de suivi de stage transmise aux services de la préfecture serait erronée. Dès lors, et conformément aux dispositions précitées, M. B est fondé à soutenir que la décision en litige méconnaît les dispositions précitées en omettant de prendre en compte la reconstitution de points résultant du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 16 et 17 décembre 2020.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler la décision du 26 août 2022 en tant qu'elle mentionne un solde de quatre points restant affecté au permis de conduire de M. B.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
5. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration procède à la reconstitution du capital de points de M. B en tenant compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 16 et 17 décembre 2020. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre de procéder à une reconstitution du capital de points affecté au permis de conduire du requérant prenant en compte le stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 16 et 17 décembre 2020 et ce, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 26 août 2022 est annulée en tant qu'elle mentionne un solde de quatre points restant affecté au permis de conduire de M. B.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de rétablir le capital de points du permis de conduire de M. B en tenant compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 16 et 17 décembre 2020, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 août 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. ALa greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026