mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202815 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SARRAILHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2022, M. C A, représenté par Me Sarrailhe, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision n° 1564/2022 du 15 novembre 2022 par laquelle le préfet de la région Normandie a prononcé à son encontre des sanctions administratives en matière de pêche maritime ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ; l'arrêté n° 103/2021 du 18 août 2021 donnant pouvoir au préfet est postérieur aux infractions ; en outre, le préfet a pris sa décision plus de onze mois après les infractions ;
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne comporte pas l'article 2 ; qu'elle fait référence au procès-verbal du 16 février 2022 qui ne lui pas été notifié et qui mentionne des infractions antérieures ;
- elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'il n'a pas pu présenter ses observations avant l'édiction de la décision attaquée ;
- les faits reprochés ne sont pas établis ; le capitaine du navire est responsable des infractions relevées ;
- la décision portant suspension de sa licence de pêche européenne est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dès lors qu'elle porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre à l'approche des fêtes de fin d'année ; en outre, la décision attaquée porte atteinte à son droit au recours effectif, son application étant immédiate.
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire, enregistré le 3 avril 2023, le préfet de la région Normandie conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche ;
- le règlement (UE) n° 404/2011 du 8 avril 2011 portant modalités d'application du règlement CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Créantor,
- et les conclusions de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 décembre 2021, les agents de l'unité littorale des affaires maritimes (ULAM) de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Calvados ont procédé à un contrôle croisé des données du navire " La Rose des vents " immatriculé CN 626 614 dont M. C A est l'armateur. Les données consultées ont indiqué que pendant la période du 29 novembre 2021 au 2 décembre 2021, le navire avait navigué dans des zones de la Baie de Seine sans autorisation de pêche et avait pêché des coquilles Saint-Jacques dans une zone où cette pêche est interdite. Le 16 février 2022, les agents de l'ULAM de la DDTM du Calvados ont dressé un procès-verbal à l'encontre du capitaine du navire de pêche " La Rose des vents ". Par la décision attaquée du 15 novembre 2022, le préfet de la région Normandie a infligé à M. C A, en sa qualité d'armateur du navire, une amende de 20 000 euros, l'a sanctionné de douze points de pénalité, a suspendu la licence de pêche européenne pour une durée de quatorze jours du 10 décembre 2022 au 23 décembre 2022 inclus, et a ordonné la publication de cette décision pendant trente jours auprès des représentants de la profession.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 946-1 du code rural et de la pêche maritime : " Les sanctions prévues aux articles L. 946-1 et suivants sont prononcées par les autorités administratives désignées à l'article R. 911-3 ". Aux termes de l'article R. 911-3 du même code : " I. - L'autorité administrative de l'Etat compétente pour prendre les mesures d'application du présent livre est, sauf désignation particulière : / 1° Le préfet de la région Haute-Normandie pour les régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie et Basse-Normandie () ". Aux termes de l'article L. 4111-1 du code général des collectivités territoriales : " () II. Sans préjudice des dispositions applicables aux régions d'outre-mer et à la collectivité territoriale de Corse, les régions sont constituées des régions suivantes, dans leurs limites territoriales en vigueur au 31 décembre 2015 : / () - Basse-Normandie et Haute-Normandie / (). ".
3. D'autre part, aux termes du 1er alinéa de l'article L. 946-6 du code rural et de la pêche maritime : " La décision de l'autorité administrative ne peut être prise plus d'un an à compter de la constatation des faits ".
4. Contrairement à ce que semble soutenir M. A, le délai de onze mois séparant la constatation des faits reprochés de leur sanction respecte les dispositions de l'article L. 946-6 du code rural et de la pêche maritime, prévoyant un délai maximum d'un an et n'est donc pas de nature à entacher la décision d'incompétence. En outre, le requérant ne peut utilement soutenir, à l'appui du moyen tiré de l'incompétence du préfet de la région Normandie, que l'arrêté préfectoral n° 103/2021 du 18 août 2021 portant sectorisation pour le suivi sanitaire des zones de pêches de la coquille Saint-Jacques est postérieur aux infractions relevées, dès lors que cet arrêté ne concerne que la surveillance sanitaire des zones de pêches. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 2° Infligent une sanction ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 même code : " La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. La décision attaquée vise notamment les dispositions pertinentes constituant le fondement juridique des sanctions prononcées, notamment le règlement (CE) n°1224/2009 et les articles L. 946-1 et R. 946-4 du code rural et de la pêche maritime. Elle indique également qu'il résulte du procès-verbal dressé le 16 février 2022 par les agents de l'ULAM de la DDTM du Calvados que le navire de pêche " La Rose des vents " avait navigué sans autorisation de pêche et pêché des coquilles Saint-Jacques dans une zone où cette pêche est interdite. En outre, il résulte de l'instruction que le courrier de la DDTM du Calvados du 28 février 2022 avisant le requérant de la procédure de sanction administrative initiée par l'administration à son encontre, mentionne la nature des infractions ainsi que les références des textes sur lesquels le préfet s'est fondé pour qualifier les infractions. Enfin, la circonstance que la décision attaquée ne comporte pas d'article 2 est sans incidence sur sa légalité dès lors qu'il s'agit d'une simple erreur de plume. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué énonce de manière suffisamment précise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 946-5 du code rural et de la pêche maritime : " Les intéressés sont avisés au préalable des faits relevés à leur encontre, des dispositions qu'ils ont enfreintes et des sanctions qu'ils encourent. L'autorité compétente leur fait connaître le délai dont ils disposent pour faire valoir leurs observations écrites et, le cas échéant, les modalités s'ils en font la demande selon lesquelles ils peuvent être entendus. Elle les informe de leur droit à être assisté du conseil de leur choix ".
8. Il est constant qu'un procès-verbal d'infraction a été dressé le 16 février 2022 par les agents de l'ULAM de la DDTM du Calvados et qu'il n'a pas été transmis à M. A. Toutefois, contrairement à ce que soutient le requérant, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait aux agents de la DDTM de lui transmettre le procès-verbal d'infraction, les agents ayant au demeurant remis en mains propres le procès-verbal au capitaine du navire. En outre, il résulte de l'instruction que, par un courrier du 28 février 2022, la DDTM du Calvados a informé M. A des faits relevés à son encontre, des sanctions encourues en application de l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime, du délai de quinze jours ouvrés dont il disposait pour présenter ses observations soit par courrier, soit lors d'un entretien, ainsi que de la possibilité de demander la copie du procès-verbal d'infraction dématérialisé dressé à son encontre. Il résulte de l'instruction que ce courrier a été envoyé à son adresse personnelle par lettre recommandée avec accusé réception et que le pli a ensuite été retourné à la préfecture avec les indications " pli présenté/avisé le 3 mars 2022 ", le motif " avisé et non réclamé " correspondant au motif de non-distribution. Les mentions portées sur ce document, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, sont suffisamment précises pour établir que le pli a été présenté au domicile du requérant mais également que ce dernier a été avisé par la remise le même jour d'un avis de passage mentionnant que le pli était tenu à sa disposition au bureau de poste dont dépend son domicile. Dès lors, le courrier du 28 février 2022 doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié à M. A, alors même qu'il n'a pas réclamé le pli contenant le courrier. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
9. En quatrième lieu, il ressort de l'arrêté préfectoral n° 103/2021 du 18 août 2021 portant sectorisation pour le suivi sanitaire des zones de pêche de la coquille Saint-Jacques dans le secteur Manche Est que la Baie de Seine comporte quatre zones numérotées de 1 à 4. Il résulte de l'instruction, en particulier de la trajectoire tracée à partir des données relevées de la balise de positionnement automatique VMS " vessel monitoring system " présente, ainsi que l'exige la réglementation, à bord du navire " La Rose des vents " dont M. A est l'armateur, que le navire a évolué, sur la période du 29 novembre 2021 au 2 décembre 2021, en zone BC 2 où la pêche de coquilles Saint Jacques est interdite et en zone BC 1 et BC 2 sans licence de pêche l'autorisant à pêcher dans cette zone. En outre, alors que la règlementation impose aux navires, lorsqu'ils transitent dans les zones où la pêche est interdite, de maintenir une vitesse supérieure ou égale à six nœuds et en suivant une route la plus rectiligne possible, il résulte de l'instruction que le navire évoluait dans ces zones à des vitesses moyennes inférieures à six nœuds, indice de nature à révéler qu'il était en action de pêche. Le navire a d'ailleurs déclaré, sur son journal électronique de pêche, un poids de 1 800 kilogrammes de capture de coquilles Saint-Jacques les 29 et 30 novembre 2021 et le 1er décembre 2021 et un poids de 700 kilogrammes lors de la marée du 2 décembre 2021. La circonstance invoquée par le requérant que le capitaine serait responsable de cette action de pêche est sans incidence sur la matérialité des faits. Enfin, le procès-verbal fait foi jusqu'à preuve du contraire. Dans ces conditions, le requérant ne saurait sérieusement contester la matérialité des faits qui lui sont reprochés.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 91 du règlement n° 1224/2009 du 20 novembre 2009 : " Les États membres prennent des mesures immédiates afin d'empêcher les capitaines de navires de pêche ou d'autres personnes physiques et des personnes morales pris en flagrant délit d'infraction grave au sens de l'article 42 du règlement (CE) n° 1005/2008 de poursuivre leur activité illégale. " et aux termes de l'article 92 de ce même règlement : " 1. Les États membres appliquent un système de points pour les infractions graves visées à l'article 42, paragraphe 1, point a), du règlement (CE) n° 1005/2008 sur la base duquel le titulaire d'une licence de pêche se voit attribuer le nombre de points approprié s'il commet une infraction aux règles de la politique commune de la pêche. / 2. Lorsqu'une personne physique a commis une infraction grave aux règles de la politique commune de la pêche ou qu'une personne morale est reconnue responsable d'une telle infraction, un nombre de points approprié est attribué au titulaire de la licence de pêche. (). Celui-ci peut introduire un recours conformément à la législation nationale. / 3. Lorsque le nombre total de points est égal ou supérieur à un certain nombre de points, la licence de pêche est automatiquement suspendue pour une période minimale de deux mois. ". En outre, aux termes de l'article 129 du règlement n° 404/2011 du 8 avril 2011 : " L'accumulation de 18, 36, 54 ou 72 points par le titulaire d'une licence de pêche déclenche automatiquement la première, deuxième, troisième ou quatrième suspension de la licence de pêche pour les périodes de référence concernées, visées à l'article 92, paragraphe 3, du règlement de contrôle / 2. L'accumulation de 90 points par le titulaire de la licence de pêche déclenche automatiquement le retrait définitif de la licence " et aux termes de l'article 130 de ce règlement : " 1. Si une licence de pêche a été suspendue ou retirée définitivement conformément à l'article 129 du présent règlement, l'autorité compétente de l'État membre du pavillon informe immédiatement le titulaire de la licence de pêche que sa licence a été suspendue ou retirée définitivement. / 2. Lors de la réception des informations visées au paragraphe 1, le titulaire de la licence de pêche veille à ce que l'activité de pêche du navire concerné cesse immédiatement. () ".
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime : " Indépendamment des sanctions pénales qui peuvent être prononcées et sous réserve de l'article L. 946-2, les manquements à la réglementation prévue par les dispositions du présent livre, les règlements de l'Union européenne pris au titre de la politique commune de la pêche et les textes pris pour leur application () peuvent donner lieu à l'application par l'autorité administrative d'une ou plusieurs des sanctions suivantes : 1° Une amende administrative () / 2° La suspension ou le retrait de toute licence ou autorisation de pêche ou titre permettant l'exercice du commandement d'un navire délivré en application de la réglementation ou du permis de mise en exploitation ; / 3° L'attribution au titulaire de licence de pêche ou au capitaine du navire de points dans les conditions prévues à l'article 92 du règlement (CE) n° 1224 / 2009 du 20 novembre 2009 () "..
12. Il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 9, que le navire " La Rose des vents " dont M. A est l'armateur a pêché des coquilles Saint-Jacques dans une zone où cette pêche est interdite. Le requérant ayant atteint un seuil de dix-huit points de pénalités à la suite de précédentes décisions n° 1341/2021 et n° 702/2021 portant attribution respectivement de sept et trois points de pénalité, le préfet a informé M. A de la suspension automatique de sa licence de pêche européenne du fait du dépassement du seuil de dix-huit points. Ainsi, la décision en litige n'est entachée d'aucune erreur de droit ni d'appréciation et le requérant n'est, par suite, pas fondé à soutenir que la suspension de sa licence de pêche européenne porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'entreprendre à l'approche des fêtes de fin d'année. Enfin, M. A ne saurait utilement invoquer une atteinte à son droit à un recours effectif dès lors qu'il a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Caen d'un recours tendant à suspendre l'exécution de la décision attaquée le 16 décembre 2022, lequel a été rejeté par une ordonnance du 19 décembre 2022.
13. En dernier lieu, en se bornant à alléguer que le préfet a fait usage de ses pouvoirs pour empêcher son activité professionnelle, M. A n'établit aucunement que la décision serait entachée d'un détournement de pouvoir. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 15 novembre 2022 du préfet de la région Normandie.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera transmise au préfet de la région Normandie.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Rouland-Boyer, présidente,
- Mme Créantor, conseillère.
- Mme Remigy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
La rapporteure,
Signé
V. CREANTOR
La présidente,
Signé
H. ROULAND-BOYER
La greffière,
Signé
E. BLOYET
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. BLOYET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026