vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300103 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BERNARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 17 janvier 2023, le 17 février 2023 et le 10 mars 2023, M. B A, représenté par Me Bernard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2022 par lequel le préfet de la Manche a refusé de lui délivrer un titre de séjour " travailleur temporaire ", l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sauf à ce que l'aide juridictionnelle ne lui soit pas accordée, auquel cas cette somme lui serait versée.
Il soutient que :
L'arrêté du 21 décembre 2022 est, dans son ensemble, entaché d'incompétence.
La décision de refus de séjour :
- est entachée d'un défaut de motivation ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- est entachée d'une erreur de droit, faute pour le préfet d'avoir fait usage de son pouvoir d'appréciation et d'avoir agi comme en compétence liée ;
- est illégale car fondée sur un refus d'autorisation de travail illégal pour erreur de fait, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La décision d'obligation de quitter le territoire français :
- est illégale car fondée sur un refus de titre de séjour illégal ;
- est entachée d'un défaut de motivation révélant un défaut d'examen complet de sa situation ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision de fixation du pays de renvoi :
- est illégale car fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- est entachée d'un défaut de motivation ;
- a été prise en violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne désignant pas le pays de renvoi.
Par un mémoire enregistré le 14 février 2023, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- le dépôt de la demande d'aide juridictionnelle enregistrée le 9 janvier 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais,
- et les observations de Me Bernard, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est né le 10 juin 1991 à Hjra Antananarivo à Madagascar, pays dont il a la nationalité. Il est entré régulièrement en France en août 2020 et a bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " jusqu'au 9 septembre 2022. M. A a sollicité le renouvellement de son titre de séjour et un changement de statut en qualité de " salarié ". Par arrêté en date du 21 décembre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Manche lui a opposé un refus et l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de cette loi : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A ayant déposé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué et ayant présenté sa demande de frais d'instance sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il y a lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions prises à l'arrêté du 21 décembre 2022 :
4. Par un arrêté n° 2021-53 du 22 novembre 2021, publié le 24 novembre 2021 au recueil des actes administratifs consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet de la Manche a donné délégation au secrétaire général de la préfecture à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant de refus de titre :
5. En premier lieu, la décision en litige vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 421-3 et l'article L. 433-6. Elle précise notamment que M. A ne remplit pas les conditions prévues par ces articles, que l'employeur de l'intéressé s'est vu opposer un refus d'autorisation de travail, que l'intéressé a sollicité l'obtention d'une carte de séjour temporaire portant mention " travailleur temporaire ", et qu'il ne justifie d'aucun diplôme obtenu en France. Cette décision qui mentionne les éléments de fait et de droit sur lesquels elle se fonde, est suffisamment motivée. Par suite le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Manche se serait cru en situation de compétence liée et n'aurait pas effectué un examen particulier de la situation de M. A au regard des éléments portés à sa connaissance. Par suite, les moyens tirés de l'existence d'une erreur de droit ainsi que d'un défaut d'examen complet de la situation du requérant doivent être écartés.
7. En troisième lieu, pour contester le refus de titre de séjour, M. A soulève l'exception d'illégalité de la décision de refus d'autorisation de travail du 5 août 2022, dont il ne ressort pas des éléments du dossier qu'elle soit devenue définitive. Cette décision a été prise pour inadéquation avec le cursus ou les diplômes du salarié au motif que s'il est proposé à l'intéressé un emploi de bobineur, il ne justifie d'aucun diplôme obtenu en France.
8. Aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". Aux termes de l'article R. 5221-20 du code du travail : " L'autorisation de travail est accordée lorsque la demande remplit les conditions suivantes : () 5° Lorsque l'étranger est titulaire d'une carte de séjour portant les mentions "étudiant" ou "étudiant-programme de mobilité" prévue à l'article L. 422-1, L. 422-2, L. 422-5, L. 422-26 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il a achevé son cursus en France ou lorsqu'il est titulaire de la carte de séjour portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise" prévue à l'article L. 422-14 du même code, l'emploi proposé est en adéquation avec les diplômes et l'expérience acquise en France ou à l'étranger ".
9. Toutefois, les étrangers qui ont interrompu leur cursus d'études avant son terme ne peuvent être regardés comme l'ayant achevé au sens et pour l'application de l'article R. 5221-20 du code du travail.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été inscrit à l'université de Clermont Ferrand en master 1 - Electronique pour l'année 2020/2021, qu'il n'est pas allé au bout de son cursus et a souhaité se réorienter en avril 2021 dans une formation professionnelle spécialisée en électricité dans le bâtiment auprès du centre de formation des apprentis de Coutances, sans aboutir. Pour refuser l'autorisation de travail demandée, le préfet de la Manche a relevé que M. A n'a pas obtenu de diplôme en France. L'intéressé n'ayant pas achevé son cursus, il ne remplit pas de ce seul fait les conditions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que le moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus d'autorisation de travail doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'est présent en France que depuis un peu plus de deux ans. Ses parents et une de ses sœurs résident dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans. L'intéressé est célibataire, sans enfant et ne fournit aucun élément susceptible d'établir des liens intenses, stables et anciens en France. Il ne justifie pas être isolé en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, porté une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points précédents, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sur la situation du requérant doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, M. A n'établissant pas que la décision portant refus de titre serait illégale, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre ne peut qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, la décision en litige vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1. Elle précise que M. A ne remplit pas les conditions prévues aux articles L. 421-3 et L. 433-6 du même code. Elle mentionne que l'intéressé est célibataire et sans enfant, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales à l'étranger, qu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 19 ans et qu'il n'établit pas y être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette décision qui mentionne les éléments de fait et de droit sur lesquels elle se fonde, est ainsi suffisamment motivée. Par suite le moyen tiré de l'insuffisance de motivation révélant un défaut d'examen complet de sa situation doit être écarté.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus en ce qui concerne le refus de séjour, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Manche aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation. Par suite ces moyens doivent être écartés
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
17. En premier lieu, la décision, qui vise notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne le pays d'origine de M. A et précise que l'intéressé n'établit pas y être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.
19. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.".
20. En indiquant que la décision d'éloignement sera mise à exécution à destination notamment du pays dont M. A possède la nationalité, le préfet a entendu désigner Madagascar. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnait l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en s'abstenant de mentionner le pays de destination ne peut qu'être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Bernard et au préfet de la Manche.
Copie pour information sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Mondesert, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
X. MONDESERT La greffière,
Signé
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A. Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026