vendredi 14 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300871 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 avril 2023 et le 18 avril 2023, ainsi que des pièces complémentaires reçues le 18 avril 2023, Mme C D doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 15 mars 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Manche a suspendu son agrément en qualité d'assistante maternelle pour une durée de quatre mois.
Elle soutient que :
- la décision de suspension méconnaît le principe des droits de la défense dès lors qu'elle n'a pas été destinataire d'une " information claire et loyale " ;
- elle entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistrés le 30 mai 2023, le département de la Manche conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Groch,
- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D, qui est titulaire d'un agrément en qualité d'assistante maternelle pour l'accueil de quatre enfants à la journée depuis le 24 juillet 2015, exerce avec trois autres assistantes maternelles au sein de la Maison d'Assistants Maternels (MAM) " Les diablotins de Barbey " de Rauville-la-Place. Par une décision du 15 mars 2023, dont Mme D demande l'annulation, le président du conseil départemental de la Manche a procédé à la suspension de son agrément en qualité d'assistante maternelle pour une durée de quatre mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'action sociale et des familles : " L'assistant maternel est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon non permanente des mineurs à son domicile. / L'assistant maternel accueille des mineurs confiés par leurs parents, directement ou par l'intermédiaire d'un service d'accueil mentionné à l'article L. 2324-1 du code de la santé publique. Il exerce sa profession comme salarié de particuliers employeurs ou de personnes morales de droit public ou de personnes morales de droit privé dans les conditions prévues au chapitre III du présent livre, après avoir été agréé à cet effet ". L'article L. 421-3 du même code dispose que : " L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside. : Un référentiel approuvé par décret en Conseil d'Etat fixe les critères d'agrément. () / L'agrément est accordé à ces deux professions si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne (). ". Aux termes de l'article L. 421-6 de ce code : " () Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait. En cas d'urgence, le président du conseil départemental peut suspendre l'agrément. Tant que l'agrément reste suspendu, aucun enfant ne peut être confié () ". Aux termes de l'article L. 421-8 du même code : " En cas de suspension de l'agrément, l'assistant maternel ou l'assistant familial relevant de la présente section est suspendu de ses fonctions par l'employeur pendant une période qui ne peut excéder quatre mois. Durant cette période, l'assistant maternel bénéficie d'une indemnité compensatrice qui ne peut être inférieure à un montant minimal fixé par décret () ".
3. Aux termes de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles portant référentiel fixant les critères de l'agrément des assistants maternels par le président du conseil départemental : " Les critères d'agrément définis à la section 1 et à la section 2 sont communs à l'exercice à domicile et en maison d'assistants maternels, à l'exception des dispositions mentionnées ci-dessous qui s'appliquent exclusivement à l'exercice en maison d'assistants maternels : Section 1. - Sous-section 4, paragraphes 5o et 6o; / Section 2. - Sous-section 1, II (5o). / Section 1. Les capacités et les compétences pour l'exercice de la profession d'assistant maternel () / Sous-section 3. Les capacités et les qualités personnelles pour accueillir de jeunes enfants dans des conditions propres à assurer leur développement physique et intellectuel et les aptitudes éducatives / () 2° La capacité à poser un cadre éducatif cohérent, permettant l'acquisition progressive de l'autonomie, respectueux de l'intérêt supérieur de l'enfant et des attentes et principes éducatifs des parents, favorisant la continuité des repères de l'enfant entre la vie familiale et le mode d'accueil. / Sous-section 4. La disponibilité et la capacité à s'organiser et à s'adapter à des situations variées () / Il convient de prendre en compte : () 4° La capacité à s'adapter à une situation d'urgence ou imprévue et à prendre les mesures appropriées ; / 5° En cas d'exercice en maison d'assistants maternels, la capacité à travailler en équipe, évaluée notamment à partir d'un projet d'accueil commun, et la capacité à exercer, le cas échéant, son activité dans un cadre de délégation d'accueil ; / Sous-section 5. La connaissance du métier, du rôle et des responsabilités de l'assistant maternel / Il convient de prendre en compte: () / 3° La connaissance ou la capacité de s'approprier, dans le cadre des réunions d'information obligatoires et de la formation obligatoire ultérieure, les principales règles légales, réglementaires et conventionnelles régissant la profession; / 4° La compréhension et l'acceptation du rôle d'accompagnement, de contrôle et de suivi des services départementaux de protection maternelle et infantile;/ () / Section 2. Les conditions matérielles d'accueil et de sécurité / Le lieu d'accueil ainsi que son environnement et son accessibilité doivent présenter des caractéristiques permettant, compte tenu, le cas échéant, des aides publiques accordées ou susceptibles de l'être, de garantir la santé, la sécurité et l'épanouissement des jeunes enfants accueillis en tenant compte de leur nombre et de leur âge () ".
4. Il résulte des dispositions précitées qu'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l'agrément si ces conditions ne sont plus remplies. A cette fin, dans l'hypothèse où il est informé de suspicions de comportements susceptibles de compromettre la santé, la sécurité ou l'épanouissement d'un enfant, notamment de suspicions de mauvais traitements, de la part du bénéficiaire de l'agrément ou de son entourage, il lui appartient de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux et de déterminer si ces éléments sont suffisamment établis pour lui permettre raisonnablement de penser que l'enfant est victime des comportements en cause ou risque de l'être. Il peut en outre, si la première appréciation de ces éléments révèle une situation d'urgence, procéder à la suspension de l'agrément.
5. La décision par laquelle l'autorité administrative prononce la suspension de l'agrément d'un assistant maternel ou familial constitue une mesure de police administrative prise dans l'intérêt des enfants accueillis. Elle n'est légale que si elle est nécessaire au regard de la situation de fait existant à la date à laquelle elle a été prise, éclairée au besoin par des éléments d'information connus ultérieurement. Toutefois, lorsqu'il ressort d'éléments sérieux portés à sa connaissance qu'il existe un danger à la fois grave et imminent exigeant une intervention urgente qui ne peut être différée, l'autorité compétente ne commet pas d'illégalité en prenant les mesures qui paraissent nécessaires au vu des informations dont elle dispose à la date de sa décision.
6. En premier lieu, il résulte des articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles que cette mesure de suspension, qui ne peut excéder quatre mois, constitue une mesure provisoire destinée à permettre de sauvegarder la santé, la sécurité et le bien-être des mineurs accueillis, durant les délais nécessaires notamment à la consultation de la commission consultative paritaire départementale et au respect du caractère contradictoire de la procédure, en vue, le cas échéant, d'une mesure de retrait ou de modification du contenu de l'agrément. Pendant la période de suspension de son agrément, l'assistant maternel ou familial employé par une personne morale de droit privé ou de droit public bénéficie d'une indemnité compensatrice. Le législateur a ainsi entendu, par ces dispositions, déterminer entièrement les règles de procédure auxquelles sont soumises ces mesures de suspension de l'agrément des assistants maternels ou familiaux, qui s'inscrivent dans le cadre de la modification ou du retrait éventuel de cet agrément, soumis à une procédure contradictoire préalable précisée à l'article R. 421-23 du même code. En outre, ni les dispositions des articles L. 421-6, L. 423-8 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, ni aucune autre disposition législative ou réglementaire de ce code, n'imposent la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalablement à l'édiction d'une mesure de suspension d'un agrément d'assistante familiale. Dans ces conditions, la requérante ne peut utilement se prévaloir de ce qu'elle n'a pas été mise en mesure d'accéder aux notes prises par les services du département de la Manche lors de son audition du 8 mars 2023 pour présenter des observations préalablement à l'édiction de la mesure en litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense est inopérant et ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, Mme D allègue que les faits reprochés ne sont pas matériellement établis dès lors qu'ils se fondent sur le signalement du 1er novembre 2022 envoyé aux services départementaux par un parent employeur de Mme B, et qu'ils ne sauraient, en tout état de cause, justifier la mesure en litige dès lors qu'ils concernent Mme B, laquelle aurait quitté la MAM le 10 mars 2023. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport d'information préoccupante établi le 10 mars 2023 par le service de protection maternelle et infantile (PMI) du département de la Manche à la suite de l'audition de Mme A, assistante maternelle de la MAM, qu'ils ont été informés d'agissements perpétrés au sein de la MAM susceptibles de compromettre la santé, la sécurité et l'épanouissement des enfants accueillis. Le rapport décrit plusieurs faits de violences physiques, verbales et psychologiques de la part de Mme B, assistante maternelle de la MAM, sur les enfants accueillis au sein de la structure, en présence d'autres assistantes maternelles dont Mme D. La décision de suspension de Mme D mentionne expressément cette information préoccupante parvenue au service de PMI le 10 mars 2023 pouvant mettre en cause les conditions d'accueil des enfants. Le rapport d'information préoccupante décrit de manière circonstanciée plusieurs types de violences commises par Mme B, notamment l'isolement à la cave d'un des enfants gardés au sein de la MAM, commis en la présence de Mme D qui " ne disait rien ", ou encore des violences verbales envers les enfants, dont celles commises devant Mme D envers C., une petite fille d'un an gardée par Mme B, ainsi que la peur manifestée par les enfants accueillis au sein de la MAM lorsqu'ils étaient en présence de Mme B. Le rapport mentionne l'absence de réaction et d'opposition de Mme D face aux agissements de Mme B, en dépit des sollicitations de sa collègue Mme A, et précise que les trois assistantes maternelles de la MAM n'ont pas interpellé la PMI face au comportement de leur collègue. Il ressort du même rapport que Mme D était au courant de " coups " infligés aux enfants par Mme B, et aurait soutenu " c'est de pire en pire depuis le départ de Mme A ". En l'absence de contestation par Mme D des faits mentionnés dans le rapport de signalement du 10 mars 2023, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur de fait. Le moyen sera écarté.
8. En troisième lieu, pour fonder la décision de suspension litigieuse, le département de la Manche s'est appuyé sur le rapport d'audition de Mme A du 10 mars 2023 qui mentionne une suspicion de faits de violences physiques, verbales et psychologiques sur les enfants accueillis à la MAM ne permettant pas de garantir, au moment de la décision attaquée, l'accueil des mineurs dans des conditions propres à assurer leur sécurité et leur développement physique, intellectuel et affectif, et notamment, dans l'attente de la réalisation d'une évaluation, la sécurité des enfants confiés à Mme D au sein de la structure. Il ressort des pièces du dossier que suite au signalement au procureur de la République des faits par les services départementaux le 15 mars 2023, une enquête pénale a été diligentée pour violences sur mineurs de moins de quinze ans. Le département a, de son côté, demandé le 20 mars 2023 qu'une évaluation des capacités professionnelles de la requérante ainsi que de l'organisation de la MAM soit réalisée. Si la requérante soutient que la décision de suspension ne caractérise par le motif grave sur laquelle elle se fonde et que l'urgence à la suspendre n'est pas établie d'autant que l'assistante maternelle visée par la dénonciation ne faisait plus partie du personnel de la MAM à la date de la décision litigieuse, il n'est pas contesté que les faits de violences sur les enfants accueillis à la MAM dénoncés par Mme A, s'ils ont été commis par Mme B, l'ont été pour nombre d'entre eux en présence de la requérante qui ne s'y est pas opposée. Par ailleurs, le sérieux du témoignage de Mme A, assistante maternelle agréée et collègue de Mme D, n'est pas contesté par cette dernière et il n'est pas établi par la requérante que Mme B ait quitté la MAM le 10 mars 2023. Il est constant que Mme D, qui relate dans ses écritures un entretien le 8 mars 2023 avec les services de PMI, n'a pas alerté les services départementaux d'éventuels actes de maltraitance commis par sa collègue sur les enfants au sein de la MAM ni d'un comportement inadapté de cette dernière avant la décision prononçant la suspension le 15 mars 2023. Enfin, le rapport fait état d'actes commis par Mme B en présence voire sur des enfants sous la responsabilité des autres assistantes maternelles, et d'enfants traumatisés par le comportement de Mme B. E tenu de la gravité des accusations portées par Mme A sur le comportement de Mme D face à des actes de maltraitance sur enfants en sa présence, sur le fonctionnement de la MAM et de l'ouverture par le procureur de la République d'une enquête pénale, et en dépit des témoignages des parents employeurs de Mme D en sa faveur, les éléments du dossier revêtaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité caractérisant une situation d'urgence. Dans ces conditions, eu égard au comportement de Mme D susceptible de compromettre la santé, la sécurité ou l'épanouissement des enfants sous sa garde, le président du conseil départemental de la Manche pouvait, sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, décider la suspension de son agrément en qualité d'assistante maternelle pendant quatre mois.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 15 mars 2023 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au président du conseil départemental de la Manche.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2025.
La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet
No 2300871
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026