vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300586 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mars 2023, la société Paris Fermeture +, représentée par Me Adda, demande au tribunal :
1°) d'annuler les deux titres de perception émis à son encontre le 12 mai 2022 en vue du recouvrement de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail mise à sa charge pour un montant de 50 680 euros et de la contribution forfaitaire prévue à l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mise à sa charge pour un montant de 14 868 euros, ainsi que la décision implicite de rejet de la réclamation qu'elle a formée le 10 juin 2022 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer les sommes en cause ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les titres de perception sont entachés d'incompétence ;
- la décision du 12 avril 2022, qui constitue le fondement des titres exécutoires en litige, est illégale ;
- la matérialité des faits constitutifs des infractions constatées n'est pas établie dès lors que les salariés ont justifié de titres d'identité ou de séjour sur le fondement desquels elle a procédé de bonne foi à leur embauche, sans être en mesure de savoir que ces documents présentaient un caractère frauduleux ;
- l'un des sept employés concernés ne s'est pas présenté à l'entreprise, de sorte qu'aucune sanction ne peut lui être appliquée en ce qui le concerne ;
- le salarié dont le récépissé de titre de séjour a expiré le 15 mars 2019 avait quitté l'entreprise avant cette date et il ne ressort pas des pièces du dossier que son titre de séjour ne l'autorisait pas à travailler sur le territoire français ;
- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure faute pour l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'avoir respecté le principe du contradictoire.
Par un mémoire enregistré le 17 mars 2023, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le moyen d'incompétence de l'auteur des titres exécutoires en litige n'est pas fondé.
La requête a été communiquée au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Par une lettre du 19 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a été mis en demeure de présenter ses observations en défense, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 14 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Silvani, conseillère,
- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 18 octobre 2019, les services de police de la Manche ont effectué un contrôle du chantier sur lequel travaillaient des employés de la société Paris Fermeture +. A la suite de ce contrôle, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a décidé, le 12 avril 2022, d'appliquer à la société Paris Fermeture + la contribution spéciale due à raison de l'emploi irrégulier de sept travailleurs étrangers, d'un montant de 50 680 euros, et la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de ces ressortissants étrangers dans leur pays d'origine, d'un montant de 14 868 euros. Les titres de perception ont été émis le 12 mai 2022 pour le recouvrement de ces sommes. Par sa requête, la société Paris Fermeture + demande l'annulation de ces deux titres de perception et de la décision implicite de rejet de la réclamation qu'elle a formée le 10 juin 2022 ainsi que la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes.
Sur les conclusions en annulation des deux titres exécutoires émis le 12 mai 2022 et de décharge de l'obligation de payer les sommes de 50 680 euros et de 14 868 euros :
2. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre ; statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
En ce qui concerne le bien-fondé du titre :
3. Aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France () ". L'article L. 5221-8 du même code dispose que : " L'employeur s'assure auprès des administrations territorialement compétentes de l'existence du titre autorisant l'étranger à exercer une activité salariée en France, sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi tenue par l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 ". Aux termes de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date des infractions : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui peuvent être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui a occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquitte une contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement du territoire français de cet étranger ".
4. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 8253-1 du code du travail et de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les contributions qu'ils prévoient ont pour objet de sanctionner les faits d'emploi d'un travailleur étranger séjournant irrégulièrement sur le territoire français ou démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée, sans qu'un élément intentionnel soit nécessaire à la caractérisation du manquement. Toutefois, un employeur ne saurait être sanctionné sur le fondement de ces dispositions, qui assurent la transposition des articles 3, 4 et 5 de la directive 2009/52/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2009 prévoyant des normes minimales concernant les sanctions et les mesures à l'encontre des employeurs de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, lorsque tout à la fois, d'une part, il s'est acquitté des obligations qui lui incombent en vertu de l'article L. 5221-8 du code du travail et, d'autre part, il n'était pas en mesure de savoir que les documents qui lui étaient présentés revêtaient un caractère frauduleux ou procédaient d'une usurpation d'identité. En outre, lorsqu'un salarié s'est prévalu lors de son embauche de la nationalité française ou de sa qualité de ressortissant d'un Etat pour lequel une autorisation de travail n'est pas exigée, l'employeur ne peut être sanctionné s'il s'est assuré que ce salarié disposait d'un document d'identité de nature à en justifier et s'il n'était pas en mesure de savoir que ce document revêtait un caractère frauduleux ou procédait d'une usurpation d'identité.
5. D'une part, il résulte de l'instruction que quatre des sept salariés concernés ont adressé au gérant de la société Paris Fermeture +, en vue de leur embauche, la copie d'une carte nationale d'identité française qui s'est avérée être, dans chacun des cas, un faux document. Il résulte du procès-verbal d'infraction établi dans le cadre de l'enquête préliminaire par la brigade mobile de recherche de Cherbourg que le gérant de l'entreprise a indiqué, au cours de ses auditions par les services de police, avoir procédé à l'embauche de ces employés ainsi qu'aux formalités de déclaration préalable d'embauche auprès de l'administration sur la base de ces seules copies des documents d'identité, sans avoir demandé ni été mis en possession des originaux. Dans ces conditions, alors que les copies qui lui étaient soumises n'étaient pas suffisantes pour établir la véracité de l'identité de leurs détenteurs et autoriser une activité salariée sur le sol français, la requérante ne peut être regardée comme s'étant assurée que les salariés concernés disposaient d'un document d'identité de nature à en justifier. En outre, dès lors que l'infraction est constituée du seul fait de l'emploi d'un travailleur étranger démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée sur le territoire français, la circonstance, à la supposer établie, qu'elle ait pût être regardée comme dépourvue de caractère intentionnel est sans incidence sur le bien-fondé de la contribution spéciale mise à la charge de l'intéressée. Il résulte de ce qui précède que les faits reprochés sont établis et constituent l'infraction prohibée par l'article L. 8251-1 du code du travail.
6. D'autre part, il résulte de l'instruction que les trois autres salariés détenaient, pour les deux premiers de faux titres de séjour, et pour le dernier un récépissé, qui avait expiré le 15 mars 2019. Ainsi qu'il a été indiqué au point 5, il résulte du procès-verbal d'infraction que le gérant de la société Paris Fermeture + a indiqué ne pas s'être acquitté des obligations de vérification auprès des administrations compétentes de l'existence du titre autorisant l'étranger à exercer une activité salariée en France, qui lui incombaient en vertu de l'article L. 5221-8 du code du travail. Si la requérante fait valoir que le salarié dont le récépissé a expiré le 15 mars 2019 ne travaillait plus pour son compte depuis le 1er février 2019, il résulte toutefois du procès-verbal d'infraction, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que ce récépissé mentionnait qu'il ne valait pas autorisation de travail, ce que l'entreprise aurait été en mesure de savoir si elle avait procédé aux vérifications requises. De même, si la requérante soutient que le troisième salarié ne s'est jamais présenté sur le lieu de travail, il résulte de l'instruction, et en particulier de la liste des salariés extraite du fichier de déclarations préalables à l'embauche que l'intéressé a été embauché par la société Paris Fermeture + le 14 octobre 2019 et a été déclaré par celle-ci auprès de l'administration le même jour sur la base d'un titre de séjour falsifié. Dans ces conditions, et alors au surplus que la requérante n'établit pas que ce salarié n'aurait jamais travaillé pour son compte, la société Paris Fermeture + n'est pas fondée à soutenir qu'aucune sanction ne pouvait lui être infligée à raison de l'embauche de ce salarié.
7. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision du 12 avril 2022 est intervenue en méconnaissance de l'article L. 8251-1 du code du travail de sorte qu'ont été illégalement mises à sa charge, à ce titre, la contribution spéciale prévue par l'article L. 8253-1 et la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement prévue à l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que cette illégalité entraîne, par voie de conséquence, celle des deux titres exécutoires émis le 12 mai 2022 à son encontre en vue du recouvrement des sommes correspondantes.
En ce qui concerne la régularité du titre exécutoire :
8. L'article L. 8253-1 du code du travail dispose, dans sa version applicable au litige, que : " () L'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de constater et fixer le montant de cette contribution pour le compte de l'État selon des modalités définies par convention. L'État est ordonnateur de la contribution spéciale. A ce titre, il liquide et émet le titre de perception. Le comptable public compétent assure le recouvrement de cette contribution comme en matière de créances étrangères à l'impôt et aux domaines. ". L'article L. 822-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige, prévoit que : " L'État est ordonnateur de la contribution forfaitaire. A ce titre, il liquide et émet le titre de perception. / Sont applicables à la contribution forfaitaire prévue à l'article L. 822-2 du présent code les dispositions des articles L. 8253-1 à L. 8253-5 du code du travail en matière de recouvrement et de privilège applicables à la contribution spéciale. " L'article R. 8253-4 du code du travail dispose : " A l'expiration du délai fixé, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration décide, au vu des observations éventuelles de l'employeur, de l'application de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1. Le ministre chargé de l'immigration est l'autorité compétente pour la liquider et émettre le titre de perception correspondant. La créance est recouvrée par le comptable public compétent comme en matière de créances étrangères à l'impôt et au domaine. " Il résulte de la combinaison de ces dispositions que les services de l'État assurent pour le compte de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le recouvrement des créances afférentes aux contributions spéciale et forfaitaire dues par l'employeur d'un travailleur étranger non autorisé à travailler, et qu'il appartient au ministre d'émettre le titre de perception correspondant. L'ordonnateur du titre exécutoire en litige est le ministre chargé de l'immigration en application de l'article R. 8253-4 du code du travail précité.
9. Il ressort des pièces du dossier que le titre exécutoire émane de Mme A B, agent du ministère de l'intérieur et des outre-mer, affectée au centre de prestations financières, rattachée à la direction de l'évaluation de la performance, de l'achat, des finances et de l'immobilier de ce ministère, qui a reçu, par décision du 27 avril 2022, délégation de signature du directeur de l'évaluation, de la performance, de l'achat, des finances et de l'immobilier du ministère de l'intérieur et des outre-mer, régulièrement publiée au journal officiel du 3 mai 2022, lequel bénéficie d'une délégation de signature du ministre, conformément au décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire du titre exécutoire doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des deux titres de perception émis le 12 mai 2022, de la décision implicite de rejet de la réclamation formée le 10 juin 2022 par la société Paris Fermeture + et de décharge des sommes correspondantes doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
11. La société Paris fermeture + étant partie perdante dans la présente instance, les conclusions qu'elle a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société Paris Fermeture + est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Paris Fermeture +, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
C. SILVANI
Le président,
Signé
A. MARCHAND
Le greffier,
Signé
J. LOUNIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
No 2300586
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026