mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300880 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JURIADIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 3 avril 2023, le 6 avril 2023, le 26 juillet 2023 et le 16 novembre 2023, M. B A et Mme E A, représentés par la SELARL Christophe Launay, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel le maire de Regnéville-sur-Mer a accordé à M. D F un permis d'aménager un lotissement de huit parcelles ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Regnéville-sur-Mer une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, faute pour le maire d'avoir consulté la commission départementale de la nature des paysages et des sites ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ;
- sa légalité ne peut être appréciée qu'au regard du règlement national d'urbanisme, dès lors que le plan d'occupation des sols de la commune de Regnéville-sur-Mer, approuvé par délibération du 4 mars 1998, a été annulé ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait l'article 2NA3 du règlement du plan d'occupation des sols approuvé le 4 mars 1998 ;
- il méconnait l'article R.111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions des articles R. 111-8 et R. 111-9 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 111-11 et R. 111-13 du code de l'urbanisme dès lors que le projet implique l'extension du réseau d'assainissement et que le maire ne disposait pas de précisions relatives au délai d'exécution et à l'identité de la collectivité ou du concessionnaire en assurant l'exécution ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le pétitionnaire ne prévoit aucune disposition propre à assurer l'insertion du projet dans l'environnement en ce qui concerne les dimensions des constructions projetées.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er juin 2023 et le 20 février 2024, M. D F conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que M. et Mme A soient condamnés à lui verser 3 000 euros en réparation du préjudice subi du fait du caractère abusif de leur recours ;
3°) à ce que soit mis à la charge de M. et Mme A la somme de 3 420 euros en remboursement des frais d'avocat qu'il a exposés en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d'intérêt à agir ;
- la commission départementale de la nature des paysages et des sites s'est prononcée sur son projet ;
- les autres moyens de la requête sont infondés ;
- la procédure engagée est abusive et occasionne des surcoûts importants.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 5 juillet 2023, le 12 octobre 2023 et le 21 mars 2024, la commune de Regnéville-sur-Mer, représentée par la SELARL Juriadis conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
3°) à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de l'exception d'illégalité du plan d'occupation des sols approuvé le 4 mars 1998 est inopérant ;
- les autres moyens exposés dans la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office, tiré de ce que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 2NA3 du règlement du plan d'occupation des sols approuvé le 4 mars 1998, des articles L. 111-11, R. 111-2 et R. 111-13 du code de l'urbanisme sont irrecevables dès lors qu'ils ont été soulevés au-delà du délai prévu par l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais ;
- les conclusions de M. C ;
- le observations de la SELARL Christophe Launay, avocat de M. et Mme A :
- et les observations de la SELARL Juriadis, avocat de la commune de Regnéville-sur-Mer.
Une note en délibéré, présentée par la commune de Regnéville-sur-Mer, a été enregistrée le 26 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A sont propriétaires occupants d'une maison située clos de la Corderie à Regnéville-sur-Mer. Leur propriété est contiguë au terrain d'assiette du projet de lotissement pour lequel M. F a obtenu un permis d'aménagement que lui a accordé le maire de Regnéville-sur-Mer par arrêté du 25 janvier 2023 dont ils demandent l'annulation.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Il résulte de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par ce code de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
3. Il ressort des pièces du dossier que les requérants sont voisins immédiats du projet. Eu égard à la nature et à l'importance du projet, qui consiste en la création sur un espace naturel vierge de construction d'un lotissement de huit parcelles destinées à accueillir des maisons et un espace vert commun, ils justifient d'un intérêt à agir contre le permis d'aménager délivré à M. F. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité du permis d'aménager :
4. Aux termes de l'article L. 121-3 du code de l'urbanisme : " Les dispositions du présent chapitre sont applicables à toute personne publique ou privée pour l'exécution de tous travaux, constructions, défrichements, plantations, aménagements, installations et travaux divers, la création de lotissements, l'ouverture de terrains de camping ou de stationnement de caravanes, l'établissement de clôtures, l'ouverture de carrières, la recherche et l'exploitation de minerais et les installations classées pour la protection de l'environnement./ Le schéma de cohérence territoriale précise, en tenant compte des paysages, de l'environnement, des particularités locales et de la capacité d'accueil du territoire, les modalités d'application des dispositions du présent chapitre. Il détermine les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés prévus à l'article L. 121-8, et en définit la localisation ". Aux termes de L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. / Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. / En l'absence de ces documents, l'urbanisation peut être réalisée avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat après avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites appréciant l'impact de l'urbanisation sur la nature. Le plan local d'urbanisme respecte les dispositions de cet accord. ()".
5. D'une part, pour déterminer si un terrain peut être qualifié d'espace proche du rivage au sens des dispositions précitées, il convient d'apprécier, sans que ces critères soient cumulatifs, la distance séparant ce terrain du rivage de la mer, les caractéristiques des espaces l'en séparant et l'existence ou l'absence d'une covisibilité entre ce terrain et la mer.
6. Il est constant, en l'espèce, que le terrain d'assiette du projet est situé sur la commune de Regnéville-sur-Mer, commune soumise au respect de la loi littoral. Il ressort des pièces du dossier que ce terrain est situé à un peu moins de 250 mètres du rivage du havre de Regnéville-sur-Mer dont il n'est séparé que par un tissu bâti de faible densité, et se situe en surplomb. Par suite, le terrain d'assiette du projet se situe dans un espace proche du rivage au sens de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme.
7. D'autre part, il résulte des articles L. 121-3 et L. 121-13 du code de l'urbanisme qu'une opération conduisant à étendre l'urbanisation d'un espace proche du rivage ne peut être légalement autorisée que si elle est, d'une part, de caractère limité, et, d'autre part, justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme selon les critères qu'il énumère. Cependant, lorsqu'un schéma de cohérence territoriale comporte des dispositions suffisamment précises et compatibles avec ces dispositions législatives qui précisent les conditions de l'extension de l'urbanisation dans l'espace proche du rivage dans lequel l'opération est envisagée, le caractère limité de l'urbanisation qui résulte de cette opération s'apprécie en tenant compte de ces dispositions du schéma concerné.
8. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est vierge de construction et s'ouvre sur plus de la moitié de son périmètre sur des espaces agricoles et que le projet se limite à l'implantation de huit maisons sur de petites parcelles dans un ensemble aggloméré et dense qui comprend plus d'une centaine d'habitations. Il s'ensuit que si l'opération projetée conduit à étendre l'urbanisation, elle est de caractère limité, au sens des dispositions précitées du code de l'urbanisme.
9. Il est constant que la commune de Regnéville-sur-Mer est dépourvue de plan local d'urbanisme depuis l'annulation de la délibération l'approuvant par jugement du 6 mai 2015, devenu définitif, et que cette annulation n'a pas pu rendre de nouveau opposable le plan d'occupation des sols de 1998, devenu caduc par l'effet de l'article L. 174-1 du code de l'urbanisme, de sorte qu'à la date de l'acte attaqué, aucun document d'urbanisme opposable ne venait énumérer de critères permettant de justifier l'extension d'urbanisation limitée en espace proche du rivage à Regnéville-sur-Mer.
10. Le schéma de cohérence territoriale du centre Manche Ouest prévoit une définition de l'extension limitée de l'urbanisation dans les espaces proches du rivage et précise que " - ces extensions devront être prévues dans le cadre d'un PLU comportant des orientations d'aménagement assurant leur intégration paysagère et urbaine au secteur concerné en termes de densité, de hauteur, d'emprise au sol, voire d'épannelage, / - ces extensions ne seront envisagées qu'après optimisation du tissu urbain existant, /- ces extensions devront uniquement accueillir des constructions à destination d'habitation, de tourisme, ou d'activités de proximité au sens que la troisième partie du présent DOG donne à ce terme (zones conchylicoles notamment) ". Il s'ensuit que le schéma de cohérence territoriale du centre Manche Ouest, qui se borne à énumérer les conditions dans lesquelles les plans locaux d'urbanisme peuvent autoriser l'extension de l'urbanisation limitée dans les espaces proches des rivages, ne précise pas lui-même ces conditions.
11. Dès lors, faute pour les documents d'urbanisme de préciser les conditions dans lesquelles une extension limitée de l'urbanisation peut être autorisée dans les espaces proches des rivages, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-13 doit être accueilli.
12. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à entraîner l'annulation de l'arrêté contesté.
En ce qui concerne les conséquences de l'irrégularité du permis d'aménager :
13. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".
14. Eu égard à la nature du vice relevé aux points précédents, qui ne peut faire l'objet d'une mesure de régularisation par les parties concernées, les conclusions tendant à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme A sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2023 du maire de Regnéville-sur-Mer.
Sur les conclusions reconventionnelles pour procédure abusive :
16. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel. ".
17. Compte tenu de ce qui précède, le recours de M. et Mme A ne peut être regardé comme abusif. Dès lors, les conclusions de M. F présentées au titre de dispositions précitées, qui n'ont, au demeurant, pas été présentées par un mémoire distinct, doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, les sommes que la commune de Regnéville-sur-Mer et M. F demandent au titre des frais qu'ils ont exposés. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Regnéville-sur-Mer le versement à M. et Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Regnéville-sur-Mer du 25 janvier 2023 est annulé.
Article 2 : La commune de Regnéville-sur-Mer versera à M. et Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et Mme E A, à la commune de Regnéville-sur-Mer et à M. D F.
Copie du jugement sera transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Coutances.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Absolon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
A. MARCHANDLa greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026