lundi 24 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300699 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HOURMANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 mars 2023, M. B A, représenté par Me Hourmant, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 mars 2023 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- procède d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- est entachée d'erreurs de fait pour apprécier le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire ;
- est entachée d'une erreur de droit le préfet s'étant cru en compétence liée ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation pour ne pas avoir admis des circonstances particulières pour déroger au refus de délai.
La décision fixant le pays de destination :
- est fondée sur une obligation de quitter le territoire illégale.
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est entachée d'un défaut de motivation suffisante ;
- méconnait l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte les circonstances humanitaires justifiant l'absence d'interdiction de retour sur le territoire français.
Par un mémoire et des pièces, enregistrés le 29 mars 2023 et le 4 avril 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. A sont infondés.
Par ordonnance du 24 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 21 avril 2023.
Par un envoi enregistré le 13 juin 2023, le préfet du Calvados a transmis les jugements annoncés en pièce 8 dans son mémoire en défense.
Vu :
- le dépôt de la demande d'aide juridictionnelle enregistrée le 16 mars 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais,
- et les observations de Me Hourmant, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant nigérian, est né le 12 juin 1996 à Bénin City (Nigéria). Il déclare être entré en France en 2013. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance de la Manche. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour an qualité d'étudiant dont le refus a été assorti d'une première mesure d'éloignement le 18 novembre 2015. Il a ensuite été débouté du droit d'asile et a fait l'objet de trois nouvelles mesures d'éloignement le 23 octobre 2017, le 7 octobre 2019 et le 3 novembre 2020. Suite à un contrôle de police à Caen, M. A a fait l'objet le 13 mars 2023 d'une obligation de quitter le territoire sans délai assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français pendant un an, édictées par le préfet du Calvados. Par la présente requête, l'intéressé demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de cette loi : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A ayant déposé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué et ayant présenté sa demande de frais d'instance sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il y a lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire
4. En premier lieu, la décision contestée se fonde sur l'absence de justification du droit au séjour de M. A qui ne produit aucun document attestant de son entrée régulière ni de document d'identité ou de voyage en cours de validité. Elle se fonde également sur le constat qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ou entrepris des démarches pour régulariser sa situation et qu'il se maintient irrégulièrement en France malgré des mesures d'éloignement précédentes. La décision contestée reprend les déclarations de l'intéressé se présentant comme célibataire mais père d'un enfant de 13 ans resté au Nigéria et se déclarant hébergé par l'association Emmaüs pour le compte de laquelle il travaille et qui lui procure entre 350 et 450 euros par mois et précise qu'il ne justifie pas avoir de liens personnels et familiaux en France mais n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays. Elle se fonde aussi sur le rejet définitif de sa demande d'asile pour considérer que M. A ne peut être regardé comme étant exposé à des peines ou traitements contraires aux droits protégés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il en résulte que l'autorité préfectorale a procédé à un examen particulier et complet de la situation de M. A. Si la décision contestée ne retrace pas le fait que l'intéressé a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur non accompagné en 2013, alors qu'il était âgé d'un peu plus de 16 ans, cette circonstance est sans incidence sur l'appréciation portée sur sa situation actuelle. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen complet de la situation personnelle de M. A doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A qui déclare être entré en France en mai 2013 est hébergé et accompagné par l'association Emmaüs qui lui procure un soutien financier de l'ordre de 350 et 400 euros par mois. Il ne justifie pas d'une insertion professionnelle ni d'une insertion particulière dans la société française. En revanche, il a déclaré avoir des attaches familiales au Nigeria dont un fils de 13 ans. Il soutient que le préfet commettrait une erreur en faisant mention de cet enfant alors qu'il a livré cette information le 13 mars 2023 comme en atteste le procès-verbal d'audition qu'il a contresigné. Quand bien même une erreur aurait été commise sur ce point, il n'est pas contesté que M. A a toujours des attaches familiales au Nigeria et que sa famille demeure à Benin City. Dans ces conditions le préfet du Calvados n'a pas, en l'obligeant à quitter le territoire français, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a pris une telle mesure d'éloignement et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation. Il s'ensuit que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de fait doivent être écartés.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A serait entré régulièrement en France et qu'à la date de la décision de refus de délai de départ volontaire, à défaut de disposer d'un titre de séjour, il avait saisi l'administration d'une demande de titre. Le préfet n'a donc pas entaché sa décision d'erreur sur ce point. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que M. A justifie de documents d'identité ou de voyage permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation ou de séjour. Le seul document produit est un certificat de naissance qui ne répond pas à ces critères. Il ressort en revanche des pièces du dossier que M. A s'est soustrait aux obligations de quitter le territoire qui ont été prises à son encontre. Le préfet a pu sans commettre d'erreurs légalement fonder sa décision de refuser un délai de départ volontaire. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'erreur de droit, des erreurs de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Ainsi qu'il a été dit précédemment, M. A n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement forcé doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ". Aux termes de l'article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
11. La décision contestée vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise qu'il est fait application des dispositions de cet article au regard de l'absence de délai de départ volontaire. Elle énonce les éléments de la situation de M. A qui ont été pris en compte pour retenir le principe de l'interdiction de retour et en fixer la durée à un an, de sorte qu'elle comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit par suite être écarté.
12. En second lieu, M. A soutient qu'il envisageait de solliciter un titre de séjour en octobre 2023 lorsqu'il comptabiliserait trois ans dans l'association Emmaüs et que l'interdiction de retour anéantit son projet. Cette circonstance ne constitue pas un motif humanitaire susceptible de faire obstacle à une interdiction de retour sur le territoire français, pas plus que la durée de sa présence en France, le fait qu'il ait été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance ou encore qu'il soit apprécié pour ses qualités humaines. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant sa décision sans retenir de circonstances humanitaires. Par suite le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Calvados du 13 mars 2023. Par suite, ses conclusions au titre des frais de l'instance doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Hourmant et au préfet du Calvados.
Copie en sera transmise pour information au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2023.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
X. MONDESERTLa greffière,
Signé
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A.Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026