lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202557 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 novembre et 4 décembre 2022, M. A C, représenté par Me Cavelier, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le préfet du Calvados a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- la décision attaquée l'empêche de poursuivre sa formation professionnelle ;
- il a signé un contrat d'apprentissage à partir du 1er juillet 2022 ;
- son employeur l'a informé que le contrat de travail était suspendu dans l'attente d'une régularisation de sa situation ;
- en raison de la suspension du contrat de travail, il n'est plus autorisé à se présenter aux cours théoriques au centre de formation ;
- il doit payer son loyer et ses charges quotidiennes ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
- le signataire de l'arrêté devra justifier d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- il incombe à l'administration de renverser la présomption d'authenticité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère ;
- le préfet n'indique pas sur quel texte il se fonde pour mettre en cause la conformité de la valeur du timbre figurant sur le jugement supplétif ; aucune disposition du code guinéen n'impose un mode d'impression ; l'article 201 du code civil guinéen ne prévoit aucune obligation concernant l'année de transcription dans les registres de l'état civil ; l'article 204 du code civil guinéen mentionné par le préfet ne concerne pas les jugements supplétifs ;
- dès lors, l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait ;
- il ne savait ni lire ni écrire à son arrivée en France ; les bulletins de notes et l'obtention de son diplôme démontrent le caractère réel et sérieux de la formation suivie ;
- il a signé un contrat d'apprentissage dans le cadre de sa formation de brevet de technicien supérieur ; son employeur est très satisfait de ses services ;
- dès lors, le préfet a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre et 8 décembre 2022, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il s'agit d'une première demande de titre de séjour et non d'un renouvellement ;
- il a obtenu son diplôme de baccalauréat professionnel en juin 2022 et sa formation venait de débuter à la date de notification de la décision attaquée ; le préfet n'avait pas connaissance de son inscription en BTS ;
- dès lors, l'urgence n'est pas établie ;
- le signataire de l'arrêté bénéficie d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- un faisceau d'indices concordants permet de conclure au caractère frauduleux du document d'état civil présenté par M. C ;
- compte tenu de cette fraude, il ne peut pas être affirmé que le requérant a été confié à l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de 16 ans ; sa mère lui a fait parvenir son acte de naissance de Guinée ;
- il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine ;
- il ressort de l'entretien du 17 mai 2022 que les réponses de M. C sont souvent évasives ou incohérentes ;
- son arrivée est trop récente pour pouvoir se prononcer sur son intégration dans la société française.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 14 novembre 2022 sous le n° 2202556 par laquelle M. C demande l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2022 du préfet du Calvados.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bénis, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu les observations :
- de Me Cavelier, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Il précise que le contrat d'apprentissage a été suspendu ; il ne bénéficie plus du contrat de jeune majeur ni de suivi éducatif ; il n'a que des contacts épisodiques avec sa mère en Guinée.
- et les observations de M. C.
Le préfet du Calvados n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant guinéen né le 10 mars 2004 à Conakry selon les documents d'état civil présentés, est entré irrégulièrement en France en mars 2019. Il a été pris en charge à compter du mois d'avril 2019 par le service de l'aide sociale à l'enfance du département du Calvados. Il a déposé le 20 janvier 2022 une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 6 octobre 2022, le préfet du Calvados a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours en fixant son pays de destination. Le requérant demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi ci-dessus mentionnée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. C le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin de suspension :
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Le premier alinéa de l'article L. 722-7 du même code dispose : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ".
4. Il résulte de ces dispositions que le dépôt, dans le délai de recours, d'une requête en annulation contre l'arrêté refusant la délivrance d'un titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français suspend l'exécution de cette obligation ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination. En revanche, ces dispositions, qui prévoient que le recours devant le juge administratif a un effet suspensif sur la seule obligation de quitter le territoire français, n'ont ni pour objet ni pour effet de priver le requérant de la possibilité de présenter une demande de suspension à l'encontre de la décision de refus de séjour, de refus de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour dans les conditions énoncées aux articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative.
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il lui appartient également, l'urgence s'appréciant objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, de faire apparaître dans sa décision tous les éléments qui, eu égard notamment à l'argumentation des parties, l'ont conduit à considérer que la suspension demandée revêtait un caractère d'urgence.
7. La mesure d'éloignement du 6 octobre 2022 notifiée au requérant a fait l'objet d'un recours suspensif enregistré au greffe du tribunal. Le recours prévu par les dispositions précitées de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aura nécessairement pour effet de faire obstacle à l'exécution de l'arrêté du 6 octobre 2022, en particulier à la décision refusant un titre de séjour à M. C. Toutefois, le requérant expose, pour justifier de l'urgence de la situation, que son contrat d'apprentissage, prévu pour une durée de deux ans, a débuté le 1er juillet 2022. Il ressort de l'attestation de l'employeur versée au dossier que le contrat d'apprentissage de M. C a été suspendu en raison du refus de titre de séjour. En outre, le requérant soutient, sans que cela soit contesté, qu'il ne bénéficie plus du dispositif de contrat jeune majeur. Compte tenu de ces éléments, le requérant doit être regardé comme justifiant d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et donc, de l'urgence qui s'attache à ce que soit prononcée une mesure en référé sans attendre le jugement au fond.
En ce qui concerne l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
8. D'une part, le préfet du Calvados, pour refuser la délivrance d'un titre de séjour, a estimé que M. C, qui a présenté des documents falsifiés, ne justifiait pas de la réalité de son état civil. Le préfet s'appuie sur un rapport de la cellule fraude documentaire des services de la police aux frontières du 10 août 2020, selon lequel le jugement supplétif et l'extrait de registre de l'état civil présentés par M. C " sont très probablement des contrefaçons d'actes d'état civil guinéens ". Or, ce même rapport, s'il note une incohérence quant à la valeur du droit de timbre, relève que le service ne peut pas remettre en cause l'authenticité des différents cachets humides apposés sur le jugement supplétif du 22 mars 2019, qui sont de bonne qualité. Le requérant est par ailleurs titulaire d'une carte consulaire délivrée le 7 septembre 2020, qui reprend les date et lieu de naissance figurant sur ce jugement supplétif.
9. D'autre part, le requérant, qui a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de 16 ans, a obtenu en 2022 son diplôme de baccalauréat professionnel Spécialité maintenance des équipements industriels et s'est inscrit au titre de l'année 2022/2023 au pôle de formation UIMM en BTS Maintenance des systèmes de production dans le cadre d'une formation en alternance avec une entreprise basée à Mouen (Calvados). Il ressort d'une note sociale établie le 12 décembre 2021 que M. C " réussit une scolarité sans faute " et que " le processus d'intégration est pleinement à l'œuvre chez ce jeune, qui intériorise parfaitement les normes et les codes français ". Dans une attestation du 27 septembre 2021, le directeur de l'établissement d'enseignement dans lequel était inscrit M. C, indique que celui-ci " figure parmi les meilleurs élèves de sa classe ". Compte tenu de ces éléments, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur de droit en refusant de délivrer à M. C le titre de séjour demandé est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision refusant l'admission au séjour et, par voie de conséquence, de la décision l'obligeant à quitter le territoire dans un délai de trente jours et de celle fixant le pays de destination.
10. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le préfet du Calvados a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Calvados de délivrer à M. C un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. M. C est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cavelier de la somme de 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. C.
O R D O N N E :
Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de l'arrêté du préfet du Calvados du 6 octobre 2022 est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Calvados de délivrer à M. C un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à Me Cavelier une somme de 500 euros sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. C.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Me Cavelier et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Calvados et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Fait à Caen, le 12 décembre 2022.
Le juge des référés,
Signé
F. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026